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- Tu ne sais pas mentir, Jasp. Essaie encore.

Qu’est-ce qu’il m’énerve ! Qu’est-ce qu’il… Putain, qu’est-ce qu’il fout ?!

- Arrête !

- Quoi ?

Il me joue les innocents alors qu’il a sa main sur ma cuisse. Il a vu la Vierge ou bien ? Merde, il l’a peut-être croisée ce matin en venant bosser ! Marie hante les rues de Nirvana, armée de ses pétitions qu’elle nous fait signer sans relâche, jour après jour. La dernière en date ? Elle voulait nous interdire de voler dans la Cité. De voler, nom de Papy ! Autant nous faire manchots !

- Dégage ta main de la là !

- Pourquoi ?

Pourquoi ? Il ose poser la question ? Non mais, j’hallucine !

- D’après toi ? grincé-je.

Je ne vais pas lui parler des picotements que le contact de sa paume provoque, oh non ! Je ne vais pas en parler. Et je ne vais pas non plus dire que j’apprécie la sensation, certainement pas ! Inutile aussi d’imaginer que j’en veux plus, parce que ce n’est pas le cas. N’est-ce pas ?

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« — Tes ex devaient apprécier ce trait de caractère.

Je ris. D’amertume.

— Je n’ai pas eu l’occasion de leur montrer mon « appétit », dis-je en mimant les guillemets.

Je n’ai pas spécialement l’intention de me confier, encore moins à Cam, néanmoins les mots sortent tout seuls. Traîtres ! Il va falloir que j’ai une sérieuse discussion avec ma langue, moi !

— Je suis plus un ami avec bénéfices qu’un homme qu’on a envie de garder dans son lit sur la durée, tu vois. Je les fais rire. Je suis confortable. Pour un coup d’un soir, ça passe. Pas pour plus.

Parfois, j’ai envie de plus. Et puis je me rappelle qui je suis, l’image que je renvoie, et je sais que c’est mort, que je n’aurai jamais plus. Parce que je suis un 4. Je ressemble plus à Ed Sheeran qu’à Nick Bateman. Et alors ? Mes cheveux roux incoiffables, mes yeux bleu clair, mon nez empâté et mon sourire timide entouré d’une barbe de deux jours me conviennent parfaitement. Je me sens bien avec moi-même. Si les autres n’arrivent pas à s’y faire, c’est leur problème, pas le mien.

— Tous des connards, gronde Cameron.

Je me retourne vers lui, surpris de son mouvement d’humeur. Il a la mâchoire serrée. Pour un peu, je verrais de la fumée sortir de ses narines.

— Qu’est-ce qui te prend ? m’enquiers-je.

— Il me prend qu’il faut avoir le cerveau atrophié pour te considérer comme un coup d’un soir, Jasper.

Alors là, je suis choqué. C’est quoi, ça ? J’ai la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Où est passé Cameron ? Celui que j’ai en face de moi n’est pas celui que je côtoie depuis deux jours et demi, pas possible.

— Hein ?

Voilà toute l’éloquence dont je suis capable pour le moment. Il a réussi à me couper la possibilité de m’exprimer clairement, rien qu’avec le regard qu’il me renvoie. Il est brûlant. Il me défie de le contredire.

— Toi, tu es un « pour la vie ». »

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Ari n’est pas un ami qui me veut du bien sur ce coup, il veut ma mort. Enfin, façon de parler, on a déjà établi le fait que j’étais techniquement décédé. Oui, pour être un ange, il faut avoir trépassé, c’est la vie !

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— Ne t’y habitue pas trop, lance-t-il.

— Je me disais aussi, soupiré-je exagérément.

Son rire se propage le long de mon épine dorsale. J’adore l’entendre.

— Si je comprends bien, je ne peux pas baver à l’idée que mon mec m’apporte le petit déjeuner au lit, hein ?

— Même pas en rêve, Jasp.

— Merde. Tu n’étais pas livré avec toutes les options ?

— Tu es tombé sur le modèle défaillant du lot, faut croire.

Je me retourne dans ses bras et plonge mes yeux dans les siens.

— Je dois être sacrément atteint, alors, chuchoté-je.

— Pourquoi ?

— Parce que je n’ai même pas envisagé une seconde de contacter le service après-vente.

Cameron sourit en secouant la tête.

— Je préfère ça.

— Moi aussi.

Mon ange dévoyé est loin d’être parfait. C’est la même chose pour moi. À nous deux, on cumule un certain nombre de défauts qui en feraient fuir plus d’un. Ensemble, la somme associée devient astronomique. Pourtant, ces derniers jours, nous avons réussi à nous apprivoiser. On s’est testés, on a joué, on s’est blessés aussi. Mais au final, tout ça en valait la peine. Il en vaut la peine.

— Dis-moi comment tu as réussi à percer mon cœur.

— Mon charme irrésistible a fait tout le travail.

— Hum…

— Je te voulais, Jasp. Méchamment. J’ai potassé mon sujet. Je savais que je n’aurais qu’une chance avec toi.

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Extrait ajouté par mariza 2018-05-11T14:02:53+02:00

— Ça n’a rien de débile de prendre soin de soi et de son corps. Tu devrais essayer, ça te changerait !

— Je n’ai pas l’intention de courir sur un tapis qui ne va nulle part, c’est stupide !

— T’entretenir te permettrait de dire enfin bonjour à tes abdos, se moque Cameron. Ça fait combien de temps que tu ne les as pas vus ?

Connard !

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Extrait ajouté par mariza 2018-05-11T14:13:22+02:00

— Cite- moi un truc ou deux qui te plaisent chez ton mec.

Cam cherche. Ses sourcils se froncent sous la concentration. Ouille, ça doit lui brûler les neurones de réfléchir autant. C’était quand la dernière fois qu’il a dû le faire, au juste ?

— Attends, ne me dis pas qu’il n’y a rien qui t’attire chez lui !

— C’est pas ça, s’exaspère Cameron.

— C’est quoi alors ?

Il revient sur ses pas et lance :

— Tu vas encore me gueuler dessus si je te le dis.

— Je promets de ne pas le faire, soupiré- je.

Cam hoche la tête.

— J’aime ses yeux, dit- il en verrouillant ses prunelles aux miennes, et…

Son regard dévie vers une partie de mon anatomie située plus au sud.

—… ses fesses. Putain, j’adore mater son cul.

Ses paupières se plissent, comme s’il était en train de réellement contempler ledit postérieur et ses iris s’enflamment. Un sourire commence à se dessiner sur ses lèvres, je le devance :

— Non, Cam, tu ne peux pas te pointer devant lui et sortir : « T’as un beau cul, tu sais » !

Il relève son visage vers le mien et éclate de rire.

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Extrait ajouté par mariza 2018-05-11T14:09:44+02:00

— Je monte. On ne me monte pas.

J’éclate de rire. ’M’aurait étonné aussi qu’il soit du genre passif. Personnellement, je suis versatile.

— Tu devrais te méfier, chuchoté- je.

— Pourquoi ?

— J’ai toutes les notices des meubles Ikea planquées chez moi. Le montage, ça me connaît !

Je suis un boulet et j’assume. Mon degré d’humour est passé sous le niveau de la mer. Tant pis ! Un rire éclate dans la gorge de Cam.

— Oh ! oui, Jasp. Vas- y, fais- moi rêver! Sors ton gros tournevis!

Et voilà comment les deux débiles que nous sommes nous retrouvons pliés de rire sur un toit de New York

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Extrait ajouté par mariza 2018-05-11T14:05:35+02:00

— J’ai la dalle.

— Tu as toujours faim.

— Et ?

— Un mec insatiable comme toi, ça doit donner au lit.

Je ne réponds même pas.

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Extrait ajouté par mymy37 2016-07-31T20:52:26+02:00

Cam est tout sauf chou, il faut reconnaître. Il est dangereux et addictif. Il n’a rien d’un bonbon en sucre, il est le venin qui s’insinue sous votre peau jusqu’à ce que vous soyez irrémédiablement contaminé. Dangereux, mortel, sont des qualificatifs plus appropriés pour le décrire.

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On raconte beaucoup de conneries à propos des anges. L'une des plus grosses étant qu'ils n'ont pas de sexe. Je suis bien placé pour vous confirmer que c'est carrément l'inverse ! Depuis que je suis arrivé Là-Haut, j'ai même l'impression qu'on m'en a greffé un deuxième ! Ce n'est pas pour rien que Papy reste bloqué au Paradis depuis deux millénaires alors qu'il est censé redescendre et arrêter le bordel. Il y a une raison à ça et c'est... le sexe. L'expression "monter au septième ciel" ne vient de nulle part, elle vient de Là-Haut ! Perso, je n'y ai pas encore goûté, à ce fameux ciel. Depuis que j'ai mes ailes, je suis du genre abstinent. Question de compatibilité. Mais les collègues m'ont raconté et, franchement, ça fait envie. Qui n'a jamais rêvé d'un orgasme qui déchire ? Levez la main ! La libido des anges est décuplée. C'est une orgie permanente au Paradis. Bon, j'exagère peut-être pour l'orgie... A peine ! Ça s'envoie en l'air Là-Haut et pas qu'un peu ! On a dû insonoriser les nuages à cause de ça. C'était comme être branché sur You Porn. Certaines chastes oreilles ne l'on plus supporté. Marie, déterminée à instaurer un monde sans gémissement de plaisir, a lancé une pétition. C'est que l'ex de Papy est du genre persuasive quand elle veut obtenir quelque chose. Elle a menacé de confisquer tous les sex-toys du Paradis. Personne ne pouvait laisser un tel drame se produire. Les gars ont craqués sous la pression. Les murs ne laissent donc plus filtrer un seul bruit... Si c'est pas malheureux !

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