Les extraits appréciés par Celila
Sifflant furieusement, Jasper m'a repoussée par terre. Sans m'en rendre compte, je m'étais accroupie, prête à l'attaque.
Car c'était elle : l'humaine que j'avais traquée un peu plus tôt. L'odeur sur laquelle tout mon corps s'était concentré. Le parfum sucré et humide du sang le plus exquis que j'aie jamais pourchassé. J'ai eu l'impression que ma bouche et ma gorge étaient en feu.
Sauvagement, je me suis accrochée à ma raison. Je me suis focalisée sur le fait que Jasper n'attendait que ça, que je bondisse une nouvelle fois pour me tuer. Malheureusement, je n'arrivais pas à m'y consacrer tout entière. J'allais me déchirer en deux à force d'essayer de rester assise.
L'humaine appelée Bella m'a contemplée avec des yeux bruns étonnés. La regarder empirait les choses. Je distinguais le sang qui pulsait sous sa peau fine. J'ai tenté de détourner la tête, en vain : mes prunelles revenaient sans cesse se poser sur elle.
Afficher en entierIl arrive un moment où l'on s'est enfoncé si loin dans la rivière des emmerdements qu'on n'a plus d'autre choix que de continuer à patauger en espérant réussir à gagner la berge opposée.
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J'étais allongé sur mon lit, face à la fenêtre. La lumière de la lune envahissait la pièce, ce qui m'agacait et m'empêcher de m'endormir, alors que je mourrais d'envie que cette journée s'achève.
Ethan.
L'appel avait été si faible que j'ai falli ne pas le capter. J'ai fixée la croisée. Elle était fermée. J'y avais veillée.
Allons, Ethan.
J'ai fermé les paupières. Le loquet de la fenêtre a remué.
Laisse-moi entrer.
Les volets en bois se sont brutalement ouverts. Le vent, bien sûr. Sauf qu'il n'y avait pas le moindre souffle. Me levant, je suis allais regarder dehors. Lena se tenait sur la pelouse, en pyjama. Les voisins allaient s'en donner à coeur joie, et Amma succomber à une crise cardiaque.
- Descends, sinon c'est moi qui monte.
Une crise cardiaque, puis une attaque cérébrale.
Afficher en entier- Entrez ! s'écria une voix joyeuse avec un fond d'accent campagnard.
Aphrodite ouvrit.
- Salut ! Je vous en prie, entrez !
Avec un immense sourire, une jolie fille, blonde elle aussi, se précipita sur nous comme une tornade. Au moment où elle vit Aphrodite, son visage se ferma, et elle se figea.
- Je t'ammène ta nouvelle camarade de chambre, dit Aphrodite d'une voix haineuse en imitant son accent. Lucie Johnson, voici Zoey Redbird. Zoey Redbird, je te présente Lucie Johnson. Je suis sûre que vous allez bien vous entendre.
Je jetais un coup d'oeil à Lucie. Elle avait l'air d'un petit lapin terrorisé.
- Merci de m'avoir montrée le chemin, Aphrodite, dis-je fermement en faisant un pas en avant, ce qui la fis reculer dans le couloir. On se voit plus tard.
Au moment où son expression passait de la surprise à la colère, je lui fermait la porte au nez. Puis je me tournais vers ma camarade de chambre :
- C'est quoi, son problème ?
- C'est... c'est..., fit Lucie.
Manifestement, elle se demandait si elle pouvait me faire confiance. Je décidai de l'aider. Après tout, nous allions habiter ensemble.
- C'est une garce ! m'exclamai-je.
Elle écarquilla les yeux, puis pouffa :
- Elle n'est pas très sympa, ça, c'est sûr !
- Ce qui est sûr, c'est qu'elle est complêtement givrée.
- Mais elle avait raison : nous allons bien nous entendres, Zoey Redbird ! dit-elle en éclatant de rire. Bienvenue chez toi !
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