Les commentaires appréciés par mandarine123
[Lu en VO]
Tout juste la moyenne, pour la prose, le dynamisme de l'intrigue et l'univers dark academia. Ces trois éléments étaient parfaits.
Le reste ? J'ai détesté.
Car ce roman aura vraiment eu le don de me faire douter tant de mes capacités d'analyse que de compréhension écrite. Il soulève tellement de questions, sur les convictions personnelles de l'autrice, sur la teneur réelle des messages soi-disant militants que son œuvre renvoie, sur le véritable public auquel celle-ci s'adresse... Et nous parlons d'un livre monstrueusement populaire à l'échelle anglophone. Je n'ai pas lu le même livre. C'est impossible.
→ Déjà parce que je croyais lire un pamphlet à la Babel de RF Kuang, qui dénonce le sexisme institutionnel, le racisme systémique, et l'impérialisme culturel d'un état colonial. Et techniquement, ce livre le fait ; or, l'intégralité de sa réflexion se repose sur le concept du "white savior" (sauveur blanc) et d'une vision d'un féminisme manichéen à deux vitesses, fondamentalement exclusif. L'autrice saupoudre l'ensemble d'une dose de romance nauséabonde de type "oppresseur/oppressé" où l'autrice ne remet PAS UNE SEULE FOIS en question les dynamiques de pouvoir et de domination entre les deux protag concernés.
Bref, comment ne pas tomber amoureuse ? *roulement d'yeux*
→ Blood Over Bright Haven possède pourtant d'excellentes bases. L'univers est créatif et immersif, la plume excellente (du moins en anglais), on ne s'ennuie jamais et l'autrice parvient à insuffler une tension dramatique très satisfaisante lorsque cela est nécessaire.
Mais clairement ne s'improvise pas RF Kuang qui veut (les 2 livres étant très similaires) et l'autrice ne maîtrise pas le quart des sujets auxquels elle s'attèle, pour moi. Elle les exploite de manière constamment simpliste et maladroite, véhiculant de fait des propos au mieux contradictoires, au pire, très TRES discutables. On pourrait croire l'inverse, à première vue. L'autrice explicite de façon très efficace les mécanismes de la pensée colonialiste. Sauf que si vous grattez sous ce vernis académique et que vous prenez le temps de véritablement interroger le texte (bref, de réfléchir) on s'aperçoit vite que l'ensemble du propos manque de finesse, de maîtrise, et de clairvoyance.
→ Le sexisme, par exemple, est dépeint dans ce bouquin d'une façon ridiculement caricaturale, qu'on pourrait résumer par "haaaaaaaan, le monsieur il a dit un truc MiSoGyNe". L'autrice semblait suivre une liste de toutes les actions et phrases les plus évidentes, de "t'as tes règles" à l'agression sexuelle qui n'est là uniquement parce qu'apparemment, on ne peut pas parler de sexisme sans que la protag frôle le viol au moins une fois. Et en soi, OK. C'est important de parler de ces sujets, de les nommer, même de façon aussi ostentatoire. Mais ici l'autrice n'offre aucun contexte à ces comportements, et ne les challenge pas spécialement non plus. Sa définition du féminisme semble se baser sur des fondations que j'ai trouvé profondément conservatrices, où l'on prône grosso modo l'émancipation des femmes sans pour autant remettre en question les rôles traditionnellement genrés auxquels la société les cantonne. Or, moi, lire que "les hommes sont machos parce que ce sont des hommes", ça me saoule. Surtout dans un bouquin qui prône une certaine profondeur intellectuelle.
→ Quant à la question du racisme et des oppressions des minorités, un autre thème phare du roman, ce n'est pas mieux. Ces 2 questions sont réduites à des interrogations annexes, faute de perspective extérieure, l'héroïne ne rencontrant que DEUX personnages marginalisés au rôle +/- d'ampleur. L'une est une gamine, l'autre le love interest, qui passe son temps à justifier/encenser/excuser les actes et paroles moralement répréhensibles de l'héroïne. En terme de représentation, comme de dénonciation, j'ai lu beaucoup mieux. Mais bon. Il paraît que le racisme, c'est mal, ok.
→ Et enfin, le gros, GROS point noir, pour moi : Sciona, l'héroïne. Alors, oui, on comprend ce que Wang a voulu faire avec cette personnage. Sciona est volontairement ambiguë, détestable, voire pourrie jusqu'à la moelle en raison de son entêtement, ses préconceptions xénophobes, élitistes - bref, une jeune femme méprisable. Sauf qu'à aucun moment, elle ne remet en doute ces préconceptions. Elle n'évolue jamais vraiment, malgré ce que l'autrice essaie de nous faire croire. Pas même lorsque la grande révélation se produit, instant par ailleurs présenté comme crucial tant pour l'évolution de Sciona que pour l'histoire, cette imbécile réussit à en faire une histoire personnelle, dénigrant ou dévalorisant les innombrables implications de cette révélation sur son entourage, son passé, son avenir. Ses convictions racistes ne varient pas d'un iota, son fanatisme religieux non plus. Et oui, d'accord, elle s'adoucit au contact de Thomil, l'un 2 personnages marginalisés cités plus haut. Mais ce changement d'attitude découle uniquement du fait qu'elle veut se le taper. Thomil "est différent", comprenez. Et la fin du bouquin ne change en aucun cas mon opinion (bien au contraire).
Bref, pour moi, Sciona incarne à merveille la femme blanche qui s'improvise féministe et militante seulement quand cela l'arrange. Thomil aurait dû être le véritable protagoniste de l'histoire, et non pas juste un vulgaire faire-valoir victime du syndrome de la servitude volontaire. Sa romance avec Sciona décrédibilise l'intégralité de son impact dans l'histoire.
→ Et je pourrais continuer pendant des heures. J'ai vraiment détesté ce roman. Trop d'éléments m'ont dérangé, trop de thématiques traités avec les pieds, trop de prévisibilité, trop de malaise.
Il s'avère incroyablement problématique, justement parce qu'il prétend ne pas l'être. Ce genre de "militantisme" trompe-l'oeil prétend dénoncer un système qu'en réalité, il renforce et perpétue, malgré lui. Je ne pense pas que l'autrice l'ait fait exprès, mais clairement, elle ne maîtrise pas les sujets qu'elle aborde - ou alors, elle pense vraiment ce qu'elle écrit, et je ne sais pas si ce qui est le pire. Je préfère ne pas le savoir.
Afficher en entierLe roman à message est un art difficile, si les ficelles sont trop grosses : ça ne passe pas. Et là, comment dire… elles sont énormes, des câbles de télécabines ! Et pourtant, c’est plutôt bien foutu et je me suis laissé séduire (pas même coupable) comme par un bon film de Noël.
Alors, oui : le livre porte très bien son titre !
Pourtant, en reprenant la même thématique, Camille Emmanuelle propose ici une mise en abyme de sa Lettre à celle qui lit mes romances érotiques et qui devrait arrêter tout de suite. Un message d’autant plus pertinent aujourd’hui, avec la mode (franchement questionnable) de la dark romance chez les adolescentes.
Sus aux stéréotypes mascu avec Cucul !
Un livre à conseiller les yeux fermés à tous les ados et même aux plus grand-e-s !
noid.ch
Afficher en entierQuelle claque !! Moi qui m’attendais à de la romance pour le coup j’étais complètement à côté de la plaque (c’est ça d’acheter les livres sans lire l’arrière de couverture)
C’est un ouvrage tellement drôle et féministe, qui porte un regard original et décomplexé sur la sexualité et le corps. On le distingue par son style direct, provocateur, et son approche pleine d’autodérision.
C’est une véritable surprise et une vraie leçon ! Camille Emmanuelle aborde les tabous, les pressions sociales et les injonctions faites aux femmes concernant leur apparence et leur comportement, notamment en matière de désir, de plaisir et de relations. Elle cherche à nous réconcilier avec notre corps tout en dénonçant les clichés et stéréotypes.
Ce livre est clairement une leçon de vie ; les thèmes abordés nous concernent en première ligne. On y parle aussi de la consommation littéraire dans le rayon romance, avec des lectures souvent peu adaptées à l’âge des lecteurs. La “dark romance” y est particulièrement abordée, montrant des jeunes de 15-16 ans lisant des romans avec des avertissements de contenu trop intenses et problématiques pour leur âge. La violence romantisée y est pointée du doigt ! Il y a également une grande ouverture sur le travail des auteurs : la pression qu’ils subissent, le travail de réflexion et d’analyse, et les attentes des éditeurs.
En résumé, Cucul est un livre qui nous invite à réfléchir sur la libération des mœurs, l’acceptation de soi et même notre façon de lire, d’une certaine manière - surtout quand on se focalise sur la romance et annexes. Il mêle légèreté et profondeur avec beaucoup de bienveillance.
Afficher en entierje n'étais pas très convaincu au tome 1 de Persephone, mais la non je n'irais pas plus loin dans la saga. Ecriture trop ados pour un livre avec autant de smut. Il connais Persephone depuis peu mais alors qu'il a des millier d'année on dirais qu'il n'a pas eu de vie avant, il pense h24 au s** , jusqu'à se finir chez persephone Spoiler(cliquez pour révéler)quand il cuisine et que Lexa propose de regarder un film. WTF , vraiment j'ai pas pu il est insupportable. déplus tous ce qu'on a vu chez Persephone on le revoit, en général quand il y a plusieurs POV on voit d'autre moment, d'autre bout de conversation ... Long pour le peu de ce qu'on a de l'histoire annexe
Afficher en entierSi vous avez déjà lu Hadès et Perséphone et que vous avez moyennement aimé l'aventure, je vous conseille vivement de passer votre chemin. Ce bouquin n'apporte strictement rien de plus, voire peut achever de vous plonger en désamour avec la saga.
Côté intrigue, on retrouve le même univers et on n'a pas de folle révélation.
En fait, l'intrigue est tellement pauvre qu'elle se limite à : baise, "queue" et "verge". Sérieux, Hadès n'a que ces deux derniers mots à la bouche. Un peu, ça peut avoir son charme, mais là, c'est hyper répétitif et carrément vulgaire, à force. Pourtant, il aurait été intéressant de creuser plus loin. Hadès est un personnage qui est entouré de mystère avec tout ce qu'il a dû vivre. Mais non. À partir du moment où il rencontre Perséphone, il ne pense plus qu'avec sa bite. Difficile de s'attacher à lui dans ces conditions. Difficile aussi de ne pas plaindre Perséphone. Plus superficiel, comme relation, tu meurs.
En bref, il s'agit d'une lecture dont j'aurais mieux fait de me passer.
Afficher en entierAlors j’ai attendu avec hâte la traduction du point de vue de Hadès. Après ma lecture du tome 1 de Hades et Persephone, je suis tombée en adoration du personnage de Hadès et…. Je suis très déçue. Je rejoins un avis qui dit qu’on a l’impression que la relation entre les deux protagonistes n’est basé que sur le sexe, c’était lourd. Tout le long du livre, Hades ne pense qu’à coucher avec Persephone et tout cela écrit de manière vulgaire, ça m’a gâché le livre de lire toutes les deux pages des « verges » ou encore « queue ». On a quelques pages inédites mais je n’ai vraiment pas été emballé pour autant. Pour moi c’est totalement fini avec cette saga.
Afficher en entierSenna se voit expedier dans un pensionnat en Alaska après une crise de colère.
Elle y rencontre Ian, un garçon aussi attirant que mystérieux.
Et elle va aussi se rendre compte qu'elle n'est pas une ado comme les autres...
Quel mystère sa famille a absolument tenu à lui cacher ?
Alors... Je suis mitigée en finissant ce livre.
Gros point positif : il se lit vraiment très bien, c'est fluide, ça se lit tout seul.
Maintenant, la première moitié est quand même assez longue, lente et peu intéressante, si je suis honnête.
La seconde partie, le rythme est plus soutenu, l'action au rendez-vous et l'histoire avance.
Senna n'est pas un personnage qui m'a plu réellement, je ne sais pas trop expliquer pourquoi. Sûrement son inaction au début, elle a un problème physique, elle se doute qu'on lui cache des choses, mais ne cherche aucune explication... Qui fait ça ? Secoue toi les miches ma grande non ? Mdr. Pareil, elle a changé après le décès de sa mère, mais va redevenir toute mignonne en deux pages, mouais, le réalisme toussa toussa...
Ian c'est un peu pareil, on creuse à peine son personnage je trouve, et c'est dommage, y'a des moments qu'il soit là ou non ben c'est du pareil au même lol.
Leur relation manque un peu de fluidité aussi, d'attirance, d'alchimie, bon après c'est du YA donc forcément pas une romance love to love attractive adulte lol.
Par contre en personnages j'ai beaucoup aimé Jessie et Sam, elles sont attachantes et drôles ! Et donc ça a eu le mérite de relever un peu mon intérêt pour l'histoire !
Pour la partie fantastique, j'ai trouvé ça sympa, bien que déjà vu certes, c'était intéressant à suivre et plutôt bien fait.
La fin, bon, sympatoche, sans plus.
Je ne vais honnêtement pas lire la suite, ça ne m'a pas assez plu pour que je m'y penche, mais bon, pas grave, ça arrive.
Bref, bien que ce soit en demi-teinte lol, je me répète, ça se lit super bien, c'est cool pour une lecture légère sans prise de tête finalement !
Afficher en entierJe croyais que c'était un livre très enfantin, parce que le résumé (qui n'est pas le même que celui ci-dessus, que je vient de trouver sur le site Nathan) était comme une mini-fiche d'identité de Cherry comme on peut en trouvé sur des livres enfants.
Mais ma sœur (eh oui! Encore!) se l'est achetée donc je l'ai lu. Et en fin de compte j'ai adoré! Ne vous attendez pas à de la grande littérature, ni à de l'action, si vous lisez pour ça, ne vous le procurez pas...vous serez déçu.
Mais, moi, j'ai aimé, ça change de mon univers de fantastique et puis "Cœur Cerise" c'est vraiment l'image parfaite que je me fais d'un livre pour les vacances. Si je pouvais décrire ce livre en un mot se serait "coloré", coloré comme la couverture du livre, comme ce contraste de personnages, plus attachants les uns que les autres (on oublie Honey).
Puis, même si l'histoire fait un peu déjà-vu, j'ai adoré!
La fin est trop, surtout dans la grotte (je n'en dirais pas plus, mais si certains d'entre vous l'ont lu, ils me comprennent! )
Afficher en entierPremier livre de mon autrice préféré que je n'ai pas plus apprécié que cela. L'idée est bonne, et cela aurait plus me plaire car j'aime bien les ambiance un peu spooky, les ombre ect... Mais le début a été affreusement long, puis une fois arrivé au manoir, ben il ne se passe pas grand chose. Toute l'action se passe à la fin de livre, mais j'ai été déçut par le résultat de leur mission une fois revenu de l'autre coté, et je trouve qu'il n'y a pas vraiment de résolution de l'histoire. Au final, ils sont tous dans la même panade qu'au début du livre...
Bref, j'ai été déçut, mais cela reste tout de même un bon livre bien écrit et interessant.
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< Du ciel au Sel, de la mer à la terre, on largue les amarres, c'est la fin de nos histoires. >
Une histoire d'amitié, pleine de magie, de révolte et de poésie, ça vous tente ? Si oui Sel est disponible dès aujourd'hui !
On suit Nami, Calist, Elian. Trois amis, trois parcours et trois destinées qui se croisent et s'entrecroisent. Nami fait parti d'un peuple nomade détenteur de la magie du sel '' Les mouvantes '', Calist est une orpheline qui a intégré les forces armées, Elian essaie de joindre les deux bouts en Maurane, alors que le peuple brûle de se soulever.
Lorsque Nami reçoit l'Appel, se voit gratifier d'un avenir à la tête de son peuple en même temps que sa cousine. Sa vie change. Son regard sur le monde se voit également refaçonné, elle perçoit les difficultés qui incombent à son nouveau rôle et se sent limitée par sa grand-mère qui est encore cheffe. La compétition avec sa cousine n'aide pas, les retrouvailles avec ses amis non plus... L'ambiance pesante dans cette ville encore moins.
C'est un roman qui parle de l'individualité dans la collectivité, qui montre les limites de l'empathie quand notre regard est forgé par notre passé et notre présent qui sont différents de ceux de nos proches. Sur la façon dont l'amitié peut abolir les frontières, même quand c'est très difficile.
Sel est le second roman que je découvre de l'autrice, sa plume est toujours aussi unique et agréable, on voyage au gré des pages. On s'émerveille de la magie du sel, on se révolte et se rebelle. J'ai adoré suivre Nami, la voir pleine de rage, de tristesse, d'espoir. La légère romance est aussi agréable. Elle ne prend pas de place, mais elle est là.
J'aurais aimé plus de temps avec nos amis, que ce soit au niveau du nombre de pages, parce que j'ai adoré l'univers et qu'on ne dit jamais non à un petit rab. Mais aussi pour le fond de l'histoire, plus de passages à trois, peut-être des flashbacks de leur passé, il m'a manqué un peu de l'élan d'amitié du trio. Pour autant je l'ai adoré
Alors, allez-vous céder à la tentation ?
< Le Sel a toujours imposé ses couleurs. >
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