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— Dites-moi ce que je dois faire.

Il regarda droit devant lui.

— Dites-moi ce que vous attendez de moi. Je le ferai.

Il posa les doigts sur ses lèvres.

— Disparaître.

Je ne ressentis aucune douleur, bien que je sache qu’il le pensait vraiment et le désirait avec chaque fibre de son être.

— Si je disparais, Vanessa en souffrira.

— Oui, mais elle ne souffrira pas toute sa vie.

— Elle ne trouvera jamais un homme qui lui fera oublier notre histoire. Vous ne le voyez pas, mais ce que nous avons est réel. Je peux l’entendre même quand elle ne parle pas. Je sens sa douleur comme si c’était la mienne. L’aimer, c’est comme sentir mon cœur battre en dehors de mon corps. Elle m’a tout pris, et je lui ai donné tout ce qu’elle m’a demandé avec joie. Donnez-moi une chance d’aimer, de protéger et d’honorer votre fille. Je ne suis pas du genre à demander la bénédiction ou l’approbation de qui que ce soit. Si quelqu’un ne m’aime pas, je m’en fiche. Vous êtes bien le dernier homme pour le bénéfice duquel je pensais devoir faire mes preuves, surtout au prix de tant d’efforts. Mais je suis là, pratiquement à genoux, prêt à faire tout ce qu’il faudra pour que ça marche. Parce que j’encaisserai toutes vos insultes pour avoir Vanessa. Si vous voulez me tabasser à mort, d’accord. Si vous voulez me tirer dessus, allez-y. Quoi que vous vouliez, je le ferai.

— Ma haine pour vous va bien au-delà de ça, Bones.

— Dans ce cas, faites-moi souffrir autrement. Je m’en moque.

— La meilleure façon d’y arriver, ce serait de vous prendre ma fille… et je suis très tenté.

— Ça ne me ferait pas souffrir, murmurai-je. Ça me tuerait.

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— Ne me la reprenez pas. Je ne suis pas du genre à supplier, pas même pour ma vie. Mais je supplierai pour elle. Je n’étais pas un homme bien avant notre rencontre, mais elle m’a aidé à en devenir un. Elle est tout mon univers. Je n’ai pas honte de le dire. Je n’ai pas honte de reconnaître que j’ai besoin d’elle.

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— Vous voulez parler à Vanessa ? Ou vous préférez me frapper d’abord ? demanda-t-il en penchant légèrement la tête sur le côté avec un mélange de calme et d’hostilité.

— Vous frapper ? En général, je plante un couteau dans la gorge de mes ennemis.

Mon père m’avait demandé de garder mes poings par devers moi, mais c’était plus difficile de rester diplomate maintenant que je me retrouvais face à Bones. Il ne méritait pas ma sœur.

— Alors, c’est ce que vous voulez faire ? demanda-t-il avec le plus grand sérieux. Je pense pouvoir me défendre.

Mon père avait raison. Il avait un talent naturel pour changer les menaces en pouvoir.

— Mon père m’a dit de ne pas vous tuer… pas encore.

Il sourit.

— C’est très aimable à lui. Je n’arrive jamais à savoir à quel point il me déteste.

— Je vais vous le dire, dans ce cas. Il vous déteste avec passion.

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— Tes tableaux représentent ton âme. Si quelqu’un les insulte, il insulte aussi tes émotions, tes sentiments, tes croyances… Je ne trouve pas ridicule que tu sois blessée.

J’enfouis mon visage dans la paume de sa main, savourant sa chaleur et sa force.

— Mais il se trompe, bébé. Il n’a pas ta créativité, ta beauté. Et s’il n’a pas ça en lui, il ne peut pas le reconnaître chez les autres. Son opinion n’a aucune importance. Ton œuvre parle aux gens. Je n’y connais rien en art, mais tes tableaux me font ressentir beaucoup de choses. Tu m’as peint, moi, pour dévoiler mon âme. Combien d’autres personnes en auraient été capables ?

Je croisai son regard, cherchant la sincérité dans ses beaux yeux bleus.

— Tu as un don, bébé. Bientôt, tu ouvriras ta propre galerie. Un jour, on vendra tes tableaux aux enchères pour des millions d’euros. Et quand tu auras quitté ce monde, les générations futures garderont précieusement tes œuvres, parce qu’elles montreront la beauté de ta vie. Tu seras immortelle.

Il prit mon visage entre ses mains, inclinant ma tête pour que je le regarde dans les yeux.

— Ne l’écoute pas.

Rassurée, je lui adressai un petit signe de tête.

Il essuya mes larmes avec les pouces.

— Aucun homme ne mérite tes larmes… Même pas moi.

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