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Ballotant dans le vide comme un pendule, la jeune fille avisa la rangée de crocs qui allaient lui transpercer la gorge. Incable de se débattre, elle ferma les yeux. Mais, au lieu de la happer, le dieu déchu la laissa retomber sur la mousse en poussant un terrible cri de douleur. Derrière lui se tenait Dylan, une épée rouge feu à la main

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— C’est un beau nom, murmura Bridgess. C’est souvent cette étoile qui nous permet de rentrer chez nous. Wellan gratifia son épouse d’un sourire admiratif. Son commentaire, en plus d’être juste, tombait à point. — Viens te reposer chez moi, vieux roi, l’invita Onyx en passant son bras autour de son cou. — Je suis capable de marcher, tout de même, protesta Hadrian. — Après une heure en sa compagnie, vous ne serez plus capable de mettre un pied devant l’autre, railla Swan

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[...] Il bouscula Liam en retournant dehors. Le visage du fils de Jasson s'empourpra. Il allait s'élancer derrière ce garçon insolent lorsque Lassa se planta devant lui, le forçant à arrêter son geste. Le porteur de lumière avait beaucoup grandi ces derniers mois. Il atteignait maintenant la taille de Liam. Ses cheveux blonds comme les blés flottaient sur ses épaules et lui donnaient davantage l'air d'un Elfe que de l'héritier du Royaume de Zénor. Malgré sa formation militaire, Lassa demeurait d'une douceur désarmante.

-Laisse tomber, il n'en vaut pas la peine, l'implora Lassa.

-Il n'arrête pas de rôder autour de Jenifael.

-Elle sait fort bien se défendre, Liam.

-Je préférerais tout de même qu'il se tienne loin d'elle.

Un sourire taquin flotta sur les lèvres du prince.

-Est-ce que tu serais amoureux de Jeni, par hasard?

-Moi? Jamais de la vie !

-Alors, pourquoi agis-tu comme si tu étais son mari ?

-Tu as passé trop de temps au soleil, Lassa. Tu divagues.

Furieux Liam fonça vers l'écurie. Le porteur de lumière le rattrapa et lui barra la route, une fois de plus.

-Dis-moi ce que tu ressens pour Jeni, le pressa-t-il.

-Je ne ressens rien du tout.

-Rien du tout ?

L' Emérien étouffa un juron et contourna son ami. Il sauta par dessus la clôture et rejoignit son cheval dragon dans l'enclos.[...]

Moi je capte de tendres émotions en toi, continua Lassa, imperturbable.

-Surtout ne lui dit jamais cela! se fâcha Liam en faisant volte-face. ...

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_ Où vas-tu ? s'étonna-t-elle.

_ je vais poser une terme à toute cette insanité.

_ alors je t'accompagne.

Il s'immobilisa, rongé par l'inquiétude.

_ Armène est parfaitement capable de placer les garçons en sûreté au moindre signe de danger, affirma-t-elle. jahonne et Amayelle se relaieront pour surveiller le château. Elles savent ce qu'elles ont à faire si ce meurtrier d'enfants ose revenir ici. Je t'avertis, Onyx : si tu pars sans moi, la fureur du dieu déchu sera insignifiante comparée à la mienne.

Elle tourna les talons sans voir le sourire admiratif de son époux.

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Lorsque Liam ouvrit les yeux , il ne reconnut pas l'endroit ou il se trouvait . Rien ne lui était familier : ni la flore , ni les odeurs , ni la chaleur . Il voulut remuer mais tout son corps était douloureux . Il chercha a dénombrer ses blessure , en commencent par sa tête endolorie . Il y découvrit une entaille plutôt inquiétante .

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LE COMPTE À REBOURS

Les tristes événements qui se produisirent lors des mariages du Chevalier Santo et du magicien Hawke marquèrent les habitants du Château d'Émeraude à tout jamais. Pendant les années de calme qui suivirent, les soldats formèrent leurs apprentis, mais certaines blessures refusèrent de guérir. D'abord inconsolable à la suite de l'enlèvement de son mari, Kira se retira dans ses appartements, où seule Jahonne réussit à s'infiltrer en se servant de sa magie. Cette femme était la mère de Sage. Elle souffrait tout autant que la princesse à la pensée que son fils unique ait connu une fin atroce aux mains de leur ennemi juré. Mais elle savait aussi que la guerre faisait immanquablement d'innocentes victimes.

Jahonne avait serré Kira dans ses bras pendant des heures, voire des jours entiers, lui insufflant de plus en plus de force. La Sholienne ne sécha ses pleurs que plusieurs mois plus tard. On procéda alors au château à une cérémonie funéraire en l'honneur du vaillant Espéritien. Le chagrin fit alors place à la fureur dans les yeux violets de sa femme. Après avoir remercié sa belle-mère de lui avoir consacré tout ce temps, elle décida qu'il était maintenant temps de passer à l'action. La prophétie prétendait que Lassa anéantirait Amecareth. Elle allait s'assurer qu'il ne manquerait pas son coup.

Elle émergea du palais, plus déterminée que jamais. Nogait n'osa pas faire de remarque, même élogieuse, sur sa nouvelle combativité. Comme ses frères, il assistait aux vigoureuses séances d'exercices qu'elle imposait non seulement à Keiko, mais aussi à l'apprenti de son défunt mari. Cassildey avait passé ses premières semaines sans maître à prier dans la chapelle d'Émeraude pour le salut de Sage. Il fut honoré de devenir l'Écuyer de son épouse. Tout comme Kira, Cassildey canalisa sa colère dans sa préparation à la guerre. Ses bras devinrent de plus en plus puissants, ses coups de plus en plus rapides. En quatre ans, il devint le meilleur combattant de tout l'Ordre. Personne ne pouvait le vaincre en duel, pas même Falcon. Le désir de vengeance de l'adolescent lui donnait une force surhumaine.

Wellan suivait l'entraînement de tous les Écuyers, mais il devait aussi se concentrer sur celui de Lassa. Ce dernier ne serait jamais aussi redoutable que Cassildey ou Liam, mais il avait au moins appris à tenir fermement son épée. Son esprit n'était pas celui d'un guerrier. Cependant, Lassa était imprévisible. Cela plaisait au grand Chevalier, car son apprenti pourrait ainsi surprendre les guerriers-insectes.

La période de métamorphose des larves était presque terminée. Elles allaient bientôt sortir de terre et attaquer les humains. Il était rassurant pour les Chevaliers de constater que le porteur de lumière n'était plus une proie aussi facile.

Beaucoup de choses s'étaient produites depuis la dernière apparition d'Akuretari, mais aucun autre assaut n'avait eu lieu. Cette trêve avait permis aux soldats d'Émeraude de s'organiser.

Wellan avait donné à certains de ses compagnons la permission d'habiter à l'extérieur de la forteresse, à condition qu'ils ne négligent pas l'éducation de l'enfant qu'on leur avait confié et qu'ils reviennent au bout de quatre ans. Santo avait donc choisi de s'installer avec sa nouvelle compagne dans la ferme de Sutton, à l'extrême sud du royaume. Tout en montrant à Shangwi comment se battre, il lui enseignait aussi les procédés de guérison.

La vie d'homme marié convenait parfaitement à Santo. Il aimait se retrouver dans les bras de Yanné à la fin de la journée, lui réciter des poèmes ou lui chanter des chansons. Ils avaient décidé de ne pas avoir d'enfants tant que les larves ne seraient pas vaincues. Santo ne voulait pas exposer sa progéniture à leurs griffes. Il attendrait que Lassa ait fait son travail.

De son côté, Ariane avait emmené la jeune Odélie au pays du Roi Tilly. En berçant sa fille à peine âgée d'un an, la femme Chevalier avait attentivement écouté Kardey lui raconter la naissance de leur premier enfant. Elle fut bien étonnée de constater que le père souffrait pendant l'accouchement comme les mères des autres races. Le couple habitait l'aile royale du château de verre avec sa fille et l'Écuyer Odélie. L'existence était douce dans cette contrée irréelle, tant et si bien qu'Ariane oubliait souvent qu'elle devait inculquer les règles de la guerre à son apprentie. Elle souhaitait même ne plus jamais avoir à combattre et passer le reste de ses jours dans la paix.

À part Santo, tous ses compagnons étaient restés au Château d'Émeraude. Certes, Jasson et Bergeau faisaient de longs séjours dans leurs fermes, mais ils revenaient régulièrement côtoyer les membres de leur division respective.

En l'absence du guérisseur, le Chevalier Kerns avait tout naturellement assumé le commandement de son groupe. Wellan envoyait souvent ses soldats parcourir les autres royaumes afin de parfaire la formation des Écuyers sur le terrain. Puisque Kerns ne possédait pas de bracelets magiques, le grand chef le reconduisait lui-même à son poste avec ses hommes.

Wellan s'était réservé la surveillance du Royaume de Turquoise, afin de retrouver Danalieth et d'en apprendre davantage à son sujet. À sa grande déception, la vallée n'abritait plus l'Immortel et sa fille. Ce demi-dieu ne faisait-il plus confiance aux hommes ? Il s'était probablement réfugié ailleurs sur le continent, puisque le ciel lui était interdit.

Heureusement, le Roi Onyx ne chercha plus à accompagner ses Chevaliers lors de leurs patrouilles. Il se concentra plutôt sur la santé de son ami Hadrian. À son retour à la vie, ce dernier n'était plus que l'ombre de lui-même. Émacié, le teint livide, on l'avait d'abord pris pour un mendiant. Bientôt, les bons soins d'Onyx avaient porté des fruits : Hadrian prit du poids et des couleurs. Il commença même à s'entraîner dans la grande cour du château. Non seulement il possédait la faculté de faire apparaître une épée double, mais son bras était très solide. Cependant, ce qui impressionnait surtout ses adversaires, c'était son intelligence. Le Roi d'Argent ne portait aucun coup au hasard. Il savait évaluer la force de son opposant et il cernait rapidement ses faiblesses.

Liam aimait affronter Hadrian en duel. L'ancien roi ne se battait pas instinctivement comme son maître Kevin. Il n'utilisait jamais de force excessive. Sa technique était ingénieuse. Liam voulait connaître toutes les façons possibles de manier l'épée. En vérité, son rêve secret était de vaincre Cassildey, que tout le monde louangeait. Il voulait aussi épater Jenifael.

À quinze ans, en effet, Liam ne regardait plus les filles de la même manière. Jenifael s'était transformée en une jolie jeune femme sans qu'il s'en aperçoive. Aussi grande que sa mère, elle affichait des courbes plus douces, sans doute en raison de son ascendance divine. Ses longs cheveux blond doré atteignaient sa taille. Des flammes continuaient d'apparaître sporadiquement dans ses yeux noisette, ce qui la rendait encore plus désirable.

Mais le cœur de Jenifael battait pour un autre homme, bien plus vieux que ses amis Écuyers. Depuis qu'elle avait rencontré le Roi Hadrian d'Argent, elle ne pensait qu'à lui. Dès qu'elle serait en âge de se marier, elle lui ferait connaître ses sentiments. En attendant, elle se contentait de l'observer chaque fois qu'elle en avait l'occasion. Elle ne se doutait guère que cette attirance résidait dans la grande ressemblance entre Hadrian et son propre père. Tout comme Wellan, l'ancien chef des Chevaliers était un érudit. On le trouvait souvent assis dans un coin de la bibliothèque, à dévorer un livre d'histoire ou de science. Il justifiait ses longues absences en disant que la science avait beaucoup évolué depuis sa mort et qu'il voulait se mettre au fait. Au fond, c'était sa soif d'apprendre qui le poussait à lire autant.

Dans ses moments de solitude, assez fréquents car Swan aimait bien avoir un peu d'intimité avec son mari, Jenifael travaillait très fort pour améliorer ses pouvoirs. Fille de la déesse Theandras, elle avait le don de maîtriser le feu. Mais puisque personne dans l'Ordre ne possédait cette faculté, elle devait faire seule ses expériences. Elle choisissait un lieu isolé, de préférence une carrière ou une grande étendue de sable, afin de ne pas faire brûler toute la campagne. Elle arrivait assez facilement à s'entourer d'une boule incandescente que l'ennemi ne pouvait pénétrer. Ce qui lui donnait du fil à retordre, en revanche, c'était de contenir l'intensité de ses jets de flammes. Dans une bataille, elle ne devrait surtout pas faire rôtir ses frères...

De tous les Chevaliers, Derek était le plus soucieux. Il avait réussi à soigner les blessures de Miyaji après l'attaque sournoise d'Asbeth, mais le moral de la jeune femme ne s'améliorait pas. En plus d'avoir honte de son ingratitude envers les Chevaliers, elle n'arrivait pas à oublier la trahison du sorcier. Asbeth avait corrompu son dragon adoré. Miyaji avait dompté Stellan dès sa sortie de l'œuf. Lors du massacre au château, la Fée azurée avait voulu contenir l'animal meurtrier, mais l'homme-oiseau l'avait sournoisement terrassée, en plus de lui voler Stellan.

Miyaji ne pourrait plus jamais retourner chez elle. Elle n'avait plus aucun but dans la vie. Tout ce qu'on lui avait enseigné ne s'appliquait pas dans le monde des humains. Ses amies Sanya et Catania étaient reparties chez elles. Wanda avait rejoint le groupe de soldats de son mari. Il ne restait au palais que la Princesse Amayelle, Jahonne et Élizabelle. Gentilles à souhait, ces femmes continuaient de faire de gros efforts pour l'intégrer. La prisonnière, qui n'en était plus une, vaquait à ses occupations quotidiennes sans vraiment les comprendre. Si Kira se remettait bravement de sa peine, Miyaji, quant à elle, dépérissait.

— Nul besoin de lui remettre les fers, décréta Onyx. On l'enterrera avant longtemps.

La seccyeth était donc libre de circuler à sa guise, mais elle n'allait jamais bien loin. Lorsque Derek partait en mission, elle oubliait même parfois de manger. Un certain soir, Armène la trouva presque inconsciente sur la margelle du puits. Elle la ramena chez elle et la traita comme le reste de ses protégés. Dès lors, en l'absence de son ami Chevalier, Miyaji prit l'habitude de dormir dans l'ancienne tour du Magicien de Cristal. Mais Armène n'arrivait jamais à la faire sourire.

Contrairement à Derek, qui s'inquiétait constamment de sa belle, Hawke était resplendissant. Élizabelle vivait désormais au palais avec lui. Elle avait installé des étagères partout et y faisait pousser des plantes qui rafraîchissaient délicieusement la tour. Le magicien ne cessait de s'étonner de sa faculté de deviner ce dont il avait besoin. Elle allait constamment au-devant de ses désirs.

— C'est facile, puisque tu es aussi prévisible que mon père, lui avait-elle dit.

Hawke examina plus attentivement ses gestes et comprit qu'elle avait raison : il faisait la même chose à la même heure tous les jours. Cependant, afin de ne pas déplaire à sa nouvelle épouse, il ne changea pas ses habitudes. Élizabelle aimait prendre soin de lui et il ne voulait pour rien au monde lui retirer ce plaisir.

L'Elfe évitait toutefois de croiser son beau-père, d'une humeur sombre depuis leur mariage. Aux yeux de tous, Morrison paraissait accepter la décision de sa fille, mais Hawke ressentait sa désapprobation. Pourtant, le forgeron aurait dû savoir qu'un père ne pouvait garder éternellement sa fille auprès de lui. Pour le dérider un peu, le couple avait décidé de lui donner des petits-enfants, mais rien ne semblait s'annoncer de ce côté.

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Les tristes événements qui se produisirent lors des mariages du chevalier Santo et du magicien Hawke marquèrent les habitants du chateau d'émeraude à tout jamais.

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 Dans ce cas, tu t’es inutilement empoisonné le cœur. Hadrian fit quelques pas vers son ancien lieutenant en surveillant ses mains, car il était imprévisible. — Pardonne-lui ses erreurs de jeunesse, insista-t-il. — Es-tu en train de me dire que les Immortels ont le droit de détruire les humains par erreur ? — Il ne savait pas comment réagir devant l’insoumission de nos soldats, parce qu’il n’est pas une créature désobéissante. On m’a d’ailleurs raconté que Wellan et ses hommes t’ont pardonné une attaque qui a failli s’avérer fatale lorsque tu habitais le corps de Sage… — Qui te l’a dit ? — Est-ce vraiment important ? Au lieu de diriger ta colère contre un Immortel désormais inoffensif, utilise plutôt ton énergie pour détruire les insectes qui abondent sous tes terres. — Je déteste que tu aies toujours raison...

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-Dis moi pourquoi tu défend cet assassin, exigea Onyx.

-C'est mon frère.

Une gifle n'aurait pas davantage ébranlé le renégat.Sa fureur se transforma en stupéfaction.

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 Aucun destrier ordinaire ne vous rendra les mêmes services, renchérit Kevin. À la grande joie de la pouliche, Hadrian se leva et caressa son encolure. — Ce n’est pas du poil, s’étonna-t-il. — Ces animaux ne sont pas originaires d’Enkidiev, expliqua Wellan. Nous pensons qu’ils proviennent d’Irianeth. — Si elle est reliée aux insectes, comment pourrais-je espérer comprendre cette bête ? La Sholienne se faufila entre ses frères d’armes. — Puis-je vous donner un conseil, sire ? hésita-t-elle

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