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Extrait ajouté par ldvcag 2015-03-25T18:07:37+01:00

1971

- N'aie pas peur, Arthur. Saute ! Je te rattrape au vol.

- Tu... tu es sûr, papa ?

J'ai cinq ans. Les jambes dans le vide, je suis assis sur le plus haut matelas du lit superposé que je partage avec mon frère. Les bras ouverts, mon père me regarde d'un oeil bienveillant.

- Vas'y, mon grand !

- Mais j'ai peur...

- Je te rattrape, je t'ai dis. Tu fais confiance à ton père, hein, mon grand ?

- Ben oui...

- Alors, saute, champion !

Pendants quelques secondes encore, je dodeline de ma tête ronde. Puis, avec un large sourire, je m'élance dans les airs, prêt à m'accrocher au cou de l'homme que j'aime le plus au monde.

Mais au dernier instant, mon père, Frank Costello, recule volontairement d'un pas, et je m'étale de tout mon long. Ma mâchoire et mon crâne heurtent douloureu0sement le parquet. Sonné, il me faut un moment pour me relever. J'ai la tête qui tourne et l'os de la pomette enfoncé. Avant que je fonde en larmes, mon père m'assène une leçon que je n'oublierai jamais:

- Dans la vie, tu ne dois faire confiance à personne, tu comprends, Arthur ?

Je le regarde, terrifié.

- A PERSONNE ! répète-t-il avec un mélange de tristesse et de fureur contre lui-même. Pas même à ton propre père !

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Extrait ajouté par MayuS 2015-05-27T19:25:24+02:00

- C'est quoi, cette inscription ? "Souviens-toi que l'on a deux vies" ?

- C'est une vieille parole de sagesse chinoise : on a deux vies et la seconde commence lorsqu'on prend conscience qu'on n'en a qu'une.

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Extrait ajouté par lolita_cola 2015-05-19T23:21:54+02:00

" L'amour a des dents et ses morsures ne guérissent jamais."

Stephen King

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Extrait ajouté par MayuS 2015-05-27T19:26:45+02:00

- Il ne faut pas que tu restes seul, Arthur. Dans la vie, si on est seul...

Il s'interrompit et rassembla ses dernières forces pour articuler:

-... si on est seul, on est mort.

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Extrait ajouté par ISA62 2015-04-30T08:34:26+02:00

A chacun de mes retours, je continuais d'observer les mutations du monde. L'internet envahissait tout, canalisait tout : la musique, les livres, le cinéma. Les gens vivaient avec un téléphone portable greffée à la main, qu'ils consultaient d'un regard distrait toutes les trois minutes. Iphone, Facebook, Google, Amazon... Tout devenait virtuel, numérique, immatériel : les correspondances, les échanges, les amis, les loisirs.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-04-22T22:28:18+02:00

Je suis tour à tour chacun de mes héros. Comme la lumière blanche qui traverse un prisme de verre, je me diffracte en chacun de mes personnages.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-04-22T22:26:10+02:00

– Tu sais ce qu’on dit, fiston : on n’a jamais de seconde chance de faire bonne impression.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-04-22T22:25:53+02:00

– De tous les conseils que je pourrais te donner, voici le plus précieux, p’tit gars : quoi qu’il arrive, conserve toujours une poire pour la soif. En prévision des sales coups que la vie ne manquera pas de t’infliger.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2015-03-26T18:52:40+01:00

« Frank Costello n’était pas mon père biologique. Même si nous n’en avions jamais parlé ensemble, nous le savions tous les deux. Lui, sans doute bien avant ma naissance ; moi, depuis le début de l’adolescence. Le lendemain de mon quatorzième anniversaire, ma mère m’avait avoué que, pendant l’hiver 1965, elle avait eu une aventure de plusieurs mois avec celui qui était à l’époque notre médecin de famille. Cet homme – un certain Adrien Langlois – était reparti au Québec peu de temps après ma naissance. J’avais encaissé la nouvelle de façon stoïque. Comme beaucoup de secrets de famille, celui-ci avait eu tout le temps d’infuser sournoisement. Aussi, cette révélation m’avait presque soulagé : elle avait le mérite d’éclairer certains des comportements ombrageux de mon père à mon égard.

Ça peut paraître étrange, mais je n’ai jamais cherché à rencontrer mon géniteur. J’avais mis cette information dans un coin de ma tête, puis je l’avais laissée dériver lentement jusqu’à presque l’oublier.  »

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Extrait ajouté par Em-6 2019-08-09T15:49:14+02:00

- Dans la vie, tu ne dois faire confiance à personne, tu comprends, Arthur ?

Je le regarde, terrifié.

- A PERSONNE ! répète-t-il avec un mélange de tristesse et de fureur contre lui-même. Pas même à ton propre père.

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