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Résumé : Trois nouvelles :
Quel lien entre cette petite fille dans une matinée d’hiver et cette femme qui sculpte et qui admire sa fille de quatre ans qui joue avec des cubes
Comme le touriste en Auvergne à Clermont-Ferrand, suivras-tu l’inconnue dans le parc, la disparue du jardin Lecoq ?
Une plume qui relie Napoléon le bel Andalou de la basse-cour et l’écrivain Apollo Sunlight
Et puis bien sûr, de la poésie
Mon avis :
Dans ce petit recueil de 47 pages, Pierre THIRY s’attaque cette fois aux nouvelles et il nous en offre trois.
Valse froide : une petite fille qui fait une macabre découverte, deviendra grande et se servira de la sculpture pour raconter et exorciser ses démons, sera maman à son tour d’une petite fille de quatre ans qu’elle voudrait préserver des vicissitudes de la vie. Une nouvelle triste mais belle et très émouvante.
Lia Métonymie : un touriste aperçoit une inconnue qui l’intrigue et la suit, il s’agit de Lia, qui l’entraîne à Paris puis ailleurs, ils flânent, se racontent et ça se termine sur une note poétique. Un petit conte fantastique magnifique.
La plume rebelle : On commence dans une basse-cour pour terminer dans un hôtel ; ici c’est la montagne russe des émotions, c’est drôle au début puis il y a des parties plus tristes pour terminer de façon déconcertante. Une nouvelle fantastitragicomique (je sais, j’ai inventé le terme).
Et pour épicer le tout, Pierre THIRY nous offre un triolet et trois sonnets ; du pur plaisir.
Comme d’habitude la plume de Pierre est habile, je l’ai découvert sous un nouveau jour dans ce recueil, un peu plus « triste » mais aussi avec beaucoup d’humour. Comme l’auteur le dit lui-même, il voulait des textes courts dans un monde où les gens sont de plus en plus pressés et rechignent à lire de gros livres. Pari réussi, cher Pierre, cette petite pépite se lit rapidement, se glisse dans un sac, une poche, sur le chevet… Bon, j’avoue, plus long ça ne m’aurait pas dérangée, j’en redemande, encore et encore !
Textes courts mais néanmoins riches en émotions, en découvertes, en plaisirs. Pierre THIRY a un style bien à part, le jeu de mots n’est jamais loin, la poésie omniprésente, en vers ou en prose. Merci Pierre pour ces savoureux moments.
En bref, un livre qui ravira les amateurs de poésie, ceux qui connaissent déjà l’auteur et ceux qui n’ont pas encore osé lire ce genre littéraire, l’occasion est belle pour essayer et pour y revenir très certainement. Alors, n’hésitez pas et procurez-vous ce recueil et vu le prix modique, ajoutez-y cinquante-deux reflets du même auteur, vous n’aurez aucun regret !
À lire avec des œufs sur le plat ou du coq au vin (P. 35) avec un bon verre de Montbazillac ; une belle plume blanche en guise de garde-page.
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