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— Je… Je veux que… tu me montres, bégaya - t - il d’un ton presque désespéré, s’il te plaît…
Je savais qu’il était défoncé, qu’il perdait toute maîtrise. Ses pulsions dépassaient sa raison, et c’était précisément ce que je recherchais. L’atteindre à ma façon.
— Oh… tu ne veux plus tenir tes promesses maintenant ?
D’un coup sec, je sortis le couteau et le pressai contre sa gorge, lui coupant le souffle une fois de plus. Un sourire triomphant naquit sur mes lèvres, voyant son corps se raidir face à la lame effleurant sa peau.
Il releva la tête, me regardant de haut, et je susurrai :
— Tu es faible, Lakestone.
À ma grande surprise, un sourire apparut sur son visage. Ses yeux se posèrent sur ma main qui tenait le couteau sur sa peau. En un éclair, il l’emprisonna et éloigna la lame. Sa main libre retrouva sa place autour de ma gorge, qu’il pressa fermement, forçant nos visages à se rapprocher.
Un frisson d’effroi parcourut tout mon corps et je tentai vainement de libérer ma main. Cependant, sa force surpassait largement la mienne et une grimace de douleur se dessina sur mon visage face à la fermeté de son étreinte. Il m’obligea à lâcher le couteau et le son métallique de la lame heurtant le sol résonna dans la pièce.
— Oui… faible pour toi, princesse.
Afficher en entierNous nous retrouvâmes seuls, Kai et moi. L’air se refroidit et mon regard noir ne le quitta pas une seconde.
— Quoi ? demanda - t - il, narquois.
— J’ai une folle envie de te tuer.
— J’ai une folle envie de te baiser, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut.
Son commentaire me fit l’effet d’une décharge. Il sourit, amusé en captant mon passage de la colère à la surprise.
Afficher en entierJe ne savais pas qu’on pouvait autant détester une personne. Il semblait toujours avoir une longueur d’avance, anticipant mes intentions. C’était un putain de démon. Mais une chose m’apparaissait clairement : il avait dû faire une promesse à Mason me concernant. Et, pour une raison mystérieuse, il tenait à la respecter.
Afficher en entierSon attention, irrésistiblement attirée par mes lèvres, rendait sa réponse d’autant plus incertaine. Alors que je laissais les miennes effleurer les siennes, une décharge électrique nous traversa tous deux.
— Tu compliques la situation… c’est du sadisme, princesse…
— Quelle est cette promesse que tu as faite à Mason ? insistai - je, cherchant à capter son regard pour y trouver des réponses.
Il posa ses yeux affamés sur moi. Et soudain, un sourire étira ses lèvres.
— Tu sais, Iris… je suis peut - être défoncé, mais je reste maître de moi.
Et, sans prévenir, il prit ses distances. La frustration me serra la mâchoire.
— Ne sois pas en colère, princesse. Ce n’est pas comme ça que tu obtiendras des réponses. Malheureusement pour toi, j’aime bien te frustrer.
Afficher en entierJe détestais cette emprise qu’il avait sur moi. Sa présence éclipsait ma rancœur et ma haine envers lui. Des désirs contenus, bridés par nos promesses respectives et notre fierté. C’était chaotique. Mortel.
Afficher en entier— La curiosité est vilain défaut, princesse, et dans mon monde elle est même mortelle.
— Tu sais ce qui est vraiment mortel, Kai ?
Je me levai brusquement, plantant mon regard dans le sien. Ses yeux, légèrement rougis, me fixaient intensément. La vue de son sourire narquois me mettait furieusement en colère.
Il se contenta de croiser les bras.
— Pour toi ou pour moi ?
— Ta simple présence dans ma vie. C’est un poison pour moi.
Il hocha doucement la tête, comme s’il reconnaissait cette vérité.
— Ma présence peut être toxique, je te l’accorde. Mais tu sais ce qui est réellement mortel, princesse ?
Il contourna lentement le canapé, son corps imposant s’approchant de moi de manière à ce que je sois obligée de lever la tête pour garder le contact visuel.
— Mon obsession.
Il détailla chaque trait de mon visage, s’attardant sur mes lèvres et mes yeux masqués par mes lentilles.
— Et tu vois… quand tu me regardes comme ça, quand tu es en colère… quand tu me parles, quand tu m’écoutes, ajouta - t - il en chuchotant, tu ne fais qu’alimenter cette obsession.
Mon cœur s’emballait à chacune de ses paroles.
— Et ça, ça, c’est mortel. Ça peut te tuer.
Afficher en entierLes réactions de Kai, ses mots… Je ne comprenais plus rien. L’homme qui avait affirmé que m’écouter était une erreur était maintenant celui qui exigeait que personne ne me touche. Qu’est - ce que j’aurais donné pour comprendre ce qui se passait dans sa tête…
Jacob le guida en douceur vers sa chambre. Je discernai une lueur d’inquiétude dans les yeux de Jacob, et cette découverte m’effraya. Parce qu’il avait peur. Et la cause de cette peur m’échappait totalement.
Afficher en entierIl me désigna du doigt tout en gardant son regard sur Kai. Doucement, je me levai de ma chaise, observant le mercenaire submergé par ses émotions, sa colère.
— Je vais l’aider…
— Non, ne la touche pas ! s’écria Kai, le regard rempli de fureur. Personne ne la touche.
— Personne ne la touchera plus, Kai, dit Jacob calmement, jamais plus.
Voir Jacob rester si serein me fit comprendre que ce n’était pas la première fois qu’une telle situation se produisait. Kai tremblait si fort que je craignis qu’il ne s’écroule d’une seconde à l’autre. Il respirait lourdement et beaucoup trop rapidement.
— Personne ne la touchera, assura Jacob une fois de plus, elle ne sera plus jamais touchée.
Afficher en entierIl suçota mes lèvres humides, m’emmenant jusqu’au bord de l’extase.
À cause d’un simple baiser.
L’effet que cet homme produisait sur moi était terrifiant. Interdit. Et complètement déviant.
Afficher en entierSon regard me fit frissonner de terreur. Il était terrifiant.
— Parce que je le sais, princesse… Je sais que tu as menti… Je t’ai entendue quand tu es partie avec tes amis…
Mon cœur s’écrasa au sol. Il était donc dans la forêt… J’étais à présent vulnérable, prise au piège et terrorisée par l’emprise qu’il avait sur moi. Par ce qu’il était capable de faire.
— Je ne dirai rien à personne, balbutiai - je. Je vous jure que je ne dirai rien.
— Jouer la comédie pour amadouer Jacob, tu es futée, murmura - t - il en approchant son visage du mien, mais ne me mens jamais, pas à moi. Je ne sais pas me contrôler… d’accord, princesse ?
— S’il vous plaît… je ne dirai rien, je n’ai rien vu.
Il esquissa un petit sourire et chuchota au creux de mes lèvres :
— Tu me le promets ?
— Je vous le promets, susurrai - je, effrayée. Je vous promets que je ne dirai rien à personne.
— Bonne fille.
Et il releva sa tête en même temps qu’il desserrait son emprise sur ma mâchoire. Je me figeai lorsque ses lèvres se posèrent sur mon front.
— Fais attention, ne romps pas cette promesse parce que… je le saurai. Et je ne voudrais pas abîmer ton petit corps, du moins… pas de cette façon.
Je frémis au ton de sa voix et hochai la tête, pétrifiée.
Il était là, il m’avait vue. S’il m’avait posé la question, c’était pour me tester. Pour voir si j’allais dire que j’étais ivre tout en sachant que ce n’était pas le cas.
D’un geste doux, ses doigts emprisonnèrent une mèche de cheveux, qu’il bloqua derrière mon oreille. Puis son index me fit lever le menton pour me forcer à le regarder à nouveau.
— N’aie pas peur de moi, je ne te ferai aucun mal si tu ne m’y forces pas… sauf si c’est ce que tu aimes.
— Je ne dirai rien, répétai - je une nouvelle fois en l’implorant du regard.
— J’espère pour toi, princesse. Je prends les promesses très à cœur.
Comme Théa.
Son corps recula et je recommençai à respirer plus normalement.
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