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Les extraits appréciés par Angel4ever

Alastair

Sans réfléchir, je me penche vers elle et l'embrasse. Confiante, elle ne cherche pas à se dégager et passe ses bras autour de mon cou pour me rendre mon baiser avec douceur. Depuis ma fin tragique, je n'ai jamais connue de sensation plus merveilleuse. Comparées aux miennes, ses lèvres sont glacées mais pleines de vie, la chose la plus suave qu'il y ait sur terre. Un grand frisson me parcours le dos, et je me dis que, si je devais me séparer d'elle, je deviendrais fou. Je caresse distraitement ses cheveux et sa taille. Notre désir et réciproque; le mien n'est pas mort avec mon enveloppe corporelle.

Un vibration traverse l'air, m'obligeant à reprendre conscience du monde environnant. Je scrute la porte et, pétrifié, resserre mon étreinte, dans l'attente de ce qui va suivre.

Son amie, la jeune fille blonde au visage angélique, se tient dans l'encadrement et scrute Liadan, atterrée.

Elle nous observe depuis longtemps, aussi paralysée que moi. Dans la scène qui se déroule sous ses yeux, Liadan enlace le vie et parle toute seule.

Aith est persuadée que son amie a perdu la raison.

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- Évidemment. Je t'aime plus que ma propre mort. Maintenant, c'est à toi de réfléchir, car pour le reste du monde je n'existe pas. Je suis un très mauvais parti, tu devras être forte pour nous deux.

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MOI : QUESTION. TU ES OCCUPÉE, LÀ ?

 

MAGGIE : NON. VAS-Y.

 

MOI : SI C’ÉTAIT TON ANNIVERSAIRE ET QUE QUELQU’UN DÉCOUVRAIT QUE JE TE TROMPAIS, TU VOUDRAIS L’APPRENDRE IMMÉDIATEMENT ? OU TU PRÉFÉRERAIS QUE CETTE PERSONNE ATTENDE UN AUTRE JOUR POUR T’AVERTIR ?

 

MAGGIE : SI C’EST UNE QUESTION EN L’AIR, JE VAIS TE TUER AVANT DE MOURIR D’UNE CRISE CARDIAQUE. SI CE N’EST PAS UNE QUESTION EN L’AIR, JE VAIS TE TUER AVANT DE MOURIR D’UNE CRISE CARDIAQUE.

 

MOI : TU N’AS RIEN À VOIR LÀ-DEDANS, C’EST PAS TON ANNIVERSAIRE. ;)  

MAGGIE : ALORS, QUI TROMPE QUI ?

 

MOI : C’EST L’ANNIVERSAIRE DE SYDNEY. TU SAIS, LA FILLE QUI ÉCRIT CES PAROLES DE CHANSONS. J’AI DÉCOUVERT QUE SON PETIT AMI LA TROMPAIT, ET IL VA BIEN FALLOIR QUE JE LE LUI DISE PARCE QU’ELLE COMMENCE À SE DOUTER DE QUELQUE CHOSE.

 

MAGGIE : JE N’AIMERAIS PAS ÊTRE À TA PLACE. MAIS SI ELLE SE DOUTE DE QUELQUE CHOSE, TU DOIS LUI DIRE, RIDGE. SINON, TU MENS PAR OMISSION.

 

MOI : BEUH ! JE ME DOUTAIS QUE TU ALLAIS DIRE ÇA.

 

MAGGIE : BONNE CHANCE. JE TE TUE QUAND MÊME LE WEEK-END PROCHAIN.

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MOI : ATTENDS. [...] AU FAIT, TANT QU’ON EN EST AUX CONFIDENCES PURES ET DURES, JE PEUX TE POSER UNE QUESTION ?

[...]

RIDGE : LOL. QUELLE EST TA QUESTION ?

MOI : JE SUIS INQUIÈTE. ON EST ATTIRÉS L’UN PAR L’AUTRE ET ÇA NOUS POSE UN PROBLÈME. COMMENT ON VA LE SURMONTER ? J’AI ENVIE DE FAIRE DE LA MUSIQUE AVEC TOI, MAIS JE SAIS AUSSI QUE NOS QUELQUES MOMENTS QUI NE FERAIENT PAS PLAISIR À MAGGIE SE SONT DÉROULÉS QUAND QU’ON ÉCRIVAIT DES PAROLES. JE CROIS QUE JE DEVIENS TROP DÉSIRABLE QUAND JE CRÉE, ALORS JE VOUDRAIS SAVOIR CE QUE JE DEVRAIS FAIRE POUR DIMINUER MON POUVOIR DE SÉDUCTION. SI C’EST POSSIBLE.

RIDGE : ENTRETIENS-MOI CET ÉGOTISME. ÇA N’A AUCUN CHARME ET SI TU CONTINUES, JE NE POURRAI PLUS TE REGARDER DE TOUTE LA SEMAINE.

MOI : D’ACCORD. MAIS QU’EST-CE QUE JE FAIS DE TON CHARME À TOI ? PARLE-MOI DE TES DÉFAUTS, DÉGOÛTE-MOI UN PEU.

Il rit.

RIDGE : JE DORS TELLEMENT TARD LE DIMANCHE QUE JE NE ME LAVE PAS LES DENTS JUSQU’AU LUNDI.

MOI : C’EST UN DÉBUT. IL M’EN FAUT D’AUTRES.

RIDGE : ATTENDS. UNE FOIS, QUAND WARREN ET MOI AVIONS QUINZE ANS, JE SUIS TOMBÉ AMOUREUX D’UNE FILLE. WARREN NE LE SAVAIT PAS ET IL M’A DEMANDÉ SI JE POUVAIS LUI PROPOSER DE SORTIR AVEC LUI. C’EST CE QUE J’AI FAIT, ET ELLE A ACCEPTÉ, PARCE QU’IL SEMBLAIT QU’ELLE AIT ÉTÉ ELLE AUSSI AMOUREUSE DE LUI. MAIS J’AI DIT À WARREN QU’ELLE AVAIT REFUSÉ.

MOI : RIDGE, C’EST IMMONDE !

RIDGE : JE SAIS. À TOI DE ME DÉGOÛTER.

MOI : QUAND J’AVAIS HUIT ANS, ON S’EST RENDUS À CONEY ISLAND. J’AVAIS ENVIE D’UNE GLACE ET MES PARENTS NE VOULAIENT PAS M’EN ACHETER PARCE QUE JE PORTAIS UN T-SHIRT TOUT NEUF. ON EST PASSÉS DEVANT UNE POUBELLE ET LÀ, J’AI VU UN CORNET DE GLACE À MOITIÉ FONDUE. J’AI ATTENDU QUE MES PARENTS TOURNENT LE DOS ET JE L’AI MANGÉE.

RIDGE : OUI, C’EST RÉPUGNANT. MAIS TU N’AVAIS QUE HUIT ANS, ALORS ÇA NE COMPTE PAS VRAIMENT. IL ME FAUT QUELQUE CHOSE DE PLUS RÉCENT. AU LYCÉE ? À L’UNIVERSITÉ ?

MOI : OH ! À UNE ÉPOQUE, AU LYCÉE, J’AI PASSÉ LA NUIT CHEZ UNE FILLE QUE JE NE CONNAISSAIS PAS TRÈS BIEN. ON A COUCHÉ ENSEMBLE. ÇA NE M’A PAS PLU, C’ÉTAIT HORRIBLE, MAIS J’AVAIS DIX-SEPT ANS, J’ÉTAIS CURIEUSE.

RIDGE : NON. ÇA NE MARCHE PAS, SYDNEY ! FAIS UN PETIT EFFORT.

MOI : J’AIME L’HALEINE DES CHIOTS.

RIDGE : C’EST MIEUX. JE N’ENTENDS PAS MES PETS, ALORS PARFOIS J’OUBLIE QUE LES AUTRES LES ENTENDENT.

MOI : LA VACHE ! OUI, C’EST LE GENRE DE CHOSE QUI TE MONTRE SOUS UN ANGLE DIFFÉRENT. ÇA DEVRAIT ME CALMER UN BON MOMENT.

RIDGE : TOI, RACONTE-MOI ENCORE UNE, POUR ME DÉGOÛTER AUTANT.

MOI : IL Y A QUELQUES JOURS, EN QUITTANT LE BUS DU CAMPUS, J’AI REMARQUÉ QUE LA VOITURE DE TORI N’ÉTAIT PAS LÀ. ALORS J’AI UTILISÉ MA CLÉ POUR ENTRER CHEZ ELLE, PARCE QUE J’AVAIS BESOIN DE CERTAINES CHOSES QUE J’AVAIS OUBLIÉES. AVANT DE PARTIR, J’AI OUVERT TOUTES LES BOUTEILLES D’ALCOOL ET J’AI CRACHÉ DEDANS.

RIDGE : C’EST VRAI ?

Je fais oui de la tête, parce que j’ai trop honte de taper le mot oui. Il rit.

RIDGE : BON, LÀ JE CROIS QU’ON EST À ÉGALITÉ. ON SE RETROUVE CE SOIR À VINGT HEURES ET ON VERRA SI ON PEUT ENTAMER UNE NOUVELLE CHANSON. SI ON A BESOIN D’INTERROMPRE LA MUSIQUE DE TEMPS EN TEMPS POUR RENFORCER NOTRE DÉGOÛT MUTUEL, N’HÉSITE PAS À LE DIRE.

MOI : D’ACCORD.

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« MOI : POURQUOI TU NE RÉPÈTES PLUS SUR TON BALCON, COMME AVANT ?

 

Question qui me vaut immédiatement un regard, plutôt bref, à vrai dire. Il détourne vite les yeux, d’abord sur mon corps, mes jambes, puis sur son téléphone. 

RIDGE : À QUOI ÇA SERVIRAIT, MAINTENANT QUE TU N’HABITES PLUS EN FACE ? »

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« Salut, coeur. M'entends tu ? Toi et moi sommes officiellement en guerre. »

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MOI:" Ne me remercie pas, Sydney. Je ne le mérite pas. J'ai échoué lamentablement en essayant de ne pas tomber amoureux de toi."

La gorge sèche, j'appuie sur "envoi". Ce que je lui dis là me provoque un sentiment de culpabilité pire que quand je l'ai embrassé. Parfois, les mots peuvent avoir sur le cœur bien plus de poids qu'un baiser.

SYDNEY: "J'avais échoué avant toi"

lepetitmondedeceline.blogspot.fr

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LUI : JE VOUDRAIS SAVOIR COMMENT TU CHANTES LES PAROLES DE MES CHANSONS ALORS QUE JE NE LES AI PAS ENCORE ÉCRITES.

Je me sens rougir jusqu’aux oreilles. Coincée. Il ne me quitte pas des yeux, l’air impénétrable. Comment j’ai pu croire qu’il ne me verrait pas, assise juste en face de lui ? Je n’avais pas pensé qu’il ferait attention à moi, ou qu’il devinerait que je chantais. Jusqu’à ce soir, je croyais qu’il ne m’avait pas remarquée. J’aspire une longue bouffée d’air, je me prends à regretter d’avoir seulement échangé un regard avec lui. J’ignore pourquoi je trouve ça gênant, mais c’est comme ça. À croire que je me suis immiscée dans sa vie privée. J’ai horreur de ça.

MOI : J’AIME BIEN LES CHANSONS ET COMME J’IGNORAIS LES PAROLES DES TIENNES, J’EN AI INVENTÉ POUR MOI.

[...]

LUI : TU VEUX BIEN ME LES ENVOYER ?

Dans tes rêves ! Jamais de la vie.

MOI : JAMAIS DE LA VIE.

LUI : S’IL TE PLAÎT ?

MOI : NON.

LUI : ALLEZ, S’IL TE PLAÎT !

MOI : HORS DE QUESTION.

[...]

RIDGE : D’ACCORD, ON VA FAIRE AUTRE CHOSE. TU CHOISIS UNE DE MES CHANSONS ET TU M’ENVOIES JUSTE CES PAROLES-LÀ. APRÈS, JE TE FICHE LA PAIX. SURTOUT SI ELLES SONT NULLES.

Là, j’éclate de rire. Puis grince des dents. Il ne va plus me lâcher. Je suis bonne pour changer de numéro.

RIDGE : J’AI TES COORDONNÉES, SYDNEY. JE NE VAIS PAS LAISSER TOMBER TANT QUE TU NE M’AURAS PAS ENVOYÉ AU MOINS UNE CHANSON.

La vache. Il confirme.

RIDGE : ET JE SAIS AUSSI OÙ TU HABITES. JE SUIS PRÊT À VENIR TE SUPPLIER À GENOUX DEVANT TA PORTE.

Ouille !

MOI : BON. ARRÊTE AVEC TES MENACES GLAUQUES. UNE CHANSON. MAIS IL VA FALLOIR QUE TU LA REJOUES PENDANT QUE J’ÉCRIS LES PAROLES PARCE QUE JE NE LES AI JAMAIS MISES SUR PAPIER.

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RIDGE : ÇA TE VA ?

MOI : ET TOI ?

RIDGE : C’EST MOI QUI AI POSÉ LA QUESTION LE PREMIER.

MOI : ÇA ME VA, MAIS SEULEMENT SI TU ES D’ACCORD.

RIDGE : AUTREMENT DIT, NOUS VOILÀ COLOCS.

MOI : DANS CE CAS, TU PEUX ME RENDRE UN SERVICE ?

RIDGE : LEQUEL ?

MOI : SI JAMAIS JE ME REMETS À SORTIR AVEC UN TYPE, NE FAIS PAS COMME TORI, NE COUCHE PAS AVEC LUI.

RIDGE : JE NE PEUX RIEN TE PROMETTRE.

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- J'ai échoué lamentablement en essayant de ne pas tomber amoureux de toi.

- J'ai échoué avant toi.

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