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Marie Havard

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Note moyenne : 7.8/10
Nombre d'évaluations : 5

0 Citations 4 Commentaires sur ses livres

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de Marie Havard

Sortie Poche France/Français : 2016-07-10

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Opi-Pro 2018-04-18T13:16:48+02:00
Les Larmes du Lac

https://loeildopi.wixsite.com/loeildopi/acceuil/les-larmes-du-lac-marie-havard

Tout d’abord, je souhaite remercier le site Simplement.pro – ainsi que l’auteur – pour m’avoir permis de découvrir cette œuvre.

Dès les premières lignes du résumé, on plonge dans un univers unique. L’Ecosse est un pays – en plus d’être magnifique – plein d’intrigues, de mystères et de légende. Un décor parfait. On comprend que l’on va basculer entre le réel et l’illusion : se pose donc la question du genre auquel on a affaire. Est-ce de la fantaisie ? Ou bien y-a-t ‘il une explication logique derrière tout cela ?

L’enjeu est de taille dès le début, chaque élément se doit d’être maîtrisé pour donner de la cohérence et de la profondeur au récit. Marie Harvard se lance dans sujet intéressant mais dangereux, sans compter le thème délicat du deuil de l’enfant mort-née. De plus, on constate qu’il y a d’ores et déjà beaucoup d’éléments, il s’agit donc de ne pas se perdre et de bien doser tous les éléments. Ma seule réserve concernant ce résumé, et le fait qu’il y a beaucoup de questions, et – d’une certaine manière – ça empêche le lecteur de faire une partie du travail. Il n’a pas besoin de se les poser, elles lui sont déjà donné.

Alors ? Pari tenu ?

« J’avais besoin de faire une parenthèse dans ce long paragraphe mal écrit qu’était mon existence, de m’en aller au loin. »

Nous suivons donc Anne, qui pose ses valises à St Andrews. Elle a fui la France, après la mort de son bébé Lara, pour partir se reconstruire dans les paysages écossais. Anne est un personnage assez disant, qui ne fait que subir l’action dans un premier temps. Mais elle prend ses marques au fur et à mesure et le lecteur se sent proche d’elle. C’est un personnage attirant, que l’on sait meurtri et qu’on veut aider.

Il peut être difficile de rentrer dans l’histoire dans un premier temps. Les actions s’enchainent comme dans une ‘liste’ (je fais ça… puis ça…) qui s’ajoute un enchainement très rapide des éléments (on passe de la découverte de l’offre d’emploi – sans voir la librairie – au fait qu’elle est eu son travail la ligne d’après). Certains passages ont – à mon sens – manqué d’étoffement. De plus, le choix du passé simple et de la première personne du singulier est assez rare et rend les phrases parfois un peu « lourde ». Néanmoins, on s’y fait assez vite et ce temps donne à l’ensemble un aspect de conte et de légende cohérent avec l’histoire.

Un point très appréciable est la présence des citations au début des chapitres. En plus d’être proche de l’histoire, elles permettent de découvrir ou redécouvrir les plus beaux auteurs.

« Une petite enveloppe qui contenait tout ce qui nous restait de Lara, une photo et les mille rêves que nous avions pu faire de notre vie avec elle. »

Mais la grande force de ce livre se trouve ailleurs. L’auteur nous frappe par sa description réaliste des sentiments d’Anne, qui ne nous fait qu’imaginer la douleur que peux causer la perte de son bébé. Les passages où la jeune femme évoque son enfant perdu sont poignant. D’abord évasive, l’héroïne nous confie chaque étape de sa descente aux enfers. La peine, le refus de cette réalité trop horrible, la culpabilité, puis les souvenirs de plus en plus insupportables…

Une ode à l’amour le plus pure, celui d’une mère pour son enfant

En plus des émotions, le lecteur est immergé dans les paysages écossais. Si on n’entre avec difficulté dans l’histoire, on se plonge avec plaisir dans son décor. Des détails précis sont donné lorsqu’elle entre dans la maison. La description est concentrée sur des éléments semblant sans importance – une tasse, un bout de tissue – qui donne des repères au lecteur mais reste assez évasive pour laisser à chacun le plaisir de se faire sa propre vision des choses. Marie Harvard nous offre également une représentation impressionnante de l’Ecosse lors des promenades de son héroïne en haut d’une tour, au pied de la cathédrale, dans le pub d’Adam, dans la maison ou encore dans les rues de St Andrews. S’en ressort une écriture très poétique, quelque chose de l’ordre du ressenti qui rend la lecture très agréable.

La dimension poétique de l’histoire se perçoit aussi à travers la « relation » entre Anne et Elizabeth. L’une a perdu sa mère, l’autre sa fille. Une dans le présent, l’autre dans le passé. Elles cohabitent dans les pages, dans l’histoire l’une de l’autre. Il ressort de ce lien entre les deux femmes quelques choses d’intime, d’unique et surtout de beau.

Afin d’oublier sa douleur, Anne va donc se plonger dans l’histoire de la petite ville. C’est un véritable plaisir de mener l’enquête avec elle. Nous plongeons dans l’Histoire avec un grand « H ». Il est important de souligner les recherches importantes qu’a effectué l’auteur. Les – nombreux – martyrs cités dans l’œuvre ont réellement existés. S’il peut arriver qu’on se perde un peu au milieu des noms et des dates – même si l’auteur nous remet vite dans le chemin et parviens à rendre le tout passionnant – je ne peux que saluer la justesse historique de l’ouvrage.

Pleine d’enthousiasme, Anne va faire appel à son entourage pour en savoir plus. En premier lieu, elle se tourne vers les trois habitants de Lochan Wynd : Alex, William et Mathieu. Chacun d’eux a une particularité qui est essentiel à l’avancement des recherches de l’héroïne. William est féru d’histoire, la famille d’Alex est liée l’histoire de la maison et Mathieu est professeur de français et musicien à l’église. Deux d’entre eux sont des expatriés ce qui établit un lien direct avec Anne – ce qui est une très bonne idée. Cependant, l’évolution de leur relation avec Anne est très rapide – peut-être trop. Ils s’accordent une confiance mutuelle dès le début et j’aurai apprécié en savoir plus sur les pensées d’Anne à leur sujet. Cela sera approfondis plus loin, ce qui corrigera le problème – mais un peu tard. Un autre souci peut être souligné lorsque les garçons – et d’autres personnages plus tard – évoquent le lac. Ils semblent ne pas aimer son histoire, être distant et ne pas vouloir en parler. Pourtant, c’est eux qui provoquent les discussions autour de celui-ci. On prend vite conscience que c’est ce qui permet de faire avancer l’intrigue mais cela est parfois superficiel dans son côté « je sais des choses mais je ne dirais rien… Oups, j’en ai déjà trop dit ».

En réalité, tout est construit comme une « machination ». Une pièce de théâtre dont les acteurs serait les personnages, et le metteur en scène serait le lac. Ce dernier est difficile à définir, à la fois spectateur et maître des évènements. Il fascine Anne, l’attire autant qu’il l’effraie. Elle le perçoit à la fenêtre, et c’est comme s’il la regardait se diriger inlassablement vers son destin.

« C’était comme si je vivais avec la connaissance de la vérité et de l’ambivalence des choses. »

Et ce lac en devient oppressant, tout comme le personnage de Rebecca. Elle semble en savoir beaucoup mais elle reste inaccessible. Est-elle une menace ? Une aide ? Rien de sûr. Le mystère est complet. Ce personnage, comme d’autres éléments de l’intrigue, fait penser aux nombreux motifs des premiers romans gothiques. Les bougies qui s’éteignent dans un coup de vent, l’impression de vision à travers la fenêtre, le symbole des sorcières…. Au détour d’une page, Marie Harvard nous replonge tendrement dans l’ambiance des premiers romans qui nous ont fait trembler. Mais surtout des premiers qui nous ont fait rêver.

Ce sentiment d’angoisse persiste à travers la représentation générale de l’œuvre. Le tableau que nous dépeint Les larmes du lac rend l’atmosphère particulière. Malgré les descriptions, la sensation de flou reste constante. Il nous manque des informations qui pourraient paraitre essentiels comme l’âge des protagonistes. On a des indices, mais rien de clair. L’auteur fait donc un parallèle intelligent et parfaitement maitrisé avec le brouillard écossais et le "brouillard" de l'intrigue.

Je garde toutefois quelques réserves sur la fin. Même si elle faisait partie de mes suppositions, j’ai été quelque peu déçu. J’aurais aimé une explication différente et peut-être plus approfondis – ce qui aurait permis de prendre en compte un certain nombre d’indices qui ont été un peu laissé de côté. Malgré tout, j’ai passé un très bon moment de lecture. C’est un savant mélange des genres que nous à concocter l’auteur, et je conseil cette lecture à tous ceux qui aime le mystère, l’histoire, la poésie et se plonger dans des paysages sublimes.

« En Écosse, les légendes restent vivantes. »

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Commentaire ajouté par Fenkys 2019-06-18T15:01:42+02:00
Destinations Inconnues

Huit nouvelles qui n'ont en commun que le voyage. Tous les genres sont confondu, depuis la sortie entre amies jusqu'au fantastique où la SF. Un régal à lire.

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Commentaire ajouté par AGuardia 2020-03-14T17:39:01+01:00
Destinations Inconnues

Pas mal....Il s'agit là de nouvelles, chacune d'un auteur différent. Hélas, pour moi, hormis un ou deux, ils sont de bien peu de valeur. J'aime bien les livres d'Audrey Martinez ...mais les nouvelles sont inégales...Des styles peu aboutis, beaucoup de facilités, de lieux communs, un langage parfois approximatif... Quant aux sujets traités, peu m'ont intéressé. Il reste que la ou les deux nouvelles qui sortent du lot sont prometteuses pour les oeuvres futures de leurs auteurs. Je tiens à préciser qu'il ne s'agit là que d'un avis qui ne vaut que ce qu'il vaut, que d'autres lecteurs peuvent certainement y trouver leur compte et qu'ils auront raison autant que moi !

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