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Extrait ajouté par LizzyNilde 2021-11-17T09:52:50+01:00

— Melinda ? intervint Alli, je vais vous prescrire des antibiotiques. Comme il existe un risque sérieux qu’ils contredisent les effets de la pilule, il faudra que votre petit ami utilise des préservatifs pendant un bon mois, d’accord ?

Mel ricana.

— Un petit ami ? Vous avez vu les mecs en ville ? Je suis sortie avec un adjoint du shérif. C’était juste après avoir emménagé. Beau gosse mais une vraie cata au lit. C’était triste. La première fois je me suis dit que ça pouvait arriver, mais, au bout de trois échecs, j’ai arrêté les frais. Maudite télé par câble…

Cette fois, Neige ne put réprimer son hilarité.

— Il regardait la télé pendant l’acte ? Quelle tristesse, en effet !

Elle secoua la tête, ses grands yeux rivés sur lui.

— Non, c’est juste une théorie à moi…

— Je suis curieux de l’entendre, relança-t-il, intrigué.

— Je viens d’un tout petit patelin. On n’a pas le câble, juste un signal hertzien assez pourri. Personne n’aurait les moyens de se payer les chaînes à la mode, de toute façon, même s’ils tiraient la ligne jusqu’à ce trou. Et les gens se méfient du satellite, ils disent que le gouvernement s’en sert pour espionner.

Elle s’humecta les lèvres avant de poursuivre :

— Les garçons n’ont rien à faire hormis trimer et faire des conneries. Ils s’échinent tous à devenir bons au lit, faute de quoi ça se sait vite qu’untel est un mauvais coup. (Elle soupira.) Ça vaut pas la peine de se mettre à poil quand on sait que la suite promet d’être décevante… Les mecs d’ici, en revanche, ils ont le câble. Alors, au lieu d’apprendre ce qui plaît aux filles, ils restent vautrés devant la télé à regarder des gens qui font semblant de baiser avec des nanas qu’on voit s’éclater alors qu’elles font des trucs tout nazes.

Neige dut serrer les mâchoires pour se retenir d’éclater de rire. Alli et Clochette, en revanche, ne cachèrent pas leur hilarité. Il hocha la tête.

— Cette théorie me plaît.

— C’est pas une théorie, c’est vrai. T’as le câble, toi ? dit-elle en le dévisageant avec attention.

— Non, mentit-il sans vergogne.

Elle sourit.

— Tant mieux. Quel gâchis ce serait !

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Extrait ajouté par Fsoph 2021-10-24T09:32:59+02:00

...un Hybride en couple est toujours loyal.

— Toutes les humaines ne sont pas au courant. Pour beaucoup, ce sont les canins qui font preuve de loyauté. Tu sais à quoi elles pensent quand on leur parle de félin ? À des matous râleurs. (Timber afficha un grand sourire.) En plus, les canins sont réputés pour être des pros de la sécurité. Ça n’existe pas, les chats policiers.

— Tu ne m’auras pas sur ce terrain-là, mec. Je ronronne, et ça fait triper les nanas. Plus qu’un canin qui pisse partout pour marquer son territoire…

Timber grogna.

— Tu sais à quoi je pense ? Qu’on devrait aller régler ça dehors. On verra alors qui de nous deux est le meilleur combattant.

— Tu parles, tout ce qui t’intéresse, c’est couper court à la discussion avant que je t’explique que les humaines sont au courant que les canins adorent se lécher les couilles.

Timber ricana.

— Et les boules de poils, on en parle ?

— Je n’ai pas de fourrure, gros malin. Et c’est une chance pour toi que je n’aie pas de queue, sans quoi tu courrais après toute la journée au lieu de bosser.

— Tu utilises ta salive parce que tu sais qu’en combat singulier je te mettrais la misère.

— Je suis un joli cœur, pas un tueur. (Jinx éclata de rire.) Tu vois ? j’ai le sens de l’humour, moi. Neige ferait bien de retrouver le sien.

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Extrait ajouté par Saya80 2021-10-22T16:23:24+02:00

— C’est ton jour de chance, Mel. Un 4 x 4 de l’OPH vient de se garer dehors. Ton malabar à faire peur en descend.

Melinda cessa d’essuyer le comptoir et leva les yeux vers la baie vitrée qui donnait sur le parking. Pas de doute, plusieurs Hybrides se dirigeaient vers l’entrée. Rien de surprenant à cela, ils venaient de temps à autre manger un morceau dans ce diner quand ils avaient rendez-vous au bureau du shérif, mais il se passait parfois plusieurs semaines sans qu’ils se montrent.

Elle passa les visages en revue et s’attarda sur l’un des costauds. Au soleil, ses cheveux blond clair luisaient presque. Le bleu ciel de ses yeux, combiné avec des pommettes saillantes, faisait de lui un type à tomber. Et cette bouche, mazette ! À se damner. Sa lèvre supérieure lui donnait presque l’air arrogant et sa lèvre inférieure, bien plus pleine, formait une moue perpétuelle dans laquelle Mel aurait volontiers mordu.

— Merci, Mary, dit-elle à sa collègue. Dis à Joël-le-grincheux, en cuisine, de tenir sa langue. C’est la honte quand il se met à balancer ses horreurs… et rappelle-lui que ces clients-là ont l’ouïe hyperfine.

L’autre serveuse gloussa.

— J’y vais de ce pas. Note que l’humeur de Joël s’améliore : il m’a souri, tout à l’heure…

— Pas trop tôt ! Peut-être qu’il s’est raccommodé avec sa bonne femme. C’est quand ils s’engueulent qu’il est le plus soupe au lait.

L’Hybride qui tenait la une dans les fantasmes de Mel se tourna vers son voisin félin et lui glissa quelques mots. Mel se redressa derrière le zinc et troqua son chiffon contre une poignée de menus, puis elle compta jusqu’à huit et alla se poster à la porte.

Un canin blond particulièrement massif fut le premier arrivé et ouvrit la porte vitrée pour laisser passer ses homologues. Mel sourit aux entrants.

— Toutes les tables sont libres à droite. Prenez place où vous voudrez, messieurs.

Elle distribua les menus à mesure que les Hybrides passaient devant elle. Tous lui sourirent, certains se fendirent d’un mot aimable… mais quand vint son tour, soit l’avant-dernier du groupe, son préféré ne se contenta pas d’attraper le menu, mais s’arrangea pour que leurs mains se frôlent.

Leurs regards se croisèrent et elle cessa de respirer. Comme chaque fois. Il avait les plus beaux yeux qu’elle ait jamais vus, d’un bleu clair incroyable. Encadrés par des cils blancs, longs et épais, qui formaient un contraste saisissant avec sa peau mate.

— Bonjour.

Ce timbre grave, rauque et un brin bourru. Sexy. Qui lui faisait toujours dresser les tétons. Mel baissa la tête en priant pour que son soutien-gorge masque ce détail piquant. Ouf ! ses mamelons durcis ne se devinaient pas à travers la fine étoffe de sa tenue de serveuse. Elle reprit son souffle et répondit :

— Salut.

Il laissa la place au type qui tenait la porte, lequel accepta à son tour un menu. Mel se retourna et prit le bloc-notes posé sur le comptoir. Après quelques respirations profondes qui l’aidèrent à retrouver son calme, elle suivit l’Hybride qui rejoignait ses collègues, lesquels s’affairaient à rassembler trois tables. Elle attendit qu’ils soient tous installés avant d’afficher son sourire de circonstance.

— Pour les boissons, qu’est-ce que ce sera ?

Elle s’était adressée au costaud le plus proche, n’osant plus regarder M. Yeux-bleus, comme elle l’avait surnommé, sous peine de voir son cerveau se figer et ses mains trembler. Elle en avait déjà fait l’expérience. Aussi garda-t-elle la tête penchée sur son bloc-notes. Ils connaissaient la maison et nommèrent chacun leur tour leur soda préféré.

Mel finit par lever les yeux.

— Vous êtes décidés, pour le plat, ou j’vous laisse réfléchir deux minutes ?

Le canin blond assis en bout de table répondit :

— Sandwichs au bœuf pour tout le monde. Bien saignante, la viande, s’il vous plaît. Avec des frites.

Elle hocha la tête.

— Viande bleue pour tous. Entendu.

Elle embrassa la table du regard en évitant M. Yeux-bleus qui la dévisageait.

— Avec laitue, mayo et sauce tartare pour tout l’monde ? C’est maintenant ou jamais, les garçons.

Cela lui valut quelques gloussements. Un félin répondit :

— Avec tomates pour moi, c’est possible ?

Elle prit note.

— Bien sûr. Autre chose ?

Nouveau regard à la ronde. Tous secouèrent la tête ; M. Yeux-bleus, lui, la matait toujours.

— OK. Je passe la commande et je reviens avec vos boissons. En précisant supplément de frites pour tout le monde.

Là-dessus, elle décampa. Littéralement.

M. Yeux-bleus avait de l’ADN canin. Avec sa bouche sensuelle et son regard pénétrant, il la faisait se sentir en faute, tout près de rougir et de lui présenter des excuses. Peut-être fallait-il chercher la vraie raison dans ses pensées secrètes qui tournaient autour d’un certain Hybride nu.

Joël leva le nez de son gril quand elle entra en cuisine.

— Laisse-moi deviner : tournée générale de hamburgers ?

— Perdu. Huit sandwichs au bœuf, cette fois. Bleu, le bœuf.

— Pas chrétien, ça, marmonna-t-il dans sa barbe.

— Ce sont de bons clients ; tu le sais aussi bien que moi. Cuis trop leur viande si tu veux les entendre gueuler.

Il soupira.

— Je sais, je sais. Tu m’as vu mettre le gril plus fort ? Ces mecs aiment leur steak presque cru dedans et à peine marron dessus et dessous.

— Garniture standard pour tous sauf un avec tomates. Et double ration de frites, bien sûr.

— Pas de danger que j’oublie !

La jeune femme alla s’occuper des boissons. Sa copine Mary vint lui prêter main-forte, jeta un œil à la commande, remplit de hauts verres de glace pilée et les tendit à Mel.

— Pas de milk-shake aujourd’hui ?

— Non.

— Ils ont l’air drôlement sérieux.

Mel observa le groupe depuis le distributeur de soda. L’un des Hybrides parlait à voix basse ; les autres l’écoutaient avec attention, penchés en avant. Une certaine tension semblait régner. Elle s’affaira à placer les boissons sur un plateau.

— Ne fais asseoir personne d’autre de mon côté, Mary. Qu’ils puissent discuter sans risque d’indiscrétion.

— Pigé. Tant mieux, au fond, ça me fera plus de pourboires.

Mel avisa l’autre moitié du restaurant.

— Pas gagné, ça… Tom, là-bas, laisse toujours un malheureux dollar. Macy t’en allongera trois. Concentre tes efforts sur le camionneur qui t’a fait de l’œil : tire bien sur ta blouse pour ouvrir le décolleté et penche-toi quand tu l’ressers en café. Et fais-lui l’œil de velours, tant que tu y es. (Elle sourit d’une oreille à l’autre.) Je l’ai entendu dire qu’il était célibataire et qu’il cherchait une femme bien.

Mary lui décocha un coup de coude.

— T’es pas drôle, Mel. Ce type pourrait être mon grand-père.

— C’est bien toi qui voulais un mec avec de l’expérience, non ? Te voilà servie, ma grande ! Je serais toi, je me le taperais direct.

— Et toi te voilà bonne pour rôtir en enfer, marmonna Mary. Ce n’est pas drôle du tout.

— Oui, maman. Tu es là ?

Mel adressa un clin d’œil à son amie et collègue.

— Désolée, j’ai cru l’entendre, là tout de suite.

— Quel chameau tu fais ! Après tout ce que tu m’as raconté sur elle…

— C’est bien pour ça que je ne vis plus dans l’Indiana. Je me contente de l’appeler tous les quinze jours. Elle risque pas de se pointer en Californie, car la dernière fois qu’on s’est parlé, elle m’a dit que l’État était peuplé de cinglés qui n’ont que deux idées en tête : pousser les gens à fumer des joints et à vivre dans le péché.

— Sérieux ? dit Mary en lui tendant un autre verre rempli de glace pilée.

— Et comment ! Chaque fois que j’appelle, elle me demande si un type m’a proposé de tourner une vidéo cochonne contre un peu de fric. Sa plus grande peur, c’est que je fasse honte à toute la famille en apparaissant sur Internet. C’est ce qui pend au nez de toutes les jolies filles par ici, à l’entendre…

— Eh ben ! Et qu’est-ce que tu lui réponds ?

— Qu’elle me sape le moral parce qu’aucun réalisateur de porno ne s’est encore présenté à moi. Puis je lui explique que je m’entraîne à gémir et à feindre l’orgasme, au cas où.

Mary secoua la tête.

— Tu me charries, là ! Tu ne lui dis quand même pas ça ?

— Bien sûr que si. Mais t’inquiète : elle prie pour moi. (Mel, radieuse, souleva son plateau.) Tout son groupe de prière aussi. Je suis aimée, t’as pas idée.

— Quelle peste tu fais, gloussa Mary.

— Même pas. Je me venge juste de l’enfance que j’ai subie. Elle et ses amies bigotes m’en ont fait baver pendant toute l’adolescence. C’est leur tour, maintenant.

Mel contourna sa collègue et se dirigea vers le groupe d’Hybrides. Ils cessèrent de bavarder en la voyant arriver et attendirent d’être servis.

— Les plats ne vont pas tarder, dit-elle en regardant à la ronde. Le ketchup suffira pour les frites ? Quelqu’un veut de la moutarde ? de la sauce barbecue ?

— Ça ira, merci, répondit l’un des costauds.

Elle retourna en cuisine et se munit de serviettes en chemin. Joël eut tôt fait de finir de préparer la commande. Mary vint une nouvelle fois à la rescousse ; deux plateaux grand modèle n’étaient pas de trop pour contenir les assiettes. Mel vit que son amie n’en menait pas large.

— Reste bien derrière moi, d’accord ? Sans quitter mon dos des yeux, et en faisant comme s’ils n’étaient pas là.

Mary fronça les ailes du nez.

— C’est juste que…

— Que t’es une poule mouillée dès qu’il est question d’Hybrides. Personne va t’agresser, t’inquiète. Suis-moi avec ton plateau, je m’occupe du service.

— De quoi vous causez ? lança Joël.

— De rien. Discussion entre filles.

Mel sortit la première, Mary sur ses talons. Elle fit le service en prenant soin que le félin hérite de l’assiette avec tomates. Mary décampa dès qu’elle le put avec les plateaux vides.

— Autre chose, messieurs ? s’enquit Mel en constatant qu’ils avaient à peine touché à leurs verres.

— Tout est parfait, merci.

L’Hybride canin blond, chef présumé du groupe, lui sourit. Elle eut cependant l’impression qu’ils souhaitaient la voir s’éclipser.

Message reçu. La jeune femme tourna les talons et trottina vers le comptoir, où l’attendaient des couverts à préparer.

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