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« Écoute-moi bien, Sarai, dit-il. Il faut que tu saches que m’accompagner en mission, c’est prendre le risque de te faire tuer. Je ferai tout pour te protéger, mais il m’est impossible de te garantir que j’y arriverai. Je sais que tu as confiance en moi, mais tu ne dois jamais remettre entièrement ton sort entre mes mains. Je ne suis pas ton héros et encore moins ton ange gardien. Fie-toi d’abord à ton instinct. Quoi qu’il arrive. Et ensuite à moi, si c’est ce qu’il te conseille. »

Copyright © 2012-2015 Jessica Ann Redmerski. Tous droits réservés.

© Bragelonne 2018, pour la présente traduction

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“Will you two be sharing a bed?” she asks from the doorway of the spare bedroom.

There is only one bed in here. It’s a question I’ve been asking myself since I walked in.

“If not,” she goes on, glancing at Victor in a way that perhaps she didn’t expect me to notice, “then I can make up a bed for one of you on the couch.”

“That will not be necessary,” Victor answers and I don’t know why, but my heart leaps inside my chest. “I won’t be sleeping.”

Then my heart goes back to normal. Boring, non-fluttering normal.

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— Tu sais bien que je ne peux pas te garder avec moi, Sarai, dit-il.

Mon cœur se serre.

— Mon existence, c’est l’agence. Pour vivre avec toi, il faudrait que je prenne la fuite. Ça reviendrait à signer notre arrêt de mort. On deviendrait tous les deux des cibles et on nous retrouverait, où qu’on aille…

J’ai envie de pleurer, mais aucune larme ne sort. Je repose ma tête sur son torse, le regard dans le vide, agrippée à lui.

— Tu dois vivre ta vie, conclut-il.

— Mais…

Il me serre de nouveau contre lui.

— Tu dois vivre ta vie, reprend-il. Mais je viendrai te voir de temps en temps. Pour m’assurer que tout va bien pour toi et que tu n’as besoin de rien.

C’est loin de me satisfaire, mais je sais parfaitement que je n’obtiendrai rien de plus. Et je vais m’en contenter parce que c’est déjà ça. Il a raison, je le sais. Je ne peux pas lui demander de mettre nos jours en danger.

Je vais devoir le laisser partir…

— À condition que tu aies envie que je vienne te voir, précise-t-il.

Il fait de l’humour, c’est nouveau… Je soulève la tête et me hisse sur un coude pour le regarder. Il me sourit. Il est beau quand il sourit. Totalement irrésistible.

J’entre dans son jeu et le pousse gentiment en riant.

— Bien sûr que j’en ai envie, dis-je.

Il me saisit par le poignet, m’attire contre son torse en me caressant tendrement le visage. Ses yeux plongent dans les miens comme s’il en sondait les profondeurs. J’ignore ce qu’il y cherche, mais je voudrais qu’il ne le trouve pas et que ça l’oblige à rester toujours ainsi. Tout contre moi.

Puis il prend ma figure entre ses mains et attire ma bouche vers la sienne.

— Qu’est-ce que tu m’as fait ? demande-t-il.

— J’allais te poser la même question.

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" Je me rapproche sans bruit, en espérant ne pas attirer l'attention. Je suis juste derrière lui, à présent, et sur le point de me pisser dessus tellement j'ai peur. (...)

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"(...) cette fois j'ai bien trop peur des vivants pour me préoccuper du regard des morts (...)

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— Tu ne cherches pas à savoir si tu vas exécuter un criminel ou un innocent ? demande-t-elle.

Je n’arrive pas à réprimer un petit sourire – encore une entorse à ma ligne de conduite.

— Personne n’est innocent, Sarai.

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"- Il y a une grosse différence entre la peur et l'incertitude, Sarai. Tu n'as peur de rien, mais ton avenir est fait d'incertitudes."

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"J'ouvre la portière et m'installe à l'intérieure. Aucun de nous ne ressent le besoin de commenter le fait qu'il soit revenu. On sait tous les deux. Du moins, on sait l'essentiel".

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— Ça me dérange vraiment que ce salaud s’en soit sorti, Victor, déclare-t-elle en enlevant ses chaussures.

Elle s’assied sur le bord du lit et tourne la tête vers moi, une lueur résolue dans le regard.

— Il ne mérite pas de vivre. Il faut qu’il paie pour ce qu’il a fait. Qu’il le paie de sa vie. Comme elle.

À présent, je ne peux plus m’y tromper. Avec cette remarque, Sarai vient de me confirmer que le sang d’une tueuse coule dans ses veines. Je n’y suis pour rien. Je n’ai fait que soulever le voile, mais c’était déjà là. C’est l’œuvre de la vie, pas la mienne.

— Ne t’en fais pas, les types comme lui meurent rarement dans leur lit, observé-je. Ce n’est qu’une question de temps.

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Elle vient de tuer un homme… Le premier meurtre est le plus traumatisant, celui que l’on n’oublie jamais. C’est aussi celui qui diminue de moitié vos chances de vivre une existence normale.

Sarai n’est déjà plus du bon côté de la barrière.

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