Les extraits ajoutés par valdi
Assassinats de dirigeants étrangers, coups d’État, trafic d’armes et de drogues, soutien à des groupes terroristes ou à d’anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d’armes chimiques... Depuis sa création, la CIA n’a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd’hui révolus. Ce livre montre qu’il n’en est rien.
Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l’Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d’approcher la vérité : témoignages d’acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d’enquête.
On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l’on croit connaître (comme l’assassinat d’Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l’Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale, l’essor d’Al-Qaïda ou la lutte contre Daech.
Afficher en entierJe me suis demandé si c’était là le grand danger des retrouvailles : découvrir qu’on n’occupe pas une place aussi essentielle dans la mémoire des autres que celle qu’ils occupent dans la nôtre.
Afficher en entierL’ennui était un état naturel pour nous, mais la solitude était taboue, et tout en pédalant sans les mains, je tentais d’afficher un air mystérieux et solitaire, l’air d’un franc-tireur qui n’a besoin de personne. Sauf, que chercher à ne pas paraître seul, quand vous l’êtes, cela exige un grand effort ou, à l’inverse, de paraître heureux quand vous ne l’êtes pas.
Afficher en entierSergueï Jirnov est un ancien espion du KGB, François Waroux a été officier traitant à la DGSE. Le premier a opéré au sein du service des « illégaux » pour l’URSS, notamment pour infiltrer l’ENA, le second a agi sous couverture à travers le monde au nom de la France. Après avoir longtemps œuvré dans l’ombre pour deux camps opposés, ces deux officiers supérieurs ouvrent dans ce livre un dialogue sans tabou sur leur carrière au sein des services secrets. Pour la première fois, un espion russe et un officier français confrontent leurs expériences, leurs analyses et les méthodes utilisées par leurs pays respectifs. Ils révèlent les secrets du travail sous couverture, les techniques de surveillance, les manipulations, mais aussi les angoisses quotidiennes et les cas de conscience qu’impliquent de telles professions. Loin des clichés des films hollywoodiens, ce livre lève le voile sur la réalité des services de renseignement, brisant un à un les mythes en la matière pour leur substituer une face cachée bien plus complexe. De la guerre froide à la guerre technologique, en passant par les nouvelles menaces qui frappent le monde, ces deux grands témoins n’éludent aucun sujet dans leurs échanges. Un voyage d’Est en Ouest pour découvrir le vrai visage de la raison d’Etat.
Afficher en entierSharko se rendit compte à quel point l'équilibre de la société était fragile. Elle reposait sur un lit de sable que la nature, celle qu'on avait trop tendance à oublier, pouvait ébranler à tout moment. Le jour où elle aurait décidé de reprendre ses droits, où elle en aurait assez de la négligence des hommes, elle lâcherait un grand fléau qui balaierait l'humanité aussi facilement qu'un claquement de doigts. La Terre continuerait à exister, mais sans nous. Et ça ne l'empêcherait pas de tourner.
Afficher en entierNous, les flics, on est comme des hamsters qui courent dans des roues. On s’arrête de temps en temps pour décortiquer une petite graine, on l’avale et on se remet à courir. Mais en définitive, on n’avance pas, et les petites graines semblent toujours aussi nombreuses devant nous.
Afficher en entierLes études sur le genre exercent une salutaire vigilance : lorsqu'on parle de biologie, c'est souvent pour faire passer en force des valeurs ; une puissance de contrainte pèse sur les individus au nom des prétendus "faits" biologiques. Ainsi, loin de proclamer que tout est contingent ou d'inviter à transgresser et subvertir dans la joie, une bonne part des études sur le genre soulignent au contraire les étouffants effets de contrainte exercés au prétexte d'une nécessité dite "biologique" : l'appel à de prétendus "faits biologiques" a toujours été une terrible arme politique visant à domestiquer les individus et annihiler toute résistance. Ainsi comprises, les études sur le genre sont un instrument de salut public, un outil essentiel de réflexion démocratique sur les effets du discours biologique.
Afficher en entierL'espoir est semblable à un reflet aquatique. Un instant il est là, puis il disparaît soudain, voilé par les rides des circonstances versatiles. Malgré cette disparition brutale, il laisse dans son sillage un parfum ténu et se blottit dans les tréfonds de la conscience pour, quelque temps plus tard, à la faveur d'émotions apaisées, réapparaître sous un de ses nombreux masques. Dans ces instants fugaces prédomine l'impression d'avoir retrouvé une chose perdue depuis longtemps. Quelque chose que l'on peut perdre à tout instant. Dans un cycle sans fin.
Afficher en entierMais la liberté, ça fait aussi parfois très mal dans la poitrine, surtout le soir, quand on est tout seul dans son lit avec ses souvenirs et ses doutes, et en fond d’écran l’image qui s’estompe de la fille que l’on a aimée avant même de la connaître.
Afficher en entierQuand le soir tombe, le jeune homme au teint blafard entre en agonie. Cette fois, le médecin major ne laisse plus d'espoir. La jeune promise passe régulièrement dans la pénombre, et doucement, pour ne pas gêner ceux qui dorment, pose un linge frais sur son front, remonte les draps sur sa poitrine, et, quand un accès brutal de toux le fait se dresser dans son lit, elle le prend comme un enfant dans ses bras et lui verse entre les lèvres une cuillerée de sirop.
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