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"There isn't enough alcohol on the planet to make me forget her."

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"I've loved her for centuries," he said. "And I will love her until the stars burn out."

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Dieu merci! les flics n'avaient pas emporté mon pourboire avec les preuves. Je pris mes recettes du jour afin de voir combien je pouvais dépenser et combien il fallait que je mette de côté - ce téléphone n'allait pas s'acheter tout seul - et trouvai le billet de cent entre de plus petites coupures. Je le sortis en vue de faire de la monnaie, mais remarquai qu'il y avait quelque chose d'inscrit de l'autre côté. Quelqu'un avait écrit dessus au stylo, d'un trait si léger que j'arrivais à peine à le lire, aussi le levai-je en direction du soleil qui filtrait de nouveau par la fenêtre.

Là, écrit en français, se trouvaient les mots: "je t'aime depuis mille et un ans. - R."

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J’ai vu des choses.

Des choses terrifiantes.

Comme des tasses à café vides.

TEE-SHIRT

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Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation...

Les cinq stades du réveil.

Autocollant de voiture

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Cookie et moi survécûmes au déjeuner sans y laisser trop de plumes. Je réussis à ne recevoir de menaces de mort que de l'une des préadolescentes gloussantes qui avait remarqué que Reyes me regardait, ce qui était une première. Cookie dut offrir à manger à un autre homme lorsqu'il l'accusa d'essayer de lui vendre sa marchandise.

Qui aurait cru que "Voudriez-vous rapporter une tranche de ma délicieuse tarte à la crème chez vous?" pouvait être interprété de manière aussi métaphorique? Elle avait fait une tarte. Elle était à la crème. Elle en étais fière.

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"The first time I saw him and realized he was something else, something dark and powerful and about as human as a fruit basket, I fought the urge to make my fingers into a cross and say, "I think you’re at the wrong address, buddy. You’re looking for 666 Highway to Hell Avenue. It’s a little farther south."

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J’avais prévu de partir comme une furie, mais ma curiosité l’emporta. Je me dirigeai à grands pas vers sa table de nuit. Caressai une Rolex du bout des doigts. Il devait avoir rencontré Scooter, lui aussi, même si la sienne avait l’air bien plus vraie que la mienne.

— Alors, pourquoi est-ce que tu vis dans un motel ?

Je sentis une légère irritation de sa part.

— Je… voyais quelqu’un.

Un cri de surprise étouffé m’échappa. J’ignorais pourquoi ça me surprenait.

— Au passé ?

— Elle m’a quitté. Sans dire au revoir. Sans un mot. Rien. Elle s’est juste volatilisée. Je n’avais nulle part d’autre où aller.

Je m’assis sur le côté du lit.

— Je suis désolée, Reyes. Quand est-ce que ça s’est produit ?

— Il y a un moment. Je m’en remettrai. Je n’ai pas le choix. Elle m’a totalement oublié.

— J’en doute sérieusement.

Aucune femme saine d’esprit ne pourrait oublier quelqu’un comme Reyes Farrow. Ça, j’en étais sûre.

(...)

Je commençai à ouvrir la porte, mais il tendit la main par-dessus moi et la referma. Avant que je ne puisse lui poser de question, il me prit le sac de sandwichs des mains et posa une veste sur mes épaules. Une épaisse veste de cuir qui pesait plus lourd que moi. Elle m’avala. M’emmitoufla en lui. Dans sa chaleur. Son odeur.

— Je ne peux pas prendre ta veste.

— J’en ai une autre, dit-il en me tournant pour que je me retrouve face à lui et qu’il puisse remonter la fermeture Éclair tandis que je passais les bras dans les manches.

Je regardai tandis que ses longs doigts tiraient sur un côté pour la refermer. Les muscles de son avant-bras se tendaient et fléchissaient sous l’effort. Tout comme ceux de son torse et de son estomac. Je dus me faire violence pour ne pas les caresser. Il répéta l’opération de l’autre côté, et je pris conscience que la veste était ajustable.

Malheureusement, cela n’aidait pas beaucoup. Je me noyais toujours dedans, et je n’avais plus d’épaules ni de mains, mais je m’en fichais. Cette longueur empêcherait mes doigts de se transformer en bâtons de glace goût chair humaine. Il retroussa les manches, mais une seule fois. Elles dépassaient toujours le bout de mes doigts.

Après un moment, je remarquai qu’il s’était arrêté et qu’il me regardait. Je relevai les yeux et les plongeai dans les profondeurs luisantes de ses iris acajou. Un léger pli s’était formé entre ses sourcils tandis qu’il m’étudiait, et je pris conscience pour la millionième fois que je n’arrivais pas à lire ses émotions. Pas comme j’en étais capable avec la plupart des gens. Je sentais des émotions s’échapper de lui, mais elles étaient désordonnées, chaotiques, un mélange de désir, d’inquiétude et de regret.

Il posa les yeux sur ma bouche, et je me demandai combien de verres il avait bu au juste. Alors je demandai.

— Combien de verres as-tu bu, au juste ?

— Pas assez, dit-il d’une fois aussi profonde que l’océan.

— Pas assez pour l’oublier ?

Pour oublier la femme qui le hantait toujours ? La jalousie qui explosa en moi ne fit rien pour booster mon amour-propre.

— Il n’y a pas assez d’alcool sur Terre pour me la faire oublier.

Ça faisait mal. Il était de toute évidence toujours obsédé par son ex, et j’étais là, comme une lycéenne qui espérait qu’on l’inviterait au bal de promo. Une lycéenne stupide.

L’humiliation brûla sous ma peau.

— Je te prie de m’excuser, dis-je en attrapant le sac et en ouvrant vivement la porte.

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C’était maintenant ou jamais. Je m’assis sur le coin de la banquette à côté de lui. Remis une boucle vagabonde derrière son oreille. Fis courir le dos de mes doigts sur ses joues et sa mâchoire recouvertes d’une barbe naissante. Puis je me penchai et déposai le plus infime des baisers sur sa bouche pleine.

— Je t’aime depuis mille ans, dis-je, parce que ça me semblait être vrai.

Jusqu’au plus profond de mon être. Il m’attirait tellement que c’en était douloureux.

[...]

Quelqu’un avait écrit dessus au stylo, d’un trait si léger que j’arrivais à peine à le lire, aussi le levai-je en direction du soleil qui filtrait de nouveau par la fenêtre.

Là, écrit en français, se trouvaient les mots : « Je t’aime depuis mille et un ans. – R. »

Je me figeai. Le relus. Et encore. « Je t’aime depuis mille et un ans. – R. »

Je fis demi-tour, courus jusqu’au bureau de Dixie, mais il était parti.

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Le vrai nom de Bobert était Robert, mais, la première fois qu’il était venu au café, Cookie était devenue super nerveuse et lui avait fait signe de sortir. Aucune idée du pourquoi du comment.

-Il s’appelle Bob… ert, avait-elle dit.

-Le prénom de ton mari est Bobert ? Elle s’était retournée en riant doucement. Nerveusement.

-Robert. Je voulais dire Robert, même si beaucoup de gens dans les forces de l’ordre l’appelaient Bob. Moi pas. Toujours pas. Nan, c’est juste ce bon vieux Robert pour moi. Sauf à la maison. Des fois je l’appelle Bob à la maison. C’était beaucoup d’explications, mais ça n’avait pas dissipé la déception. Je souffrais de ne connaître personne du nom de Bobert.

-Est-ce que je peux l’appeler Bobert ? Un rire nerveux s’était échappé d’elle.

-Tu peux l’appeler comme tu en as envie. J’ai le sentiment qu’il te mangera dans la main dans pas longtemps.

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