Bernie Wrightson
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J'ai été très surprise par le roman.
Dans l'inconscient collectif, Frankenstein évoque la créature née lors d'un orage des mains d'un savant fou et de son complice.
Il n'en est rien.
L'histoire est très poétique dans l'ensemble, je ne m'y attendais vraiment pas.
Je recommande chaudement.
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Le contexte historique :
Frankenstein a été écrit une nuit d’orage lors d’un séjour entre amis autour du Lac Léman à l’été 1816. Lord Byron lance le défi à ses amis d’écrire une histoire d’épouvante, son propre brouillon sera repris par Polidori qui le publiera sous le nom de Le vampire initiant par là la littérature vampirique. Mary Godwin, amante de Percy Shelley à cette époque, écrit Frankenstein catalogué dans le roman gothique, ce livre est également vu comme le précurseur de la science-fiction.
Pour en apprendre plus sur Mary Shelley, je vous recommande le podcast de France Culture
L’intrigue :
Le jeune Victor Frankenstein étudie les vieux traités alchimiques puis les sciences et la philosophie plus modernes. A force de s’instruire il finit par trouver un moyen de donner la vie et tente une expérience, il parvient à réveiller la chair morte qu’il a façonné en être humanoïde gigantesque et perd pied face à l’horreur de la situation, il s’enfuit loin de sa création. Victor finit par reprendre le cours de sa vie mais sera finalement rattrapé par sa Créature qui de bienveillante deviendra malsaine et son pire cauchemar.
La construction du texte et les messages :
Le récit démarre sous forme épistolaire, Robert Walton, marin de son état qui explore les glaciers du Nord, écrit à sa soeur Margaret pour la tenir au courant de ses avancées. Un jour, il découvre un homme transit de froid qu’il fait remorquer à bord de son navire et qu’il va ranimer grâce à son équipage. Suite à sa convalescence, l’homme entame son récit qui l’a amené dans ce milieu inhospitalier, Robert Walton rapporte donc le récit de Victor Frankenstein dans son journal et s’y trouve également intriqué le récit de sa Créature.
Ce qui frappe c’est la frénésie scientifique de Victor Frankenstein totalement hermétique à l’horreur qu’il est en train de commettre, c’est quand la Créature créée commence à se mouvoir qu’il atterri enfin et…s’enfuit plutôt que de tout stopper/réparer cette erreur et tout supprimer. Suite à cette frénésie, on se trouve confronté à l’égoïsme et la lâcheté du scientifique, il tombe malade et se considère comme un être pauvre, abandonné. En recouvrant la santé il apprend que son plus jeune frère été tué et que le servante est accusée du crime. Victor se rend compte que sa Créature est derrière ce meurtre mais…pense à lui et se tait laissant la malheureuse être condamnée à mort. Même avec un sursaut de volonté face au chantage de sa Créature, il pense encore et toujours à lui entrainant d’autres morts dans son sillage là où c’était franchement prévisible.
Quand est venue la partie du récit consacrée à la Créature, j’étais beaucoup plus intéressée, du moins au départ. On avait un être vierge de malice, qui commence sa vie comme un nouveau-né, qui voit flou puis nettement, viennent ensuite les sons et le désir de socialiser. Malheureusement, les gens s’arrêtent à son aspect affreux et prennent peur ou deviennent violents. Pris d’affection pour une paisible famille, il fera tout pour apprendre la langue, les aide en secret tel un bon génie et prend confiance pour tenter une approche qui se révèlera catastrophique. J’ai été mitigée par la transformation de la Créature en monstre véritable mais en même temps, vu que personne ne lui donnait sa chance, n’est-il pas plus simple de devenir ce que les autres veulent de vous ? Je suis quand même surprise que d’un être naïf on se retrouve avec un être plein de malice et se vautrant dans la violence et l’horreur. Qu’il s’en prenne à son créateur encore, c’est compréhensible, mais de là à tuer les proches pour faire souffrir l’autre, il y a une forme de sadisme dont je ne suis pas certaine qu’elle soit aussi simple à atteindre.
Les trucs un peu (beaucoup) craignos :
Bon, il faut se remettre dans le contexte, un texte écrit au tout début du XIXème siècle ne va pas sans réflexions qui pour anodines à l’époque, grattent bien fort maintenant ^^
Le petit truc classique du mec qui pourrait te dire la même chose de nos jours, « je l’ai vu, je suis tombé amoureux », non mec tu veux juste la ken, tu ne la connais pas. A cet endroit, on nous relate la rencontre du père de Safie avec sa mère, esclave à ce moment-là (bon gros rapport de domination en plus).
On reste avec le père de Safie, musulman. Il est enfermé à la prison en attente d’exécution et Félix fait tout pour le faire évader par engagement politique. Le père promet sa fille en mariage si le jeune homme parvient à ses fins. Pendant leur fuite, Felix apprend que sa famille a été enfermée en prison pour complicité et a tout perdu de son statut de noble. On sent le bon petit relent islamophobe du musulman perfide qui ne tient pas parole contre les bons chrétiens qui payent le prix mais restent dignes dans la pauvreté huhu.
Le couple Frankenstein adopte une petite Elisabeth, très blonde et adorable, magnifique petite poupée. Elle sera la compagne de jeux du jeune Victor et les parents espèrent un mariage quand ils seront grands. Les mariages arrangés à cette époque étaient légions donc j’imagine qu’à l’époque lire ce livre n’avait rien de choquant, avec mon regard du XXIème siècle, j’avais l’impression qu’on tatait la cuisse des enfançons jusqu’à ce qu’ils soient mûrs à point, beurk.
En bref, je suis contente d’avoir lu ce classique même si je pensais que l’autrice dénonçait le monstre à visage humain vs la bonté à visage monstrueux mais pas du tout, tout le monde est détestable, j’ai été plus que mitigée dans cette lecture sur ce point, mais au moins, le fameux classique est découvert ^^
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Un classique de la littérature anglaise, pourtant surprenant. Comment jongler d’un point de vue à l’autre, comment prendre en pitié un monstre, jusqu’où ira la science ? Chef d’œuvre à lire.
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Fade et suranné.
Une petit livre écrit par désoeuvrement et par défi qui finit comme un classique ( et non un chef d'oeuvre), détonnant avec ce qui se faisait à l'époque de son écriture.
Tout le monde connaît le "monstre" de Frankenstein, immortalisé à l'écran par Boris Karloff (encore que les boulons et les électrodes ne soient pas dans le livre), un beau bébé à la peau de momie de près de 2 mètres 50 (8 pieds, pour plus de facilité lors de sa fabrication). Tout le monde sait, que le monstre n'a pas de nom et que Frankenstein est celui du savant qui lui a donné la vie. Mais qui a lu l'oeuvre originale ? Ben pas moi, voilà une erreur réparée...
L'histoire d'un savant maudit (dépassé par son oeuvre) et non d'un savant fou et machiavélique, ayant percé le secret de la vie et qui crée une créature pensante de toute pièce. Une créature qu'il rejettera immédiatement. Cette créature autodidacte, sensible et parlant très bien (contrairement à l'image qu'on se fait d'elle) sera également rejetée par ceux qu'elle tentera d'approcher, recherchant leur compagnie. Ne pouvant s'intégrer, rejetée par son créateur qui lui refusera même une compagne, il choisira, la mort dans l'âme, la haine, persécutant son créateur qui trouvera la mort en le pourchassant.
Le roman est un mix de roman épistolaire et d'une narration à la première personne que j'ai trouvé extrêmement fade, sans relief et, pour le coup ce n'est pas la faute de l'écrivaine, dans un style terriblement vieilli. C'est long à démarrer (alors que le livre ne fait que 250 pages), il y a des longueurs, des répétitions, des descriptions qui n'apportent rien au récit. Bref à mon sens, il ne faut pas lire ce livre pour sa capacité à tenir le lecteur en haleine (qui suis-je pour critique sa qualité littéraire ?). Je me suis ennuyé.
Au delà du style, reste ce que représente l'histoire. Un intérêt historique indéniable pour la science-fiction, point de départ du mythe de Frankenstein qui obligera des générations d'auteurs de sf à se faire retourner contre leur créateur, les êtres ou intelligences artificiels. Heureusement qu'Isaac Asimov passera par là et mettra fin à cette terrible série en créant les trois lois de la robotique (dont la première interdit au robot de porter atteinte à un être humain).
Restent la mise en lumière des peurs humaines de l'inconnu et de l'étranger, les dangers de la recherche non contrôlée ou la création non assumée.
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On s'amuse beaucoup dans cette adaptation de comics du style Tales from the Crypt qui reprend, par le fait même, les différents récits qu'on a vu à l'écran dans le film du même nom. Très divertissant.
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Roman original et avant-gardiste certes, mais qui n'a pas peut-être pas aussi bien vieilli que Dracula.
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Creepshow, c'est avant tout le long métrage devenu culte réalisé par George Romero en 1982 en hommage aux contes de la crypte.
Tout collectionneur digne de ce nom se doit d'avoir la BD dans sa bibliothèque.
On rit beaucoup plus qu'on ne frissonne, mais les années ont encore amplifié le phénomène. On n'a plus peur des mêmes choses, et puis certains passages sont tellement granguignolesques qu'on ne peut décemment pas en avoir peur.
Je dirais pour collectionneurs et puis si, après tout, il faut avoir "lu" Creepshow, c'est mythique.
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Excellent livre. Les illustrations qui l'accompagent sont un plus.
Un grand classique à lire.
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Batman et Alien. Deux de mes franchises préférées. Quand j'ai vu cette association, il fallait que je la lise. Et j'ai bien aimé le fait que les dessins soient de style vintage, puisque ce sont des univers plutôt vieux.
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Spoiler(cliquez pour révéler)Wow... dès que les méchants de Batman font flipper, là, métissés à des Xénomorphes... AAAAAAHHHH!!!
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Les gens aiment aussi
Editeurs
Soleil : 5 livres
Albin Michel : 2 livres
Les Editions du Fromage : 1 livre
Editions Du Fromage : 1 livre
Urban Comics : 1 livre








Biographie
Bernie Wrightson (né le 27 octobre 1948) est un dessinateur et auteur américain de bandes dessinées.
Autodidacte il étudie les comics d' EC Comics et prend des cours par correspondances au "Famous Artists School".
Ensuite il travail comme illustrateur au journal "The Baltimore Sun".
Il a créé avec Len Wein le personnage "Swamp Thing" dans "The House of Secrets" #92 juillet 1971.
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