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Extrait ajouté par smarttille 2015-02-02T14:03:00+01:00

- Je suis enceinte, parvint-elle à articuler.

- Suis-je censé vous féliciter?

- Et c'est vous le père?

Le regard de Max s'assombrit.

- Nous savons tous deux que cela est impossible. Vous ne tenez peut-être pas la liste de vos amants, mais je puis vous assurer que ma vie n'est pas à ce point dissolue que j'en oublie le nom de mes partenaires.

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Extrait ajouté par chouquette14K 2015-11-03T17:25:07+01:00

— Ainsi, vous aimez les enfants ? demanda-t-il.

— J’ai toujours voulu être mère.

— Mais pas épouse ?

Elle haussa les épaules, et il ne put s’empêcher de remarquer le léger mouvement de sa poitrine.

— Les relations de couple sont compliquées.

— Les relations parents-enfants le sont également.

— Oui, mais c’est différent. Les enfants dépendent de nous. Ils viennent au monde et nous aiment. C’est à nous d’honorer cela, de prendre soin d’eux et de leur rendre leur amour. Dans une relation ou un mariage, on dépend de l’autre.

— Et cela vous pose un problème ?

— Cela suppose une confiance en la nature humaine que je ne possède simplement pas.

Il y avait du vrai dans ses paroles. Selena avait été dépendante de lui et il reconnaissait avoir

échoué avec elle.

— Vous avez donc fait le choix d’être mère célibataire plutôt que de faire face aux difficultés d’une relation ?

Elle fronça les sourcils et ses lèvres pulpeuses formèrent une moue très séduisante.

— Je ne l’avais pas envisagé de cette façon. Mon but était simplement d’être mère.

— Et ce qui nous arrive complique les choses.

— Absolument.

— Est-ce si négatif pour un enfant de grandir avec ses deux parents ?

Elle tourna la tête et regarda par le hublot.

— Je ne sais pas, Maximo. Je ne pense pas pouvoir tout assumer en même temps. Pourrionsnous nous occuper du test et discuter du reste après ?

Il acquiesça.

— Si vous voulez. Mais le moment viendra où il faudra discuter…

— Je sais.

— Ce n’est pas ce que vous aviez prévu. Je comprends. Je n’avais rien prévu de tout cela non plus.

Alison savait qu’il ne faisait pas simplement référence à sa grossesse, mais aussi à la mort de

Selena. Aimer une femme, l’épouser, puis la perdre ; elle imaginait le vide que cela avait dû

laisser dans la vie de Maximo.

Elle ne voulait pas éprouver de sentiments pour lui et, pourtant, sa simple présence déclenchait en elle des réactions qui allaient bien au-delà de tout ce qu’elle avait connu, et cela l’effrayait.

L’émotion n’était pas bonne conseillère.

L’amour ne l’avait jamais tentée. Alison avait été témoin dans son enfance des ravages qu’il peut provoquer. Elle avait vu ses parents se séparer et s’autodétruire. Après le départ de son père et la perte de leur sécurité financière, de nombreux amis leur avaient tourné le dos. Sa mère s’était repliée sur elle-même, la laissant se débrouiller seule.

Elle ne voulait pas se retrouver dans cette situation et refusait de placer sa vie entre les mains d’un inconnu. L’expérience lui avait appris qu’elle devait gérer elle-même son existence, assurer sa sécurité et son bonheur.

Depuis son enfance perturbée, elle avait contrôlé chaque instant de sa vie. Elle avait travaillé

assidûment et ses notes excellentes lui avaient permis d’obtenir des bourses d’études. Ses diplômes en poche, elle avait trouvé un travail et gagné son indépendance. Chaque étape avait ensuite été soigneusement planifiée et orchestrée jusqu’à décider de quand et comment elle deviendrait mère.

Tout cela lui semblait risible, maintenant qu’elle volait en direction d’un pays étranger et en compagnie d’un prince extrêmement séduisant, qui se trouvait aussi être le père non intentionnel de son enfant…

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Extrait ajouté par chouquette14K 2015-11-03T17:24:32+01:00

Pour la plupart des femmes, il représentait le parti idéal, qui leur donnerait accès à un statut et à

une fortune inespérés. Pourtant, Mlle Alison Whitman se comportait comme si attendre son enfant revenait à être condamnée au cachot royal — un endroit qui n’existait d’ailleurs pas au château de

Turan, en dépit de ce qu’elle pouvait penser.

— Votre travail est très important pour vous, demanda-t-il toujours incapable de comprendre comment un enfant allait trouver une place dans l’emploi du temps visiblement chargé de cette femme d’affaires.

— Oui, il l’est. Je suis avocate au tribunal pour enfants. Mon cabinet fait un travail bénévole subventionné par le gouvernement. Le salaire n’est pas énorme, mais j’ai travaillé avant dans un cabinet qui avait pignon sur rue et découvert que ce n’était guère enrichissant de plaider des divorces pour les gens riches et irascibles.

— Donc, vous travaillez pour les enfants ?

Cela ne correspondait pas à l’image qu’il s’était fait d’elle. Il se l’était représentée en avocate mordante et acharnée avec son esprit vif, son intelligence éclatante et sa beauté froide.

— Depuis un an. J’avais déjà pris la décision de devenir mère et ne voulais pas continuer à me démener comme on l’attendait de moi chez Chapman & Stone. Ce genre d’entreprises impitoyables ne me convient pas.

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Extrait ajouté par chouquette14K 2015-11-03T17:22:13+01:00

— Ce n’est pas non plus tous les jours qu’un homme découvre qu’une seconde chance d’avoir un enfant lui est donnée.

— Vous voulez ce bébé ? dit-elle, la voix grave.

— Bien sûr, que je le veux ! Comment pourrais-je renier ma propre chair et mon propre sang ?

— S’il s’agit de fournir un héritier, ne pourriez-vous pas trouver une autre femme pour…

— Assez, s’emporta-t-il. C’est cela que vous pensez ? Que je pourrais oublier que j’ai un enfant dans ce monde ? Que je peux l’abandonner parce qu’il n’était pas prévu ? Pourriez-vous partir aussi facilement ?

— Bien sûr que non !

— Alors pourquoi attendez-vous de moi que je le fasse ? Si cela est si simple, faites ce bébé et donnez-le moi. Vous pourrez toujours en avoir un autre.

— Vous savez bien que je ne pourrais jamais abandonner mon enfant !

— Alors ne vous attendez pas à ce que je le fasse.

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Extrait ajouté par chouquette14K 2015-11-03T17:20:51+01:00

— Je ne sais pas comment l’erreur s’est produite. Mais vous vous flattez en imaginant d’une part que je prendrais la peine de me lier à vous dans le seul but d’avoir de l’argent, et de l’autre que j’ai la moindre idée de qui vous êtes.

Il éclata de rire.

— Ce n’est certainement pas de la flatterie que de penser qu’une personne aussi bien informée et éduquée que vous devrait savoir qui je suis. A moins, bien sûr, que vous ne soyez rien de tout cela.

Alison le fusilla du regard.

— Vous mesurez mon intelligence au fait que je sache ou non qui vous êtes ? Quel ego, monsieur

Rossi !

— J’espère ne pas confirmer votre point de vue sur mon ego, mademoiselle Whitman, mais mon titre officiel est prince Maximo Rossi. Je suis le prétendant au trône de Turan. Si l’enfant que vous portez est le mien, alors, il ou elle est mon héritier, le futur souverain de mon pays.

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