Les extraits ajoutés par editions-112730
Célébrer la vie humaine et partager les moments joyeux de la naissance de l'homme est la meilleure façon de dire merci à Dieu .
C'est dans cette perspective de joie que nous soulignons que la première partie de notre recueil poétique présente les poèmes qui montrent que chaque homme, chaque femme mérite qu'on célèbre sa vie. Ces poèmes sont des instants d'amour et de joie offerts à l'homme dans ses moments précieux.
Ma pensée manifeste la gratitude et l'émerveillement devant la vie.
Afficher en entierLa Tshopo sous la table de ses fils », des mots qui expriment à la fois l’amertume, le désarroi, le désespoir, un avenir compromis, un malheur enraciné dans un terroir dont les habitants aspirent pourtant à un envol prometteur pour un avenir radieux et plein d’espoir en faveur de la population.
En effet, il apparait souvent surprenant qu’un territoire naturellement béni, pour une population dynamique, paisible et entreprenante, présente une tendance générale vers la dégradation, telle est l’image actuelle de la province de la Tshopo.
La province de la Tshopo est une entité de la
République Démocratique du Congo qui regorge, plus que certaines de ses provinces-sœurs, des potentialités naturelles et humaines de haute qualité mais elle apparait souvent non compétitive.
Afficher en entierCHAPITRE III – LE DÉPART POUR MPANGA
Je n’oublierai jamais le jour où nous avons quitté Colonel Béa. Le soleil était déjà haut dans le ciel, mais pour moi, l’atmosphère semblait lourde, comme si le ciel lui-même pressentait qu’un départ important était en train de se produire.
Notre maison, avec ses trois portes et les rires d’enfants qui l’habitaient autrefois, restait derrière nous. Elle était devenue silencieuse, semblable à un témoin impuissant de ce qui se jouait.
Maman répétait : « Ce n’est que pour deux mois, Kina. Juste le temps que les choses s’arrangent. »
Mais au fond de son regard, je voyais qu’elle n’y croyait pas vraiment. Et moi non plus.
Nous allions vivre chez nos grands-mères, à Mpanga, dans la commune de Kimbanseke. Ce nom, je l’avais déjà entendu à plusieurs reprises, mais il n’était pour moi qu’un mot lointain, sans forme ni visage.
Ce jour-là, il devint un lieu bien réel, rude et poussiéreux, un endroit où j’allais apprendre à grandir trop vite.
Pour atteindre Mpanga, il fallait d’abord traverser la rivière Nsanga, une rivière capricieuse, tantôt paisible, tantôt boueuse après les pluies.
Afficher en entierLe récit retrace le chemin d’un père confronté à la perte tragique de son fils Énoan, un bébé de trois mois et vingt-neuf jours. La douleur, immédiate et écrasante, l’envahit dès l’annonce de la mort, transformant chaque geste et chaque souffle en une épreuve. Face au silence de Dieu, aux absences des proches et aux injustices du monde, il se retrouve seul à porter son deuil.
Dans cette solitude, il découvre le dialogue avec le vide : une prière intime, silencieuse, où il parle à Énoan et ressent sa présence à travers un souffle d’amour et de guidance. Ce lien invisible devient une source de réconfort et de lumière au milieu de l’ombre. Peu à peu, la douleur se transforme en compréhension : la perte ne signifie pas la fin du lien, mais l’ouverture à une nouvelle forme de vie et d’amour.
À travers le processus du deuil, le narrateur apprend la fragilité et la grandeur de la vie, réalisant que l’intensité d’un souffle peut marquer plus qu’une existence entière. La mort d’Énoan devient une leçon sur l’amour inconditionnel, l’importance de l’instant présent et la capacité à transformer la souffrance en lumière et en témoignage.
Enfin, le récit explore la reconstruction intérieure, où le pardon et la foi deviennent essentiels. Pardonner à la vie, aux hommes et même à Dieu pour son silence permet au père de renaître spirituellement, de trouver la résilience et d’honorer la mémoire de son fils à travers ses actions et son regard sur la vie. La douleur reste présente, mais elle devient matière première pour l’amour, la foi et la transmission de lumière.
Afficher en entierMIROIR DE SAGALLOU
À travers nos vers,
Qui brillent comme un fragment de verre,
Se révèle la beauté de Sagallou.
Chaque mot, chaque ligne, un miroir subtil
Où son éclat scintille, doux et fragile.
Nos poèmes sont des vitrines
Reflétant la grâce de Sagallou avec élégance :
Des paysages envoûtants,
Des plages dorées,
Des montagnes majestueuses.
Ô Sagallou, douce étoile, éclatante,
Ton nom devient indélébile dans chaque ligne.
Mes mots, tels des éclats de verre,
Capturent ton essence et ta lumière discrète.
Ton âme reste douce et magnifique.
Ô Goda, Monts-Goda,
Écho de tendresse que l’univers entonne,
Dans chaque vers ton amour résonne
Comme une mélodie de joie : Goda, Yi Goda.
Le reflet d’une vie, une douce harmonie.
Afficher en entierLE JOUR OÙ TOUT S’EST CASSÉ
J’avais trois ans. Un âge où, normalement, un enfant ne comprend pas ce qui se passe autour de lui. Mais il ressent tout.Et moi, j’ai ressenti le choc. Le divorce de mes parents n’a pas été qu’une histoire d’adultes. C’était une explosion silencieuse dans mon petit monde. Ce n’était pas juste la séparation d’un homme et d’une femme, c’était l’effondrement de mes repères, la rupture de la base de ma sécurité. Et il y a une scène que je n’oublierai jamais. Le jour où mon père a décidé de partir, j’ai vu ma mère fondre en larmes. Ce n’était pas juste une femme qui pleurait un mariage brisé. C’était une mère, face à l’équation cruelle que la vie venait de lui poser : "Dans une ville étrangère, sans emploi stable, sans famille proche, avec cinq enfants dont l’aîné n’a que 11 ans comment vais-je m’en sortir ?"
Afficher en entierChaque jour, soyons toujours à la quête de notre liberté. Elle n’est pas loin cette liberté, elle est en nous, elle n’attend que nous pour nous libérer. La voie de la liberté est en nous : Nous sommes déjà les médecins. La liberté naît en prenant conscience, et se fortifie en refusant de rester dans les mêmes conditions. Sans courage, on reste esclave . Quand la peur domine, l’esclavage s’éternise. Quand on manque de détermination, nos tyrans gonflent . La liberté est un choix, c’est celui des audacieux. S’il y a de la liberté financière, il y a aussi de l’esclavage financier. On n’est pas obligé de rester coincé, on peut tout si la décision est forte ....
Afficher en entierKizola venait tout juste d’obtenir son diplôme d’État au Collège Mokonzi, dans la section biologie-chimie. Ses parents, fiers mais prudents, n’avaient pas attendu longtemps pour lui parler de son avenir.
Son père, homme rigoureux, lui avait dit un soir, en posant une main ferme sur son épaule: — La médecine, fils. C’est ce qu’il te faut. Mais pas ici. Kinshasa… ce n’est plus une ville, c’est une tempête.
Kinshasa. Sa ville. Son vacarme. Son désordre. Sa foule ardente et ses rues couvertes de poussière. Ses embouteillages interminables et ses promesses trop grandes pour être vraies.
Afficher en entierAu coucher du soleil, la plage se transforme en un spectacle magique, alors que le ciel s'embrase de teintes dorées et roses, peignant un tableau éblouissant au- dessus de l'océan. Les amoureux se promènent main dans la main le long du rivage, capturant l'instant avec leurs appareils photo, tandis que les derniers rayons du jour disparaissent lentement à l'horizon, laissant place à une nuit étoilée pleine de promesses. Ces moments de sortie pédagogique et des journées Culturelles sont des périodes propices et occasionnelles pour chaque fille de la classe de Austin ou les filles venant d'autres classes appelaient pour prendre des Images avec lui. Certaines filles qui n'hésitaient pas à luiprouver ou manifester leur amour en galéjade.
Afficher en entierJE ME RÉVEILLE ÉPUISÉ
Le jour s’éveille, mais mes yeux se refusent,
L’amour grandit encore dans mon cœur déçu.
L’heure avance, mais mon corps se repose,
Et ma force s’épuise, sans soutien, abattue.
Une lourdeur pèse sur mes paupières closes,
Comme le poids d’une main qui écrase ma poitrine.
Un voile de fatigue, une ombre silencieuse,
Et je cherche, en vain, la foi dans la source divine.
Là où j’étais, je ne cesse de m’interroger,
Le lit, autrefois refuge, devient un piège amer.
Le sommeil fuit, laissant le vide me hanter,
Ajoutant au fardeau les drames de l’ancienne mère.
Chaque muscle proteste, chaque fibre se recroqueville,
Un combat muet, une guerre sans bataille.
Je me lève brisé, le corps malade et fragile,
Une blessure que nulle main jamais ne répare.
Je me traîne hors du lit, l’esprit embrumé,
Pensant à elle, mon étoile en cachette.
Les pas sont lourds, le cœur lent, sans aimée,
Et la douleur se cache derrière l’ombre d’une cadette.
Un sourire forcé ouvre une journée trop longue,
Où la fatigue règne et le repos est douloureux.
Nous tournons les pages d’un livre qui se prolonge,
Mais j’écris doucement, intérieurement malheureux.
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