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Il aurait pu décrire le mouvement des parois du donjon aussi précisément que si elles se déplaçaient en plein midi. Le bruit presqu’imperceptible que faisaient les gemmes de cristal en glissant les unes sur les autres - adaptant la configuration de la pièce aux conjonctions des astres - le renseignait mieux qu’aucun sextan sur la position exacte des étoiles qui brillaient au dehors. La chaleur que dégageait l’algue encens en grésillant dans le tuyau de la pipe lui indiquait à la seconde près ce que le feu consumait de poudre noire. Le poids de l’air sur sa peau lui confirmait qu’aucun souffle ne filtrait de l’extérieur et pourtant, malgré cela, il connaissait le sens du vent.

Berendor Cairn tirait de l’obscurité plus de détails qu’un voyant n’en aurait deviné sous l’aveuglante lumière.

Et malgré cela, il piétinait dans l’ignorance.

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Quant au reste, ceux qui échoueraient à démontrer leurs aptitudes, ceux que les Lunes dédaigneraient, eh bien, ils retourneraient chez eux. Ils reprendraient leur vie vulgaire et sans gloire. Bien souvent, les plus obstinés, frustrés de ne pouvoir laisser s’épanouir ce don qui leur avait été donné, finiraient par se tourner vers la basse-magie. Puisque c’était le seul moyen de tisser encore, ils choisiraient une vie de criminels, étudiant les grimoires interdits, vendant leurs services sous le manteau, arrachant aux astres des faveurs approximatives. Et puis, un jour ou l’autre, la Traque leur mettrait la main dessus. Elle leur passerait les fers et les enverrait vers le nord, aux confins des Lames de Glace, pourrir dans la Citadelle Silence. C’était le pire destin qu’on puisse souhaiter à un homme. Mais il fallait croire que le jeu en valait la chandelle. Ou, plus probablement, que les hommes étaient désespérés à ce point.

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La lassitude qui avait envahi Forborme en disant cela le fit cligner lentement des yeux. Il chassa la fatigue d’un revers de la main, sourit à l’enfant et se leva.

- Je crois que tu as gagné le droit d’apprendre un tour mémorable à base de poissons mon garçon ! Lève-donc ta grande carcasse !

Irhm sauta sur ses pieds.

- Oui ? C’est vrai ? Chouette mon oncle ! Chouette !

- Ne dis rien à ta mère d’accord ? Elle m’arracherait les tripes si elle savait que l’on joue avec les poissons... Et pas de ça devant tes amis, tu le sais n’est-ce pas ? Jamais de magie devant des étrangers. Jamais…

- Oh non ! Ça, je le sais. Et de toute façon, je n’ai pas d’amis mon oncle. Je suis tout seul avec ma sagesse !

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"-Ce n'est pas bien grave Irhm. Si c'est ainsi que tu ressens les choses, c'est ainsi qu'elles sont. Aujourd'hui en tous cas. Un jour, un troisième sentiment l'emportera. Ni celui de ta mère, ni celui de ton père, mais le tien, uniquement le tien. C'est un chemin difficile celui qui consiste à se connaître. Difficile et long. Tu as hérité de deux univers si différents dans tes veines..."

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