Les extraits ajoutés par pujols
James resta un moment déconcerté face à cette rage incompréhensible.Mais elle ne se calmait pas.Au contraire. Lorsque Donald eut fini de mettre la chaise en pièces, il envoya violemment les morceaux valdinguer dans tous les sens. Puis il commença à renverser les tonneaux vides. Leur donna des coups de pied, les jeta les uns contre les autres dans un bruit sourd. Puis il ramassa les morceaux de la chaise et les balança dans la pièce. Un morceau toucha le mur, tout près de la fenêtre. Maintenant, c'en était vraiment trop. Cela commençait sérieusement à ressembler à une mutinerie.
Afficher en entierLe camion traçait en roulant une ligne qui séparait la plaine en deux : d’un côté, l’Occident, Parker et le passé, de l’autre, l’Orient, avec Maytén et l’avenir, mais il suffisait d’un léger virage pour que les moitiés se mêlent comme un jeu de cartes, alors il restait d’un côté Maytén, le passé et l’océan, et de l’autre les montagnes, Parker et l’avenir. Et ainsi, virage après virage, les deux parties se combinaient comme des ingrédients malaxés qui pouvaient se changer en pain, ou former une pâte immangeable.
Afficher en entierTout comme les fèves surgelées, maman commence à se ramollir. Elle laisse tomber des choses par terre et nous le reproche. Aujourd’hui, j’ai prié cinq fois le Notre Père. Les deux dernières, les yeux ouverts de façon à en garder un sur tout ce qui m’entourait. J’espère que Jésus me comprend : les vaches ne dorment-elles pas les yeux ouverts pour éviter d’être prises au dépourvu ? Je ne peux m’empêcher d’avoir toujours plus peur de tout ce qui m’attaque par surprise le soir venu : ça va d’un moustique jusqu’à Dieu.
Afficher en entierTout à coup, je prends conscience de ce qui se passe. Tout ce qui relève d’un passé assez récent semble tomber à sa place, toutes ces fois où on a été fragiles.
– C’est encore l’une des plaies de l’Exode, il ne peut pas en être autrement. La différence, c’est qu’elles nous tombent dessus sens dessus dessous. Tu comprends ?
– Qu’est-ce que tu veux dire ?
– Eh bien, tu as saigné du nez si bien que l’eau s’est transformée en sang. On a eu la migration des crapauds, des poux à l’école, la mort du premier-né, les mouches des étables autour du tas de fumier, une sauterelle écrasée sous le sabot d’Obbe, des cloques sur ma langue à cause de l’œuf sur le plat et enfin de la grêle.
– Et tu crois que c’est pour ça qu’on a maintenant la peste bovine ? me demande Hanna, l’effroi sur la figure.
Afficher en entierTel qu'il est, il est déjà maigre à faire peur... Les démons, dit-elle, ont le visage de ce qu'ils mangent... On lui voit les dents à travers les joues... Les forces, dit-elle, c'est dans la gamelle qu'on les trouve...
Afficher en entierJe te souhaite autant d'aphtes sur la langue qu'il y a eu de petits trous dans tous les pais azymes que les juifs ont fait depuis qu'ils sont sortis d’Égypte, espèce de bâtard !
Afficher en entierLa caméra à l'intérieur du frigo était braquée sur moi. J'ai eu de la peine à ouvrir l'emballage de mon sandwich.
Afficher en entierUn jour par exemple, des billes de métal en fusion chantaient devant la projection d'une vidéo en hologramme montrant la fabrication de certains objets avec des rouages qui s'emboîtaient tout seuls en volant.
Afficher en entierAmour, votre promesse et votre louange n'apportent qu'une vie misérable. J'ai eu tort de croire en vos paroles ; quelle déception, quelle tromperie que vos promesses dont aucune n'a été réalisée pour moi. Amour, pourquoi êtes-vous si changeant ?
Afficher en entierBatara Kala avait projeté Annelies à distance lointaine de nos vies et j’avais moi-même été précipité dans d’autres directions. Plus nous étions malgré nous éloignés l’un de l’autre, plus la forme que prendrait notre avenir nous échappait. La faille qui se creusait de jour en jour entre nous m’avait cependant amené à comprendre une chose : une personne telle
Annelies, capable d’un amour aussi profond, ne pouvait être une simple poupée fragile. En outre, elle était peut-être la seule femme à m’aimer d’amour pur. Plus Batara Kala allongeait la distance qui nous séparait, plus s’avivait en moi la conscience de l’aimer d’un amour véritable.
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