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Assise sur le siège en cuir, je sentais le monstre de mécanique vibrer sous mes fesses. Jérémiah était confiant, serrant le volant entre ses mains. Je calai les miennes sous mes cuisses, espérant que ma peur ne prendrait pas le pas sur l’excitation. Je jetai un coup d’œil sur ma droite, observant Summer et Théo rire aux éclats dans la voiture à côté. J’enviais réellement leur décontraction.

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Jérémiah écarquilla les yeux, abasourdi. Cette affirmation était sortie naturellement. Elle était sûrement née plus ou moins consciemment au fil de mes réflexions et de ma curiosité au sujet de la course : je ne comprenais pas pourquoi Jérémiah courait, pourquoi la vitesse le fascinait autant. Mais je voulais comprendre, je voulais le voir au volant d’une voiture, concentré sur la victoire. La tension du garage, l’adrénaline que Jérémiah contenait mal, l’envie de découvrir son monde m’avaient poussée à prendre parti.

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Théo avait la tête sous le capot de sa voiture. Je l’entendais chantonner gaiement, pendant que Summer, assise contre une montagne de pneus remplissait ce qui semblait être un dossier universitaire. A la fin de la pièce, Jérémiah m’avait proposé de faire un crochet par le garage, notamment pour s’assurer que son frère n’avait pas repeint sa voiture en jaune canari dans un accès de vengeance.

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Je me mordis la lèvre et essayai de réprimer les battements furieux de mon cœur. Sa voix était chaude, pleine de promesses. Ses mains s’attardèrent sur ma taille, puis glissèrent dans le bas de mon dos. Il déposa un baiser près de mon oreille et murmura :

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Il passa une main dans ses cheveux, mal à l’aise. Puis, sans rien dire, il me prit brutalement dans ses bras et me serra de toutes ses forces. J’étais écrasée contre son corps, pleurant des larmes chaudes et incontrôlables. Me laisser aller contre lui me soulageait. Ce chagrin et cette injustice que je ressentais depuis des semaines trouvaient enfin un moyen de s’exprimer.

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Il plaça une main dans mon dos et m’attira à l’écart, loin de la troupe d’acteurs amateurs et des professeurs. Lorsque nous fûmes complètement masqués par le lourd rideau de velours, Théo s’arrêta et croisa les bras sur sa poitrine. Il paraissait encore plus impressionnant ainsi.

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Depuis quelques semaines, j’étais devenue un objet de curiosité. On me regardait dans les couloirs, on s’écartait de mon chemin et on me laissait même le dernier dessert consommable à la cafétéria. Cette nouvelle célébrité me laissait un goût amer : d’habitude, j’aimais assez me noyer dans la masse et rester à l’écart. Mais maintenant, j’étais une fille influente et digne d’être fréquentée. Je détestais ça.

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La frénésie régnait en coulisse. Notre professeur de littérature, aidé de la conseillère Barton, tentait de faire preuve d’autorité, mais tenir en laisse des adolescents à la fois excités et sous l’emprise du trac n’était pas simple. En complément de ma participation à la rénovation de la salle de réception, j’avais écopé du rôle d’habilleuse et je participais donc à la préparation en coulisse. Derrière le rideau, on devinait que les spectateurs — essentiellement les parents d’élèves et une flopée de notables invités par la famille Montgomery — s’installaient. Je percevais des murmures, des bruissements de vêtements et, parfois, des éclats de rire.

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Sa main se resserra autour de la mienne et une larme roula sur sa joue. Depuis l’annonce de sa maladie, et surtout depuis notre visite chez son oncologue, j’avais toujours cru que je ferais mes adieux à ma mère sur son lit de mort. Ce soir, avec cette discussion, elle me prenait par surprise.

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Je souris au souvenir de son aveu devant mon casier : il m’aimait plus que ses voitures. Cette déclaration était la seule chose dans ma vie qui m’apportait un peu d’espoir. Cela suffisait à oublier pour un temps mon avenir sombre et les questions qui me hantaient : qu’allais-je devenir sans ma mère ? Comment allais-je m’en sortir ? Qu’allait devenir ma relation avec Jérémiah après la remise des diplômes ?

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