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- Bon sang, le Citadin, vous avez le chic pour les trouver.
- Je surveillerais mes paroles à votre place, champion, sachant où vous vous trouviez il y a peu.
Dan se redressa et piqua le toast et les fruits de son assiette. La tête oscillant de droite à gauche comme si elle assistait à un match de tennis, Patsy étouffa un rire.
- Les garçons, c'est meilleur que ma série télé Des jours et des vies. Ici, ce serait plutốt De sexe et d'âge mûr.
- Parlez pour vous, ma belle. J'ai encore quelques années devant moi avant d'atteindre l'âge mûr et Barney Fife ici présent a quoi... trente-neuf ans ? Quarante ans ?
- Allez vous faire foutre, grogna Nick. J'ai trente-deux ans.
Dan esquissa un sourire.
- J'aime mes hommes plus jeunes.
Afficher en entier- Y'a pas de problème, officier. Tu veux rester au fond de ton placard ? C'est ton choix. Personnellement, j'ai défoncé la porte il y a des années et je n'y retournerai pour rien au monde.
Afficher en entierLa chambre était magnifique. (…)
Il s’avança un peu et au moment de lever les yeux, il fut frappé par-derrière et jeté sur le lit, un bras tordu derrière son dos. Choqué, il réalisa qu’une menotte venait de se refermer autour de son poignet et que celui qui était à cheval sur lui était en train d’essayer d’attraper son autre poignet. Putain ! Non ! Dan était loin d’être un homme chétif. L’adrénaline qui courait dans ses veines maintenant qu’il avait été attaqué lui donna la force de se débarrasser de l’inconnu et de le faire basculer sur le lit. En une minute, Dan fut sur lui, agrippant l’homme – car c’en était un – par les testicules.
- Mais qu’est-ce que vous faites, putain ?
Sous son poids, l’homme gémit et Dan resserra sa prise.
- Vous avez intérêt à avoir la clé de ces menottes sur vous ou on va avoir un problème, tous les deux.
- C’est vous qui allez avoir un problème. Pénétrer ici par effraction, agresser un policier, comme ça, sans réfléchir…
Le sang de Dan se glaça dans ses veines. Non. Impossible. Ça ne pouvait pas…
- Officier Nick ?
L’homme grogna sous lui.
- Et vous êtes ? Et puis, lâchez mes burnes ! Je voudrais pouvoir les utiliser de nouveau, un jour.
Sa main s’éloigna aussitôt comme si elle l’avait brûlé. Dan s’assit et chercha la lampe torche qu’il avait laissée tomber au sol au moment de l’attaque. Il finit par la retrouver sur le sol, près du lit, et la ralluma au moment où le grand policier roulait péniblement sur le côté pour s’asseoir, les mains recroquevillées sur son entrejambe. Tandis qu’une part de lui rêvait de jouer au jeu du chat et de la souris avec l’imbécile, et qu’une autre souhaitait l’aider, la plus importante ne voulait qu’une chose : hurler pour lui avoir sauté dessus dans le noir.
Respirant calmement, Dan se déplaça pour venir s’asseoir près de l’officier et plaça le faisceau de la lampe entre eux, pour qu’il illumine leurs deux visages. Dan attendit que l’autre homme le regarde et quand il le fit, il vit la compréhension éclairer ses yeux.
- Daniel O’Leary. Qu’est-ce qui vous a pris de pénétrer dans la maison de mes voisins ?
Dan ferma les yeux pour calmer ses nerfs et se garder d’exploser devant lui.
- Si vous aviez pris la peine de me le demander, je vous aurais expliqué que je suis venu jeter un œil aux biens immobiliers. Votre bon maire m’a prêté les clés et m’a dit que c’était bon. Mais évidemment, je ne savais pas que ça sous-entendait de prendre un putain de rendez-vous avec le chef de la police.
Quelque chose de sombre passa brièvement dans le regard de Nick et Dan faillit reculer.
- Pour votre information, M. O’Leary, je vis à côté. Et quand je vois de la lumière dans une maison supposée être inoccupée, la conclusion logique, le Citadin, c’est qu’elle est peut-être cambriolée. Vous n’êtes pas d’accord ?
- Non, pour tout vous dire, je ne suis pas d’accord. Je sais que vous n’êtes pas en activité à cette heure-ci, vous n’êtes plus policier. Et la logique aurait voulu que vous appeliez le 9-1-1, ou au moins crier « Bonjour ! », espèce de crétin.
Les deux hommes se rapprochèrent en criant l’un sur l’autre.
- Et votre première réaction, c’est d’agripper les couilles des autres ? C’est ça qui est logique ?
Dan se tenait tout près du visage de Nick, le cerveau en ébullition. Il nota la profondeur de la couleur chocolat de ses iris, les petites lignes autour de sa bouche, la manière dont sa moustache était taillée au millimètre près, et comme il sentait bon. Sans réfléchir, il s’exclama :
- Mais on dirait que vous aimez ça, vu que vous n’arrêtez pas de me les coller sous le nez depuis qu’on s’est rencontrés !
La tension augmenta encore entre eux et le seul son audible devint celui de leur respiration hachée. Dan ne sut jamais lequel des deux bougea en premier, mais soudain, leurs bouches se collèrent l’une à l’autre, leurs dents s’entrechoquèrent et leurs langues dansèrent. Dan fut poussé sur le dos, les lèvres captives et les mains bataillant avec ses vêtements. La lampe retomba au sol en claquant, oubliée. Les boutons de sa chemise furent arrachés et il sentit contre le sien le torse dur et poilu du policier. Il grogna et leva la main pour agripper les fesses de Nick, se frottant et roulant des hanches contre sa queue déjà mise à rude épreuve.
Afficher en entier« -Merci, dit-il doucement.
Surpris, Dan tourna la tête vers lui pour l’observer.
– Pour quelle raison ?
– Pour m’avoir donné une chance.
Du pouce, Dan caressa les doigts de Nick en souriant.
– Un pas après l’autre.
– Un pas après l’autre. »
Afficher en entier« – Si vous comptez échanger des regards de ce type, il faudra m’avertir. J’oublierai ma ménopause et laisserai – comme ma petite-fille aime le dire – votre sexitude faire exploser mes bouffées de chaleur hormonales. »
Afficher en entier« – Mais on dirait que vous aimez ça, vu que vous n’arrêtez pas de me les coller sous le nez depuis qu’on s’est rencontrés ! »
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