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Quand Beth se pencha pour l’atteindre, son postérieur caressa le sexe de Wrath de la plus délicieuse manière. Il poussa un grognement, la saisit par la taille et leva les hanches pour se frotter à elle.

— Tu ne vois rien sur le sol qui nécessiterait d’être ramassé ? Peut-être devrais-je jeter d’autres crayons. Ou le téléphone.

Le rire de gorge de Beth fut plus sensuel que la plus érotique des lingeries fines.

— Si tu veux que je me penche, tu n’as qu’à le demander. Je suis toujours d’accord.

— Seigneur, je t’adore. (Dès qu’elle se redressa, il lui fit tourner la tête pour pouvoir l’embrasser, savourant la douceur de sa bouche, glissant sa langue à l’intérieur… et bandant aussitôt comme un malade.) Bon, on va s’occuper vite fait de ces foutus papiers pour pouvoir passer aux choses sérieuses. Je te veux vite fait là où tu dois être.

— Ah oui ? Où ça ?

— Sur moi.

Beth rit encore, puis elle ouvrit la sacoche en cuir où Fritz avait l’habitude de mettre les requêtes adressées au roi. Wrath entendit le frottement des enveloppes les unes contre les autres, puis une grande inspiration de sa shellane.

— D’accord, dit-elle, voyons un peu ce qu’on a.

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Au bout d’un moment, Vishous tourna la tête vers Wrath, et son profil se découpa sur le ciel gris sombre.

— Il faut qu’on—

Le claquement sec d’un coup de feu retentit derrière eux et la cigarette que Vishous avait entre les lèvres fut arrachée net. Á moins qu’elle n’ait explosé sous l’impact.

— Merde ! beugla V en reculant d’un pas.

D’un bond, ils s’étaient tous retournés, leurs armes déjà en main— bien qu’il n’y ait aucune chance que leurs ennemis aient pu approcher de la forteresse.

Tohr était devant la porte du manoir, les pieds bien plantés, les deux mains sur le SIG qu’il venait d’utiliser.

Fou de rage, Vishous se jetait déjà sur son Frère quand Butch le bloqua en s’accrochant des deux bras à sa taille pour l’en empêcher.

Ce qui n’empêcha pas V de hurler :

— Mais t’es complètement barge ou quoi ?

Tohr baissa tranquillement le canon de son arme.

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— Je n’en saurai jamais rien puisque je ne sortirai pas avec lui.

— Vous ne comptez pas le revoir?

— Je ne… En fait, j’y ai réfléchi et je crois que je ne dois pas sortir pour le moment.

Il eut un élan de joie qu’elle coupa rapidement en ajoutant :

— Avec personne.

— Hum.

— Hum? Ça veut dire quoi "hum"?

— Ça veut dire que j’ai votre numéro de téléphone.

— Ah, oui, effectivement…

Lorsqu’il se tourna dans son lit, la voix d’Ehlena se fit fébrile :

— Attendez, vous êtes couché?

— Ouais. Et ne posez surtout pas la question, vous préférerez ne pas savoir.

— Ne pas savoir quoi?

— Ce que je porte au lit.

— Ah… (Elle hésita, et il sut qu’elle souriait encore. Et rougissait aussi probablement.) Alors je ne vais rien demander.

— C’est très sage de votre part. Après tout, il n’y a que moi et les draps – Oups, ai-je vraiment tout avoué?

— Oui. Et vous l’avez fait exprès.

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Face à la cour, Kolher resta debout dans le vent froid, les cheveux ébouriffés. Prenant une inspiration, il perçut l'odeur de la neige, mais ne sentit rien sur ses joues. Ce n'était que la promesse d'une tempête, apparemment.

George s'assit tandis que Kolher fouillait le ciel qu'il ne voyait plus. S'il allait se mettre à neiger, les nuages étaient-ils déjà là? Ou est-ce qu'on apercevait les étoiles? Quelle était la phase de lune?

Un désir profond l'incita à forcer ses yeux morts pour tenter de dégager des formes ou des silhouettes de l'Univers. Autrefois cela fonctionnait... Il en tirait une migraine, mais cela fonctionnait.

A présent, il avait seulement la migraine.

Derrière lui, Beth demanda :

- Est-ce que tu veux que je t'apporte un manteau?

Il sourit un peu et regarda par-dessus son épaule, l'imaginant debout devant le grand portail de la demeure, la lueur des lumières venue de l'extérieur découpant sa silhouette.

- Tu sais, dit-il, c'est pour cela que je t'aime autant.

La voix de Beth était bouleversante de chaleur.

- Que veux-tu dire?

- Tu ne me demandes pas de rentrer parce qu'il fait froid. Tu veux seulement me faciliter les choses là où je veux être. (Il se retourna pour lui faire face.) Pour être honnête, je me demande pourquoi diable tu restes avec moi. Après toute cette merde... (Il fit un geste pour désigner la façade de la demeure.) Le fait que la Confrérie nous interrompe constamment, les combats, la royauté... Le fait que je me comporte en crétin et que je te cache des choses... (Il effleura ses lunettes de soleil.) La cécité... Je le jure, tu vas être canonisée.

Quand elle s'approcha, son odeur de rose nocturne se fit plus forte que jamais dans le vent rude.

- Ce n'est pas cela.

Elle lui toucha les joues et, quand il se pencha pour l'embrasser, elle l'arrêta. Lui tenant fermement la tête, elle souleva ses lunettes de soleil et lui caressa les sourcils de sa main libre.

- Je reste avec toi parce que, que tu sois aveugle ou non, je vois l'avenir dans ton regard. (Il battit des paupières quand elle lui passa doucement un doigt sur le nez.) Le mien. Celui de la Confrérie. Celui de l'espèce... Tu as de si beaux yeux. Et tu es encore plus courageux à mes yeux aujourd'hui qu'auparavant. Tu n'as pas besoin de te battre avec tes mains pour prouver ta bravoure. Ou pour être le roi de ton peuple a besoin. Ou pour être mon hellren. (Elle posa la main au centre de sa large poitrine.) Tu vis et tu dirige d'ici. Ce cœur... ici.

Kolher cligna des yeux.

C'était étrange. Les évènements qui vous transformaient n'étaient pas toujours prévus et pas toujours attendus. Oui, bien sûr, la transition faisait de vous un mâle. Et quand on avait achevé la cérémonie d'union, on devenait partie d'un tout, et plus uniquement soi-même. Et les morts et les naissances autour de vous vous montraient le monde sous un jour nouveau.

Mais de temps à autre, venu de nulle part, quelqu'un tend la main en direction de l'endroit tranquille où vous passez du temps en privé et change votre manière de vous voir. Si vous avez de la chance, c'est votre compagne... et la transformation vous rappelle une nouvelle fois que vous êtes absolument, totalement avec la bonne personne : car ce n'est pas ce qu'elle représente à vos yeux qui vous touche quand elle parle, mais le contenu de son message.

Souffhrance l'avait réveillé en le frappant au visage.

George lui avait rendu son indépendance.

Mais Beth lui avait rendu sa couronne.

En fait, si elle arrivait à l'atteindre malgré son humeur, elle prouvait que c'était faisable. On pouvait énoncer ce que les autres avaient besoin d'entendre quand la nécessité se faisait sentir. Le cœur était la réponse. Elle venait de prouver qu'elle avait raison.

Il était monté sur le trône et avait fait des choses depuis lors. Mais, dans son âme, il était un guerrier coincé dans un emploi de bureau. Le ressentiment l'avait énervé, et même s'il n'en avait pas eu conscience, il avait gardé un œil sur la sortie chaque nuit.

Plus de vue. Plus de sortie.

Et si en fait tout cela... lui convenait? Et si ces crétins qui écrivaient des cartes de vœux avaient raison? Une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre. Si perdre la vue était exactement ce dont il avait besoin pour devenir... le véritable roi de son espèce?

Et pas seulement un fils portant les obligations de son père.

S'il était vrai que la perte de la vue aiguisait les autres sens, peut-être était-ce son cœur qui avait compensé son handicap? Et si c'était vrai...?

- L'avenir est dans tes yeux, murmura Beth.

Kolher serra très fort sa shellane contre lui, l'enlaçant si étroitement qu'il absorbait entièrement. Tandis qu'ils s'étreignaient, unis contre le vent d'hiver, l'obscurité dans son corps fut transpercée par une lumière chaude.

L'amour de Beth était la lumière qui compensait sa cécité. La sensation de son corps était le paradis qu'il n'avait pas besoin de voir pour le connaître. Et si elle avait tant foi en lui, elle était aussi son courage et sa détermination.

- Merci de rester avec moi, dit-il d'une voix rauque contre ses longs cheveux.

- Je ne souhaiterais pas être ailleurs. (Elle posa la main sur sa poitrine.) Tu es mon homme.

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Elle ne put s’empêcher de prendre un air sceptique.

— Avec vous entendu parler du mot "sepsis" ?

— C’est un groupe de musique ethnique non ?

Elle lui jeta un regard sévère.

— Non, le sepsis est une infection du sang.

— Et si vous vous penchiez sur le bureau pour me faire un petit croquis ? (Il examina délibérément les jambes d’Ehlena.) Je trouverai ça bien plus… intéressant à apprendre.

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---Eh bien, je vais changer de ton, écoute bien. (Il baissa la voix, se transformant en véritable séducteur) S'il te plai, Ehlena. Va dans ton lit et emmène moi avec toi.

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— Réponds juste à une chose. Juste une. Et tu as intérêt à me dire la vérité ou je ne sais pas ce que je… Seigneur. (Elle posa la main sur sa bouche pour étouffer un sanglot.) Franchement, Wrath… penses-tu que tu vas t’arrêter? Crois-tu réellement que tu peux...

Il déglutit avec difficulté quand la voix de Beth se cassa.

Puis il inspira longuement. Au cours de sa longue vie, il avait été souvent blessé. Mais rien, aucune douleur dont il avait souffert ne lui avait autant coûté que répondre à cette question.

— Non. (Il inspira encore.) Non, je ne pense pas… m’arrêter.

— Qui t’a parlé ce soir? Qui t’a décidé à me le dire?

— Vishous.

— J’aurais dû m’en douter. À part Tohr, il est sans doute le seul à pouvoir… (Quand Beth serra les bras contre elle comme pour se soutenir, Wrath aurait donné sa main droite pour le faire à sa place.) Que tu sois dehors à combattre me terrorise, bien entendu, mais tu as oublié quelque chose… Tu vois, quand je suis devenue ta compagne, je ne connaissais pas vos lois. Je ne savais pas que le roi ne pouvait pas se battre. Et j’étais prête à rester avec toi, même si j’avais peur… parce que je savais que défendre la race contre les lessers était dans ta nature et dans ton sang. Espèce d’idiot, je – (Sa voix se cassa encore.) Je t’aurais laissé faire. Mais au lieu de ça...

— Beth...

Mais elle ne l’écoutait plus.

— Tu te souviens de cette nuit, au début de l’été? Quand tu as dû sortir pour sauver Z, et que tu es resté ensuite, à te battre avec les autres?

Bien sûr qu’il s’en souvenait. Quand il était rentré, il l’avait pourchassée dans les escaliers et l’avait prise sur le tapis du salon du premier étage. Plusieurs fois de suite. Et il avait même gardé en souvenir le short qu’il lui avait arraché des hanches.

Bon Dieu… en y réfléchissant… c’était la dernière fois qu’ils avaient fait l’amour.

— Tu m’as dit que ce n’était que pour une nuit. Une seule nuit. Tu l’as juré. Et je t’ai cru.

— Merde… je suis désolé.

— Quatre mois. (Lorsqu’elle secoua la tête, ses somptueux cheveux sombres voltigèrent autour de ses épaules, renvoyant des éclats de lumière si intenses que même ses foutus yeux les remarquaient.) Tu sais ce qui me fait le plus mal? C’est que tous les Frères soient au courant et pas moi. J’ai toujours accepté qu’avec votre notion de société secrète, il y avait des choses que je ne pouvais savoir mais...

— Ils n’en savaient rien. (D’accord, Butch était au courant, mais Wrath n’avait pas vraiment de raison de se trancher davantage la gorge.) Et V ne l’a découvert que ce soir.

Elle vacilla, et se retint contre un mur couvert de soie pâle.

— Tu veux dire que tu sors tout seul?

— Oui. (Il tendit la main vers elle, mais elle s’écarta nerveusement.) Beth...

Elle ouvrit la porte.

— Ne me touche pas! cria-t-elle avant de claquer le panneau derrière elle.

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Dès qu'elle croisa le regard améthyste, elle oublia ce qu'elle venait de dire. Rehvenge, fils de Rempoon, lui vida littéralement le cerveau, comme s'il avait aspiré toute la matière de son crâne et laissé à la place quelques étincelles crépitantes. Puis il sourit.

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Le moment de se séparer arrivait et l'endroit où ils se trouvaient ne lui inspirait pas confiance. La peur rendait sa vision assez nette. Seingneur, il détestait cet air solitaire sur le visage de Beth.

--- Tu n'imagines pas à quel point je suis désolé. Beth tendit la main et lui caressa la mâchoire.

--- Je l'entend dans ta voix. Il lui prit la main et la placa sur son coeur.

--- Je ne suis rien sans toi.

--- Faux (Elle recula pour lui echapper) Tu es le roi. Peu importe qui est ta Shellane, tu es tout.

Beth se dématierialisa, sa présence chaude et vitale remplacée par le seul vent glacial de décembre.

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-Quoi? Ce n'est plus du Mary Tyler Moore? Alors, ne venez pas m'emmerder.

Vishious - celui qui avait un gant noir - lui jeta un regard féroce.

-C'est encore pire que MTM, andouille. Et encore t'appeler andouille est une insulte à tous les cons de la création.

-Tu déconnes? Bette Midler est géniale. Et puis j'aime la mer. C'est comme ça.

Vishious jeta un coup d'oeil au roi :

-Tu m'avais promis que je pourrai li taper dessus.

-Quand vous rentrerez, dit Wrath en se levant, on te le suspendra dans le gymnase et tu l'utiliseras comme punching-ball.

-Merci, petit Jesus!

Cheveux-blonds-et-noirs secoua la tête.

-Je vous jure, un de ces quatre, je finirai par me barrer.

D'un même mouvement, tous les Frères lui indiquèrent la porte, laissant leur silence répondre pour eux.

-Vous êtes vraiment lourds, les mecs.

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