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Les extraits ajoutés par Keagan

Extrait de la préface par Henry-Luc Planchat:

" Cette anthologie est une sélection de nouvelles parues entre 1971 et 1973 dans une revue trimestrielle L'Aube Enclavée, que j'anime depuis sa création.

Ancien fanzine, regardé à ses débuts avec attendrissement par les autres publications, L'Aube Enclavée s'est ensuite élevée (abaissée, diront certains) au rang de revue semi-professionnelle, s'attirant ainsi les foudres d'une bonne partie des praticiens de la science-fiction française.

(...)

En fait, L'Aube Enclavée est un magasine de fiction spéculative. C'est un terme qui esr encore assez mal vu en France et, dès qu'on le prononce, beaucoup pensent aussitôt "nouvelle vague, snobisme ou divagations d'écrivaillons incapables de produire de la bonne et authentique science-fiction". C'est une réaction aussi déplorable que celle des gens qui, entendant "science-fiction", s'exclament "ah-oui-ces-histoires-avec-des-monstres-verts-et-des-fusées-spatiales!"

(...)

Ceci dit, il n'est pas tellement aisé de donner une définition à la fiction spéculative. Samuel Delany a écrit: " Toute fiction est spéculative", et Alexei Panshin précise qu'il la considère comme "une forme imaginaire qui utilise des mondes éloignés, caractérisés par la distance ou la différence, comme base d'un récit romanesque et didactique". Je leur laisserai le dernier mot sur ce sujet.(...) "

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"Mais moi, je suis moi, et je ne subordonnerais pas mon goût aux jugements unanimes du public. Si je n'aime pas une chose, je ne l'aime pas, voila tout; et rien au monde ne me feras l'aimer, parce que la grande majorité de mes contemporains l'aime, ou fait semblant de l'aimer. Mes goûts et mes aversions ne suivent pas la mode."

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« C’est aussi nécessaire, j’allais dire vital, mais il ne faut pas exagérer, que de respirer »

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Extrait ajouté par Keagan 2011-03-09T14:18:01+01:00

Les dix premières lignes:

"La plupart des gens se contentent de faire ce qu'ils ont toujours fait : aujourd'hui sera comme hier, et demain ça continuera. C'est comme ça pour moi. Je gagne un salaire de misère dans un sale boulot. Dès que j'ai un sou en poche, je peux refuser les tâches vraiment répugnantes et accepter celles qui le sont moins, et alors j'en conçois une certaine estime pour moi-même, aussi vaine et dépourvue de sens que tous les autres sentiments que j'éprouve. Et toujours, comme tous les gens de mon espèce, je rêve que l'impossible va se produire.

S'il n'arrivait jamais rien, l'existence serait absurde. Moi, j'ai eu de la chance, au moins une fois dans ma vie — et c'est déjà beaucoup — il m'est arrivé quelque chose : Sylvia West est entrée dans ma vie et je suis entrée dans la sienne (…)"

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* « Car le grand navire était un voilier du soleil. Il ressemblait à une fleur, à une immense corolle épanouie, brillante et circulaire, de plusieurs kilomètres de diamètre. Cette fleur était une voile. Elle ne rappelait guère les voiles carrées ou triangulaires dans lesquelles venaient s'engouffrer les vents de la Terre. Il n'y a pas le moindre souffle de brise dans l'espace. Le seul vent qui existe dans le vide est émis par le soleil : c'est la lumière. » (éd. J'ai Lu, p. 6).

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