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Extrait ajouté par Bibounine 2018-09-26T15:19:59+02:00

" Ses doigts s'entortillent dans mes cheveux, il les tire brusquement en arrière et je lâche un son plaintif. Il en profite pour envahir ma bouche de sa langue.

Je le déteste. Je voudrais être plus forte que lui physiquement pour pouvoir le mettre au sol. Je me répète ces mots dans ma tête. Mon corps, ce traître, me trahit. Il n’en a que faire de tout le mal que nous a fait subir l’homme qui se presse contre moi. Non, lui ne fait que se rappeler les diverses sensations qu’il nous amenait à ressentir. Son goût que nous n’avons jamais réellement oublié.

Le son rauque qui sort de sa poitrine me fait frémir intérieurement, mais je lutte pour ne pas répondre à son baiser plein de domination et d’empressement."

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Extrait ajouté par loona10 2018-10-29T10:34:01+01:00

– Je hais ces hommes autant que je te hais, je lui dis avec un sourire malsain.

– Je suis ton père, il rétorque froidement. 

– La seule raison pour laquelle je ne t’égorge pas dans la seconde est que je veux mettre en sécurité ma mère avant. 

Il me rigole au nez en remontant les trois marches de pierre pour sortir. Il ne me prend absolument pas au sérieux.

– Et le fait que la vie te détruira elle-même peu à peu, te faisant souffrir jusqu’à en crever, je termine. 

Son rire se stoppe brutalement, son souffle se coupe et une quinte de toux lui vient. Un son qui résonne comme une mélodie à mon oreille. 

– Tu ne seras jamais capable d’aimer, Julian. Ta folie, ta monstruosité te possèderont toute ta vie. 

Puis, il sort, me laissant seul parmi mes ténèbres.

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Extrait ajouté par loona10 2018-10-29T10:28:15+01:00

Devon se rapproche de moi, saisit mon épaule comme s’il allait me donner une accolade et me murmure à l’oreille :

– Avec qui crois-tu jouer, mon garçon ? Ne fais pas la sourde oreille, ne fais pas comme si tu te moquais de cette garce. Essaye de me désobéir, de me mentir, de me trahir, et je l’étripe. Elle finira sur la chaise à la place de ce type, et c’est à elle que j’arracherai les dents. Ou bien, ça pourrait être toi. Je ne suis pas un homme avec qui on joue.

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Extrait ajouté par EloiseDub 2018-09-14T22:45:45+02:00

***Julian***

Tic. Tac. Tic. Tac.

Mes yeux fixent l’horloge accrochée au mur en face de moi. Ils ne la quittent pas. Je suis l’aiguille des secondes, calquant ma respiration dessus. Du moins j’essaye, parce que cette technique stupide ne marche pas du tout. Me calmer ? Quelle grosse blague. La tempête se prépare en moi, ayant pour unique but de tout détruire sur son passage.

– Détendez-vous, Julian, me demande le Docteur Esfield, d’une voix posée. Je ne peux commencer notre séance avec toute cette tension qui vous habite. Je ne suis pas ici pour vous juger, mais pour vous aider à vous comprendre vous-même.

Je serre fortement mes mâchoires et recompte mentalement. Un, deux, trois, quatre… Échec.

– Votre technique, c’est de la merde, je crache entre mes dents. Je n’ai pas besoin de votre compassion, alors laissez tomber, compris ?

Je me redresse sur ma chaise, pressé de me casser d’ici. Mon genou gigote depuis que je suis assis. Mon pied tapote le sol en rythme et je croise mes bras sur ma poitrine, non disposé à parler. Le vieil homme soupire discrètement, puis remonte ses lunettes sur le bout de son nez. Il voit bien que je n’ai aucune envie de coopérer et que je ne lui faciliterai pas la tâche. Eh bien, qu’il se casse, car cette situation ne changera pas. La ride qui forme un sillon entre ses sourcils se creuse un peu plus et il tente un mince sourire dans ma direction. Je retiens un rire moqueur face à sa fausse sympathie. Je déteste ces psys à la con qui pensent pouvoir nous faire parler comme si on était des foutus gosses. Malheureusement, je n’ai pas vraiment le choix.

– Comment vous sentez-vous, ce soir ? il me demande ensuite naturellement, comme si ma répartie était tombée aux oubliettes.

Je relève mes sourcils.

– Sans déconner ? On va se parler de la pluie et du beau temps ? Est-ce qu’on va aussi se demander si on a baisé hier soir ?

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Extrait ajouté par EloiseDub 2018-09-14T22:42:01+02:00

Le tonnerre gronde au-dessus de moi dans un bruit assourdissant, changeant l’air en électricité.

Va-t’en, me souffle une petite voix tapie au fond de moi.

La même qui me retient prisonnier et me fait sombrer chaque jour un peu plus vers les abîmes de ma noirceur. Celle qui m’accompagne dans la dépravation que devient ma vie.

Tu ne devrais pas être là. Les mots de Devon ont été très clairs. Lui obéir et ne pas approcher Amanda…

Mon corps reste immobile, lui désobéissant pour la première fois. La pluie dégouline le long de ma peau, le tissu de ma veste de jogging la collant.

Ma capuche, rabaissée sur ma tête, dissimule mon visage, mais des gouttes perlent au bout de mon nez, puis tombent, une à une, sur le goudron à mes pieds.

Je ferme mes poings de toutes mes forces si bien que mes doigts doivent blanchir. Je n’arrive pas à me calmer. Au contraire, je sens une excitation malsaine pulser en moi. Ma mâchoire, recouverte de poils, est tellement serrée que mes dents sont broyées les unes contre les autres, prêtes à se disloquer.

Un éclair effroyable retentit dans le ciel au-dessus de ma tête, suivi rapidement d’un autre. Ils s’abattent impitoyablement sur la rue à moitié vide. Les trombes d’eau continuent de se déchaîner sur les quelques passants pressés de rentrer chez eux, s’abritant avec ce qu’ils ont sous la main.

Je reste immobile, fixant cette porte d’immeuble. Celle qui la cache de moi.

Cette stupide porte qui te protège de mes démons.

Je suis enchaîné à l’enfer. Condamné à en être son esclave. Ses flammes brûlent en moi et, à cet instant, menacent de se propager jusqu’à toi pour te dévorer éternellement.

Mon esprit a essayé de l’oublier. Mais qu’est-ce que je raconte ? Je ne possède aucune âme. Je suis déjà mort de l’intérieur.

Sinon, je n’aurais pas tué, je n’aurais pas laissé autant d’ombres s’enrouler autour de moi.

Mon corps te réclame sans cesse. Comme un putain de faible.

Je lui ai obéi, ce soir. J’ai échoué. Je suis venu la retrouver. Brisant les règles de mon géniteur.

Je chasse une goutte d’eau perlant au bout de mon menton et me colle au mur de l’immeuble en face du sien, attendant qu’elle en sorte. J’ai succombé à mon envie de la voir une nouvelle fois. Même de loin. J’ignore pourquoi je n’arrive pas à l’oublier, pourquoi ce vide au fond de moi n’arrive pas à se combler depuis tous ces mois. Comme si une place était réservée à Amanda contre ma propre volonté. Evan, mon demi-frère, l’a surveillée.

Je le lui ai demandé. Je ne sais pas si ma requête a été dévoilée à Jason et à mon père, mais si ça avait été le cas, j’en aurais entendu parler. Au départ, je voulais juste qu’il vérifie qu’elle allait bien. Qu’elle se remettait. Mais je n’ai pas réussi à lui demander d’arrêter de garder un œil sur elle. Parce qu’à travers lui, c’est moi qui veillais sur elle.

Je pensais que le temps dissiperait mes sentiments. Au contraire, il les a exacerbés.

Ce que je ressens pour elle ce n’est pas un amour conventionnel.

C’est tellement intense, presque impur.

M’a-t-elle attendu ? Pense-t-elle encore à moi le soir ? Sait-elle qu’elle m’appartient toujours ? Comprendrait-elle que je doive mettre mon père et le sien hors de ma route avant de pouvoir partir ? Saisirait-elle que je sois contraint d’obéir à Devon pour elle et pour ma mère ?

​Je suis rapidement sorti de mes pensées. Mon souffle se coupe, prêt à voir l’objet de mes désirs. La lourde porte de l’immeuble s’ouvre, un vieil homme en sort, remettant en place son chapeau, la pluie s’abattant sur lui. Remarquant une présence derrière lui, il tient la porte.

Enfin, elle sort. Elle se présente à moi, serrant son manteau contre elle pour se protéger du déluge. Elle grelotte presque en descendant les trois marches en pierre et en marchant rapidement sur le trottoir.

Je me mets en action, gardant toutefois mes distances. Je veux juste la voir, quelques instants. Mes yeux vagabondent sur son petit corps.

Elle est seule, et elle est toujours à moi.

Je le sens."

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Extrait ajouté par EloiseDub 2018-09-14T22:40:06+02:00

Je devrais hurler, lui demander de sortir, de relever les yeux. Ma bouche reste close pendant que je le scrute de mon côté.

Il frotte son pouce et son index, se retenant de bouger.

– Que veux-tu ? je l’interroge fortement en redressant le menton.

Julian se relève du fauteuil et avance vers moi avec lenteur. Je ne bouge pas, le laissant venir. Il s’arrête à environ un mètre, ses yeux perdus, sa bouche entrouverte. Comme s’il ne comprenait pas non plus ce qui se passe, ce qu’il fait ici.

Puis, il fait un nouveau pas, son torse touchant presque ma poitrine sans jamais réellement l’effleurer.

Sa main se relève près de ma tête, son index à quelques millimètres de ma peau. Mais, il laisse finalement tomber sa main le long de son corps.

– Je n’en sais rien.

Il se penche près de moi, son souffle frappe mes lèvres.

– Je n’en sais foutrement rien, il répète.

– Tu sembles fou, je murmure.

Il relève son visage, hoche la tête tout en croisant mon regard.

– Parce que je le suis. "

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