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Extrait ajouté par CarolinaBouquine 2018-04-27T00:30:13+02:00

Un homme mourait et, depuis le ciel, il contemplait sa vie qui se matérialisait comme une immense plage sur laquelle il voyait cheminer les marques de ses propres pas. À côté, il y avait d’autres traces de pas: celles de Dieu, qui l’accompagnait. Mais aux moments les plus difficiles de son existence, il n’y avait plus qu’une seule marque de pas. Alors l’homme demandait à Dieu pourquoi il l’avait abandonné quand il avait le plus besoin de lui. Et Dieu répondait: Je ne t’ai pas abandonné. Dans ces moments-là, c’est moi qui te portais.

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Extrait ajouté par Maks 2015-10-25T02:35:40+01:00

Les arbres sont noirs et nus en hiver. Il y a des moments où je me dis qu’ils n’auront plus jamais de feuilles. Le regard qu’on porte sur eux est irrémédiablement triste et je ne sais pas dans quelle mesure ce regard les anéantit, sur l’instant.

Les arbres font des signes avec leurs bras dépouillés. Le vent mugit en leur passant entre les branches comme une main impudique.

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Extrait ajouté par Maks 2015-10-24T17:02:39+02:00

Dans la cuisine, j’ai arrêté de guetter mon reflet sur les vitres de la fenêtre. Au début je le faisais ; une sorte de curiosité morbide pour suivre la dégradation de mon corps, et je sursautais chaque fois en me découvrant plus triste et plus laid que le jour précédent. À voir cette silhouette informe dans le reflet, il ne restait déjà pas grand-chose à sauver.

Alors en passant devant les fenêtres, je me suis obligé à ne plus regarder. La loque maigre et crasseuse qui s’assied jour après jour et tend sa main pour qu’on l’attache au radiateur le temps du déjeuner ressemble à peine à un homme. J’aime autant ne pas la voir.

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Extrait ajouté par Maks 2015-10-24T00:13:45+02:00

Mme Mignon m’a montré un trajet insoupçonnable. Je ne voyais aucun chemin et je le lui ai dit ; elle a répondu qu’il y avait une sente, et que si je réussissais à la trouver, j’arriverais dans une sorte de crevasse qui permettait de monter jusqu’en haut du petit mont. Et là, la vue était à couper le souffle. Elle a précisé qu’il y avait un panneau « privé » mais que je pouvais passer, ça appartenait à sa famille. Elle a tracé le chemin au crayon, elle a dit : À peu près, hein. Elle m’a montré où laisser la BM. Elle a souri.

Quand je lui ai demandé si je pouvais appeler Lil, elle a dit : Sans problème. Mais après. Après cette belle promenade. Sinon vous allez partir trop tard.

Je n’ai pas remarqué la petite lueur dans son regard.

Oh, comme j’aurais dû.

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Extrait ajouté par lara-emilie 2014-02-05T17:12:29+01:00

Ça signifie simplement que je vais mourir à petit feu en travaillant comme un damné pour deux tarés qui me jetteront dans un trou et qui me recouvriront de terre humide quand mon heure aura sonné. Je ne suis pas sûr que ce soit ça, survivre. Ou au contraire, c'est là que le mot prend tout son sens. Juste un petit peu plus que vivre, et encore, je ne sais pas de quoi est fait ce petit peu.

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Extrait ajouté par lara-emilie 2014-02-05T17:12:02+01:00

Les gens qui sont un peu attentifs à la planète, les convaincus du développement durable ou tout simplement les radins des poubelles ont l'habitude d'écraser sur elles-mêmes les bouteilles en plastique une fois qu'elles sont vides. Ce n'est pas au bruit que ça fait que je pense, mais au résultat : une bouteille comme un accordéon, qui doit faire le tiers de sa hauteur initiale. C'est à ça que je ressemble à l'intérieur. Un empilement de hauteurs écrabouillées. C'est ainsi que je me ressens, oui.

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Extrait ajouté par lailasamburu 2013-06-26T10:51:44+02:00

Jamais le lien entre le corps et l’esprit ne m’était apparu avec autant de force, jamais je n’aurais cru qu’il suffisait d’anéantir le premier pour que le second s’éteigne lui aussi.

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Extrait ajouté par 21la 2013-04-21T16:18:42+02:00

Nouvel extrait

Je sais depuis longtemps que la souffrance épuise. Ce que je ne sais pas, c'est si on peut en mourir

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Extrait ajouté par 21la 2013-04-21T16:18:24+02:00

Nouvel extrait

Tout cet équilibre entre la vie et la mort tenait à un fil. Je ne voulais pas le rompre en basculant d'un côté ou de l'autre.

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Extrait ajouté par 21la 2013-04-21T16:17:20+02:00

Nouvel extrait

Jamais le lien entre le corps et l'esprit ne m'était apparu avec autant de force, jamais je n'aurai cru qu'il suffisait d'anéantir le premier pour que le second s'éteigne lui aussi. Pour moi la force mentale primait sur tout, il suffisait de vouloir; tout cela était bon à jeter aux oubliettes. Quand on a plus la force de rien, qu'est ce qui peut encore nous sauver?

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