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Commentaires sur ses livres

James Osmont

Par Maks le (au sens le suivi de la date) 12 Janvier 2018 Editer
Maks
Tout d'abord je tiens à remercier James Osmont pour sa sympathie et son accessibilité quand je l'ai croisé en dédicace à Brest il y a quelques semaines !

Venons en à Regis, premier volet de la trilogie psychiatrique (suivi de "Sandrine" puis par "Dolores"), roman atypique mais non dénué d'intérêt, et pour lequel je n'arrive pas à définir véritablement un genre.
En effet, la trame est dramatique c'est indéniable, mais le suspense et le thriller sont là aussi.

La lecture de ce roman nous plonge dans le milieu hospitalier en service psy, et dans la tête du personnage principal, gravement malade avec une pathologie lourde, la schizophrènie. Ses pensées particulières sont sombres, difficiles à entendre, mais l'auteur réussi le tour de force d'adoucir le tout en proposant des parties sous forme de poème.

L'intrigue est intéressante, nous avons une vision des services psy de l'intérieur, et de manière réaliste, que ce soit sur la manière de gèrer les malades, la rivalité et la domination entre patients, les divergences d'avis dans les équipes soignantes, les placements d'office, les chambres d'isolement ou encore les "fumoirs" sont autant de choses réelles dont on ne parle pas dans d'autres romans, ici on comprend que James Osmont connait véritablement son sujet en tant qu'infirmier en service psychiatrique et je pense sincèrement que c'est le point fort du roman.

Regis est un personnage attachant malgré ses démons intérieurs, par contre là ou j'ai eu un peu de mal, c'est quand le personnage du "prédateur" intervient, j'ai trouvé cela long et pas forcément utile de s'y attarder autant. Tout le reste passe très bien.

Je ne vous apprendrai pas (vu la couverture et le sujet) que c'est une histoire noire et émotionnellement dure, qui possède une ambiance et une tension permanente même lors des moments calmes.
Pour une expérience plus profonde encore vous pouvez lire le livre en écoutant la playlist que l'auteur met à disposition sur YouTube (lien plus haut dans la chronique).

Pour conclure, j'ai bien aimé ma lecture et vous la recommande (sauf aux personnes trop fragiles), j'ai hâte de me lancer dans le deuxième tome (PAL de février).

Voir la chronique sur mon blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2018/01/regis-james-osmont.html
A propos du livre :
Régis
Régis
Par FungiLumini le (au sens le suivi de la date) 29 Juin 2017 Editer
FungiLumini
Un livre comme on a rarement l’occasion d’en lire. Un protagoniste qu’on a envie de détester pour ce qu’il a fait, mais qui nous émeut et avec qui on compatit. Une histoire noire, empreinte de démence et d’angoisse, la poésie de la musique métal vient adoucir la dureté de ce récit hors normes.

En savoir plus sur : https://livraisonslitteraires.wordpress.com/2017/06/29/regis/
A propos du livre :
Régis
Régis
Par sagweste le (au sens le suivi de la date) 23 Avril 2016 Editer
sagweste
La première chose qui m'est apparue alléchante était la couverture, ce crâne difforme, ce pyjama...visuellement Régis prenait forme.
Ensuite, un échange avec l'auteur (qui n'avait rien, mais rien à voir avec son livre) et la promesse de lire son livre.
Et puis 2 petites soirées avec Régis, car je n'ai pas su m'arrêter.

L'auteur nous livre un monde dans lequel nous naviguons rarement, celui de l'hopital psy. Ses internés, ses employés, ses soignants, leur empathie, leur sympathie.
Tout débute le 13 novembre, jour anniversaire de Régis, ce trentenaire interné mais aussi des attentats parisiens. Cette date sera le point d'ancrage pour comprendre sa vie d'avant et sa vie d'après. Un personnage secondaire, le Persécuteur, qui va et vient au rythme de ses hospitalisations, mais dont Régis a perçu la roublardise et ne s'en laissera pas compter.
L'auteur a réussi à me connecter avec le côté attachant de Régis. La perception qu'il a de son environnement est particulière, scindée. Mes émotions en lisant cette histoire allaient d'un extrême à l'autre, du dégoût au rire.

Un petit bémol toutefois: les citations et transcriptions trop pregnantes des diverses chansons parcourant l'histoire. Autant au début, elles apportaient un plus autant au fur et à mesure, j'ai eu plusieurs fois envie de tourner les pages plus vite pour ne pas parasiter ma lecture par ces traductions.
James, j'ai adoré ton livre, et sois sûr que le tome 2 sera dans ma pal dès sa sortie.
http://saginlibrio.over-blog.com/2016/04/regis-de-james-osmont.html
A propos du livre :
Régis
Régis
Par Marie-Helene-7 le (au sens le suivi de la date) 2 Juin 2020 Editer
Marie-Helene-7
Ce nouveau roman de James Osmont ne nous déçoit pas. Pourtant les attentes étaient élevées !
Il mêle deux voix (même si ce n’est pas un roman choral) : celle du narrateur, Pierre, auteur alcoolique qui tente de survivre à la perte de sa fille et ensuite à la séparation d’avec sa femme, et celle d’Ibrahim, migrant qui croise son chemin grâce à Mama, (qui l’a accueilli dans son association) et qui va raconter le calvaire qu’il a traversé afin que sa voix puisse être entendue et retranscrite dans un livre que Pierre doit écrire.
Pierre nous livre ainsi ses états d’âmes, ses réflexions, se livre également, tout en retranscrivant les séances avec Ibrahim qu’il a enregistrées.
Leur rencontre est très forte et sera salutaire pour chacun d’entre eux. Ils sont tous deux blessés et ils vont apprendre à vivre avec ces blessures et à refaire surface grâce à l’Autre, grâce à l’étranger.
Une superbe ode à la différence, à la tolérance, à l’empathie, qui me touche particulièrement puisque c’est un message que je tente de faire passer depuis vingt ans dans les classes qui me sont confiées et que j’ai retranscrit dans « L’élève au cœur de sa réussite ». Un ouvrage qui ne pouvait pas me laisser indifférente et qui, j’en suis sûre, vous apportera énormément quel que soit votre parcours ! De la fraternité, des difficultés à surmonter, des conflits intérieurs, des déchirements, de nombreuses réflexions sur l’acte d’écrire en plus de celui de l’exil, mais aussi sur notre monde (nouvelles technologies, les réseaux sociaux, la politique, la solidarité, la non-assistance à personne en danger, le dévouement…)
En conclusion, un très beau livre qui débute par une curiosité, par des besoins « égoïstes » et qui se termine en osmose et soutien mutuel. Une belle leçon d’humanité que l’on quitte plus optimiste !
A propos du livre :
La Soif des vivants
La Soif des vivants
Par _MoKoNa_ le (au sens le suivi de la date) 2 Juin 2020 Editer
_MoKoNa_
J'ai ouvert ce livre sans en connaître le contenu. Le résumé sur la quatrième de couverture étant bien mystérieux !

J'y ai appris énormément de choses. Je regarde peu la TV et je ne m'intéresse absolument pas à la politique et à la géopolitique. Les notes en bas de page étaient, de ce fait, les bienvenues.
L'auteur arrive suffisamment à accompagner le lecteur car j'ai réussi à tout comprendre.

L'histoire de ces deux personnages aux destins opposés et qui pourtant viennent, aux travers de leurs expériences de vies, à se comprendre et à « se consoler ».

Ce livre nous renvoie à nous-même. Une introspection s'effectue tout au long de la lecture pour nous remettre à notre place. Ce n'est jamais moralisateur sinon je pense que l'effet attendu serait moins impactant.
Ce livre, c'est une remise en question. On nous remet à notre place, face à nous-même !
Spoiler(cliquez pour révéler)
La situation de ces migrants est tout simplement insoutenables, intolérables.
La position des médias qui cherche à manipuler la foule et ces hommes politiques, j'en parle même pas. Même si, quelque part, ça ne me surprend pas totalement !

Je sais juste une chose. Il y aura un avant et un après avec cette lecture. Mon regard sur beaucoup de choses, de préjugés à changé.
Ce livre, c'est un coup en plein cœur.
Ce n'est pas seulement la rencontre de deux destins.
C'est aussi celle d'un lecteur et d'une histoire, de la noirceur du monde face à l'espoir des hommes !.
A propos du livre :
La Soif des vivants
La Soif des vivants
Par zile03 le (au sens le suivi de la date) 25 Mai 2020 Editer
zile03
Avis assez mitigé, je peux clairement comprendre les avis négatifs de certains, car l'écriture est spéciale. Elle nous permet de s'immerger complètement dans la tête de Régis et le moin que l'on puisse dire: c'est confus la dedans
A propos du livre :
Régis
Régis
Par Titemel13 le (au sens le suivi de la date) 11 Janvier 2020 Editer
Titemel13
Voilà la clôture d'une trilogie singulière. Je suis plus que partagée pour ce dernier opus. Il y a des moments où j'étais plongée dans l'histoire, c'était palpitant. Mais il y a aussi des moments où j'étais perdue, je ne voyais pas du tout où j'en étais. Parfois même je mettais un certain temps à me rendre compte de quel personnage il était question dans le passage lu. La fin de l'histoire (non pas le prologue, mais bien la fin) est trop instantanée à mon goût. Ça manque de précision. J'ai eu une impression de "Je ne veux plus écrire, on sort le lapin du chapeau et au revoir".
Je ne suis pas mécontente d'avoir été jusqu'au bout de cette trilogie. J'ai quand même eu un gros attachement à Sandrine et j'ai passer des moments de doutes et de questionnements. Après tout, n'est ce pas ce que l'on recherche en lisant un thriller psychologique ?
A propos du livre :
Dolores
Dolores
Par Titemel13 le (au sens le suivi de la date) 6 Janvier 2020 Editer
Titemel13
Contrairement à Régis, j'ai réussi à me plonger dans l'histoire plus facilement. Les mots me paraissaient moin compliqués et les passages de paroles de chansons moin présents quand dans le 1er tome. Je pense qu'en fait c'est vraiment le personnage de Régis en lui-même qui m'a bloqué sur le précédent. Je m'étais déjà plus sentie attirée par Sandrine au départ, il m'a donc été aisé de suivre et ressentir sa souffrance tout au long de ce livre. Sandrine nous prouve que personne n'est à l'abris d'un problème de santé psychologique, qui que nous soyons, quoi que nous fassions.
A voir maintenant avec Dolores si ce sentiment que Régis me bloquait est fondé ou non. La couverture du livre m'a particulièrement percutée au fil de ma lecture. Elle prend en effet tous son sens.
A propos du livre :
Sandrine
Sandrine
Par Titemel13 le (au sens le suivi de la date) 3 Janvier 2020 Editer
Titemel13
Tout d'abord, j'ai eu beaucoup de mal à m'accommoder à l'écriture de ce livre. On y trouve une multitude de mots peu courants, qu'on ne comprend pas toujours. Je vais continuer avec ces morceaux de paroles de chansons disséminées un peu partout dans le livre. Ils sont présents à chaque chapitre, et parfois je trouve qu'ils ne sont pas très bien placés en plus d'être trop nombreux. Ça m'a donné l'impression de passer du coq à l'âne continuellement. Je terminerai avec Regis. Pour être tout à fait sincère, je pense être passée à côté du personnage. Je n'ai vraiment pas réussi à le cerner ni même à me l'imaginer. Quand aux autres personnages (mis à part le personnel soignant), sont-ils réels ? Font-ils partie des diverses personnalités de Regis ? Rien n'est clair.
Malgré cette expérience un peu décevante dans la mesure où je ne m'attendais pas à ce style d'écriture et de construction, je vais tout de même me plonger dans le deuxième tome : "Sandrine".
A propos du livre :
Régis
Régis
Par Gryfondor le (au sens le suivi de la date) 2 Novembre 2019 Editer
Gryfondor
Avant de rédiger cette critique, je tiens à préciser que tout comme l’auteur, je suis également soignant en psychiatrie.

J’espère ne jamais devenir un collègue direct de James Osmont, tant son message est négatif, je lui souhaite même de changer de service, voire de métier tant il paraît blasé par ces années passées en psychiatrie.

Cette spécialité ne jouit pas d’une bonne image auprès du grand public, faisant régulièrement les « choux gras » des journalistes, rendant la population méfiante vis-à-vis de ces patients en souffrance et qui pour la plupart sont en demande de soins. Même les collègues œuvrant dans les services dits « généraux » ou somatiques ont une image négative, voire carrément tronquée de ce qui se passe dans les unités de soins psychiatriques. Alors quand je lis ces mots peu flatteurs concernant les soins délivrés ou proposés, et surtout sans espoir, j’invite les futurs soignants, quels qu’ils soient d’ailleurs, à s’éloigner vivement de ce roman. C’est sombre, désespérant et même parfois révoltant, car inévitablement l’auteur puise son inspiration dans son vécu et ses expériences. Malheureusement cela serait trop long de tout énumérer tant les situations sont nombreuses.

Arrivons maintenant au cœur du sujet. Il ne s’agit pas réellement d’un thriller psychologique comme annoncé sur le quatrième de couverture, mais plutôt de la biographie d’un patient schizophrène, dont les symptômes sont déjà bien enkystés.
Les chapitres sont très courts et parsemés d’une multitude de paroles de chansons dont se nourrit quasi continuellement Régis. Un peu c’est bien, mais là l’auteur en abuse plus que de raison et finit par saouler voire perdre ses lecteurs tant cela n’en finit pas. De plus il ne fait qu’énumérer les mornes jours de Régis dans une unité de soins d’une tristesse absolue, et dirigée par un psychiatre dont seules les ambitions et la tranquillité comptent. Le reste des soignants n’est pas mal non plus, tout du moins si l’on aime l’incompétence et la caricature grossière et donc peu flatteuse qu’il étale devant nos yeux.
Il écrit donc la morne vie de ce patient institutionnalisé depuis plusieurs années, ce qu’il ressent ou perçoit de la réalité, ou du moins de sa réalité ; n’arrivant que dans les ultimes chapitres à créer un semblant de suspense et de tension. Cela ne tient pas la distance, tant les répétitions sont nombreuses et qu’au final l’histoire ne propose pas grand-chose.

James Osmont soigne son style, il en fait même des caisses, et a dû sans doute se gargariser lors de la relecture et pourquoi pas en se préparant devant son miroir avant de se rendre à son travail, sans la moindre motivation à n’en pas douter. Le vocabulaire psychiatrique est riche, et le concernant, curieusement, il n’en abuse pas et fournit des explications claires au besoin.

Moi qui me faisais un plaisir de lire un collègue soignant en psychiatrie, je suis très déçu et surtout en colère contre cet écrit (enfin plutôt son auteur) juste bon à stigmatiser encore et encore la psychiatrie.
Certes cette spécialité est perfectible, comme d’autres d’ailleurs, mais est-t-il nécessaire de la dénigrer autant, tout comme les agents qui y travaillent d’ailleurs. Des moments difficiles il en existe, comme dans toutes les professions je pense, mais bien heureusement les sources d’investissement et de satisfaction sont également bien présentes, sinon à quoi bon !

À éviter… ou fuir. Et dire que j’ai acheté les deux suivants…
A propos du livre :
Régis
Régis
Par Gryfondor le (au sens le suivi de la date) 31 Octobre 2019 Editer
Gryfondor
Que dire… J’ai eu tort d’acheter les trois tomes d’un coup en me fiant aux avis dithyrambiques d’internautes. J’avoue m’en être séparé suite à la lecture de ce deuxième volume censé être la suite du désastreux « Régis », et qui se révèle (inévitablement) du même niveau.

Certes je ne m’attendais pas à un miracle non plus, mais j’avais presque oublié à quel point cet auteur pouvait autant tomber dans la caricature et dégoûter actuels et futurs soignants de venir exercer en psychiatrie.

Rien ne me convient chez cet auteur, son roman transpire la condescendance et le mépris de la psychiatrie et des agents qui y travaillent. Les situations sont sans cesse entrecoupées de paroles de chanson qui n’ont pour effet que de lasser, leur nombre représentant quasi un tiers du livre. Il est clair que j’ai rapidement abandonné la lecture de ces dernières, ce qui a finalement eu comme effet positif d’accélérer la lecture et d’en finir avec cette œuvre plus que médiocre.

À fuir de toute urgence !
A propos du livre :
Sandrine
Sandrine
Par Marie-Helene-7 le (au sens le suivi de la date) 19 Février 2019 Editer
Marie-Helene-7
Une chronique en trois parties pour une trilogie coup de poing !

Ce roman est un véritable tour de force. Préparez-vous à plonger dans un univers unique.
Une trilogie abyssale… trois romans, des nouvelles en bonus qui éclairent les personnages, les liens qu’ils entretiennent et complètent merveilleusement bien ce texte d’une beauté rare, malgré le sujet difficile, traité délicatement, en finesse, celui de la folie. La folie sous toutes ses facettes, en fil conducteur : la folie des schizophrènes, mais aussi celle, moins extrême (parfois) mais tout aussi dangereuse, de tous les jours, celle des enfants délaissés, des familles dysfonctionnelles, des attentats, de la montée des extrémismes, des non-choix environnementaux, de l’abandon, du manque d’amour, de la détresse extrême… Cet ouvrage, à l’écriture ciselée, vraie et poétique, exprime avant tout la déshumanisation et la détresse des patients comme celle des soignants et nous montre à quel point la différence entre les uns et les autres peut, éventuellement, être limitée, et qu’ainsi l’on peut se retrouver de l’autre côté du miroir, à force de frustrations et de solitude, ce mal parmi les maux.

Trois livres en un, trois livres qui s’interpénètrent, s’imbriquent et s’éclairent, tour à tour, dans une alternance de points de vue, de coups de projecteurs, passionnante, qui nous fait voyager (au secours) au plus profond de la noirceur de l’âme humaine. Une étude du Mal sous toutes ses formes et surtout de ses causes, de sa naissance. Un cri. Puissant. Celui de ceux qui n’ont pas voix au chapitre, les délaissés, laissés pour compte, les enfermés…
Les personnages, réalistes et crédibles, nous touchent et nous interpellent. Tous ou presque sont rongés par un passé qui les annihile, indéniablement, ou par une culpabilité qui ronge et fait passer de l’autre côté du miroir tels des Alice modernes. Des vies gâchées…

Un ouvrage parsemé d’art sous toutes ses formes : illustré par les superbes et effrayantes peintures de Laurent Fièvre, par la musique, omniprésente, entêtante, noire, engendrant comportements atypiques et questionnements. Un tout au service de la dénonciation. Des extraits de penseurs et auteurs servent admirablement le texte. Métaphores, allitérations, personnifications, références christiques... Un style parfois sombre, direct, froid, à l’aune du sujet traité, implacable, cru. Une œuvre en symétrie, un ballet surréaliste sur la différence et la difficulté d’exister face au mépris, à la solitude, à l’ingratitude, l’incompréhension, l’impuissance, la misère, face aux manques de toutes sortes.
« Mais du sens, Régis en prospectait, en incubait, en trouvait dans les mots, parfois. »

Annexes
Un épilogue sous forme de mise en abyme avec des extraits de l’un des livres de la trilogie, un clin d’œil à Brian Merrant.

Un ouvrage que j’ai lu en même temps que je relisais Death of a salesman d’Arthur Miller que j’enseigne en ce moment en terminale. Des allers-retours entre ces deux textes sur la folie, deux textes qui s’éclairent tour à tour ! Des textes sur la réalité et l’illusion, sur l’illusion de la stabilité, sur « la vie en morceaux ». Deux textes dans lesquels l’hubris des personnages, Willy Loman dans Death of a salesman, celle de la plupart des personnages de la trilogie (en particulier l’Anar et Léonard) cause leur perte et leur aliénation.

Une trilogie magistrale, qui n’a rien de manichéen, qui vous fera réfléchir sur toutes les questions de notre époque, qui vous emportera dans vos retranchements les plus intimes, qui vous touchera comme peu de livres l’ont fait et qui vous laissera seul, finalement KO.
Une ode (étrangement) à la liberté, à l’absurdité, à l’Humanité, dans un monde particulièrement violent. Un ouvrage qui ne tombe jamais dans le pathos avec un savant dosage de réalisme et de violence sur autrui et sur soi-même. Un engrenage, un sens du destin, un livre, en conclusion, implacable !
Par ally08 le (au sens le suivi de la date) 1 Août 2018 Editer
ally08
une couverture qui dérange et intrigue à la fois. L'histoire est original, un univers particulier que je n'ai pas l'habitude de lire.
A propos du livre :
Régis
Régis
Par fan06 le (au sens le suivi de la date) 1 Juillet 2018 Editer
fan06
D'abord la couverture: elle est très subjective une fois le roman terminé. Figure cabossée, effacée dans ce pyjama rayée reflète la personnalité et le portrait/l'autoportrait de Régis. Ensuite l'histoire. On plonge dans la noirceur des personnages, la difficulté des personnels soignants à s'occuper de toutes ces personnes fragilisées par la vie et qui semblent être en dehors de la réalité, dans cette bulle qu'est l'hôpital. Et pour finir l'écriture. Sublime plume, l'auteur à une manière de façonner les mots et composer de manière sensible la noirceur, la souffrances et les tourments de ce personnage atypique et attachant. Sublime.
A propos du livre :
Régis
Régis
Par Ludi64 le (au sens le suivi de la date) 2 Décembre 2017 Editer
Ludi64
Un livre fort intéressant sur l'univers psychiatrique. Tout au long du livre on parvient a s'attacher à Régis ainsi qu'à Sandrine l'infirmière qui s'occupe de lui. Pour les personnes en stage dans ces milieux, cela nous ouvre les yeux sur ce que peuvent ressentir les résidents lors de notre venus (de notre intrusion).
A propos du livre :
Régis
Régis
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