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Extrait ajouté par Thyda 2018-05-08T12:11:48+02:00

C'était la raison pour laquelle les tueurs en série fascinaient tant Kate. Les motivations d'un meurtrier ordinaire - façon de parler - étaient facilement explicables, presque banales.  Des émotions normales au contact d'une situation qui dérapait. Un mari trompé, un braquage qui tourne mal, un frère qui convoite un héritage... La sordidité de la condition humaine, exacerbée par la jalousie, la luxure ou la cupidité. 

Et puis, il y avait les crimes mafieux, les vengeances, les assassinats. Des actes plus intéressants, mais qui appartenaient à un autre monde. La plupart des gens n'étaient pas concernés.

Contrairement au tueur en série. Il est là, parmi nous, monstre dans la foule, dissimulé en pleine lumière. Il est l'un d'entre nous, mais également autre, et chacun d'entre nous peut être sa prochaine victime. Une pensée aussi terrifiante que captivante. 

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Extrait ajouté par Mitsiie 2018-03-17T20:20:37+01:00

Elle n’avait jamais compris comment la souffrance pouvait être si fatigante. Elle ne bougeait pas, ne dépensait pas la moindre énergie, ne courait pas un marathon, ne faisait même pas de vélo d’appartement, et pourtant elle se sentait vidée, comme si elle avait déjà tout donné pour lutter contre cette agonie totale.

Et puis il y avait le bâillon, dont le cuir se pressait contre la peau sensible de son palais. Ça aussi, c’était horrible, mais la douleur n’était pas le pire. Le pire, c’était la sensation d’inconfort, l’impression constante qu’elle allait avoir un haut-le-cœur, qu’elle pourrait mourir étouffée par son propre vomi.

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Extrait ajouté par Mitsiie 2018-03-17T20:17:31+01:00

Il l’avait forcée à s’habiller, un couteau à cran d’arrêt – un putain de couteau à cran d’arrêt, c’était réel, ça arrivait pour de vrai – sous la gorge, puis lui avait dit de monter dans sa voiture sans prononcer un putain de mot, crier, courir ou faire quoi que ce soit, parce qu’autrement il la lacérerait et la laisserait se vider de son sang sur le trottoir, et après il disparaîtrait, chose qu’il faisait toujours, et personne ne l’attraperait jamais, elle n’avait pas besoin de s’en faire pour ça.

Elle s’assit sur le siège passager. Il ouvrit la boîte à gants et en sortit des menottes, qu’il lui passa aux poignets. Elle se fit la réflexion qu’elle n’en avait jamais mis.

[...]

Il démarra le moteur et regarda dans le rétroviseur. Rétroviseur, clignotant, manœuvre. Il était si responsable. C’est ce qui lui avait plu chez lui. Elle s’était demandé si ça n’allait pas devenir un peu pénible, sa sobriété, son hygiène de vie, son sérieux, mais au point où en étaient les choses, elle n’aurait plus à s’inquiéter de ça. Elle avait maintenant bien d’autres motifs d’inquiétude.

C’était un tueur en série.

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