Livres
472 473
Membres
445 041

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2018-05-28T09:47:19+02:00

C'est de la folie, oui. Mais je ne sais pas ce qui est le plus dément : penser comme un phoque ou imaginer qu'on puisse penser comme un phoque.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2018-05-27T10:47:26+02:00

Personne n'arrive à quitter quelqu'un avec qui il s'éclate au plumard. On a beau essayer, on revient toujours. On est simple, de ce point de vue-là, non ?

Afficher en entier
Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2018-05-26T16:04:49+02:00

Notre société est loin d'être aussi monogame qu'elle en a l'air, et elle ne l'a jamais été.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2018-05-26T13:38:05+02:00

D'abord l'amour blanc. Le bon. Puis le noir. La douleur.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-23T17:58:14+01:00

Il se laissa tomber sur son fauteuil et alluma la radio en adressant un signe de tête aux photos posées sur la bibliothèque, appuyées au mur, et qui un jour, dans un avenir plus ou moins lointain quand il penserait à acheter des punaises, se retrouveraient au mur. Ellen Gjelten et Bjame Moller. Comme cela, dans l’ordre chronologique. Dead Policemen’s Society [1] .

À la radio, des politiciens norvégiens et des sociologues s’exprimaient sur les élections présidentielles aux États-Unis. Harry reconnut la voix d’Arve Støp, le patron du magazine à succès Liberal connu comme l’un des chroniqueurs les plus cultivés et les plus arrogants. Harry poussa le volume jusqu’à ce que la voix résonne entre les murs, et attrapa ses menottes Peerless posées sur la nouvelle table de travail. Travailla son speedcuffing sur le pied déjà écaillé par cette sale manie prise pendant un séminaire du FBI à Chicago, et perfectionnée au cours de ses soirées solitaires dans un meublé pourri de Cabrini Green, avec pour seule compagnie les hurlements des querelles des voisins et Jim Beam. Le but, c’était d’abattre les menottes ouvertes sur le poignet de la personne à arrêter, pour que le bras à ressort pivote autour du poignet et s’enclenche dans la serrure de l’autre côté.

Afficher en entier
Extrait ajouté par feedesneige 2016-04-10T18:25:33+02:00

CHAPITRE 1

Mercredi 5 novembre 1980.

Le bonhomme de neige

C’était le jour où la neige arriva. Il était onze heures du matin lorsque d’énormes flocons jaillirent sans prévenir d’un ciel incolore et s’abattirent sur les champs, les jardins et les pelouses du Romerike, à la manière d’une armada du lointain espace. À deux heures, les chasse-neige étaient à pied d’œuvre à Lillestrom, et à deux heures et demie, tandis que Sara Kvinesland roulait lentement, précautionneusement, au volant de sa Toyota Corolla SR5, entre les villas de Kolloveien, la neige de novembre s’étendait tel un édredon sur le paysage ondoyant.

Elle trouvait un autre aspect aux maisons dans la lumière diurne. Un aspect si différent qu’elle manqua de passer devant l’allée menant à son garage. Le véhicule dérapa lorsqu’elle freina, et elle entendit un gémissement sur la banquette arrière. Dans le rétroviseur, elle vit l’expression mécontente de son fils.

« Ça ne prendra pas longtemps, mon chéri », murmura-t-elle.

Un gros carré sombre d’asphalte se détachait dans tout ce blanc, et elle comprit que c’était à cet endroit que le camion de déménagement avait stationné. Elle sentit sa gorge se nouer. Pourvu qu’elle n’arrive pas trop tard.

« Qui habite ici ? fit-on depuis le siège arrière.

– Quelqu’un que je connais, rien de plus, répondit Sara en vérifiant machinalement sa coiffure dans le rétroviseur. Dix minutes, mon chéri. Je laisse la clé de contact sur le démarreur, comme ça, tu pourras écouter la radio. »

Elle sortit sans attendre de réponse, gagna à petits pas la porte qu’elle avait franchie tant de fois, mais jamais de la sorte, pas en plein jour, bien visible pour tous les regards curieux de ce quartier de villas. Non que de tardives visites vespérales auraient paru plus innocentes, mais d’une certaine façon, il lui semblait plus approprié que de tels forfaits s’accomplissent après la tombée de la nuit.

Elle entendit la sonnerie grésiller à l’intérieur, comme un bourdon dans un pot à confiture. Tandis qu’elle attendait, ressentant un désespoir croissant, elle jeta des coups d’œil vers les fenêtres des maisons alentour. Celles-ci ne lui renvoyaient que le reflet de pommiers noirs et nus, d’un ciel gris et d’un paysage blanc laiteux. Puis elle entendit enfin des pas derrière l’huis, et poussa un soupir de soulagement. Un instant après, elle était à l’intérieur, dans ses bras.

« Ne t’en va pas, mon amour, implora-t-elle en sentant déjà les larmes lui venir.

– Il le faut », répondit-il sur un ton de rengaine fatigué. Ses mains cherchaient les chemins bien connus, les chemins dont elles ne se lassaient jamais.

« Non, il ne le faut pas, murmura-t-elle contre son oreille. Mais tu te veux. Tu n’oses plus.

– Ça, ça n’a rien à voir avec toi ou moi. »

Elle sentit l’agacement poindre dans sa voix en même temps que sa main, cette main forte, mais douce, descendait le long de sa colonne vertébrale pour se glisser dans l’ourlet de sa jupe et de son collant. Ils formaient comme un couple de danseurs bien entraînés percevant les moindres mouvements de l’autre, ses pas, son souffle, son rythme. D’abord l’amour blanc. Le bon. Puis le noir. La douleur.

La main de l’homme caressa le manteau, chercha le mamelon sous l’épais tissu. Il était toujours fasciné par ses mamelons, retournait toujours à eux. C’était peut-être parce qu’il n’en avait pas lui-même.

« Tu as laissé la voiture devant le garage ? » voulut-il savoir en serrant durement.

Elle hocha la tête, et sentit la douleur la traverser comme une flèche de désir. Son giron s’était déjà ouvert aux doigts de son partenaire qui ne tarderaient pas à y être. « Le gosse attend dans la voiture. »

La main s’arrêta tout à coup.

« Il ne sait rien, gémit-elle alors que la main hésitait.

– Et ton mari ? Où est-il, en ce moment ?

– A ton avis ? Au boulot. Évidemment. »

C’était à elle de manifester de l’irritation, à présent. À la fois parce qu’il avait amené la conversation sur son mari et que cela lui déplaisait. Et parce que son corps exigeait de l’avoir, lui, maintenant, et vite. Sara Kvinesland déboutonna sa braguette.

« Ne… », commença-t-il en lui saisissant le poignet. Elle lui flanqua une solide gifle, de l’autre main. Il baissa sur elle un regard ébahi, tandis qu’une tache rouge s’étalait sur sa pommette. Elle sourit, saisit son épaisse chevelure brune et attira son visage vers elle.

« Tu vas pouvoir t’en aller, feula-t-elle. Mais d’abord, tu vas me sauter. C’est compris ? »

Elle sentit son souffle sur son visage. Il arrivait par à-coups brutaux. Elle frappa de nouveau de sa main libre, et la bite gonfla entre ses doigts.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:37:27+01:00

Il n’y avait guère que deux cent mètres pour arriver chez les Bendiksen et heureusement, deux réverbères jalonnaient le trajet. Elle devait être là-bas. Il jeta un coup d’œil à droite et à gauche pour s’assurer qu’il n’y avait personne pour l’intercepter. C’est alors qu’il aperçut le bonhomme de neige. Il était toujours immobile, tourné vers la maison, baignant dans la froide clarté lunaire. Pourtant, il y avait quelque chose de différent chez lui, de presque humain, de familier. Jonas regarda la maison des Bendiksen. Il prit la décision de courir. Mais ne le fit pas. Il resta sur place, en sentant le vent prudent et glacial le transpercer. Il se tourna de nouveau lentement vers le bonhomme de neige. Car il venait de comprendre ce que c’était, ce qui avait rendu le bonhomme de neige si familier. On lui avait mis une écharpe. Une écharpe rose. Celle que Jonas avait offerte à maman pour Noël.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:37:14+01:00

…Ils avaient peut être eu quelques réponses, mais pas toutes. Jamais toutes. Comme celle visant à déterminer si la folie et la méchanceté sont deux choses distinctes, ou si c’est seulement nous qui avons décidé qu’à partir du moment où nous ne comprenons plus les motifs de la destruction, nous appelons cela de la folie. Nous sommes capables de comprendre que des gens doivent lâcher une bombe atomique sur une ville peuplées d’innocents, mais pas que d’autres doivent éventrer des prostituées qui répandent la maladie et la décadence morale dans les bas quartiers de Londres. En conséquence de quoi nous donnons au premier cas le nom de réalisme et au second celui de folie.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:37:04+01:00

[...] - J'appelle les troupes.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Il y a un bonhomme de neige, ici.

- Et alors ?

Harry expliqua.

- Je n'ai pas pigé la fin, cria Holm. La couverture est mauvaise, ici ...

- La tête, répéta Harry. C'est celle de Sylvia Ortensen.

Le silence se fit à l'autre bout du fil.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Didie6 2014-11-08T10:36:52+01:00

[...] - J'ai demandé à l'Institut de météorologie de vérifier les dates et les lieux qui nous intéressent. Et tu sais quoi ?

Harry savait quoi. Et il aurait dû le savoir depuis longtemps.

- La première neige, répondit-il. Il les chope le jour où tombe la première neige.

- Exactement.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode