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Sur le bord de la piscine qui se vidait toujours, un immense mâle à la chevelure blond et noir venait de débarquer et, tout d'abord, elle crut qu'il avait apporté la lumière avec lui. En réalité, son corps était la lumière. Il étincelait comme une ampoule à incandescence vivante. Mais le plus dingue, c'était que son accoutrement était plus que surprenant.

Il portait un masque de plongée et un tuba remontés au-dessus de son beau visage, des palmes qui claquaient sur le sol mouillé alors qu'il se rapprochait de la bordure de la piscine, un maillot de bain a la Borat rose fuchsia et une bouée d'enfant jaune et bleue autour de la taille.

Tous les pauvres bougres trempés de la piscine le dévisagèrent comme si l'incarnation de Bob l'Eponge et de Magic Mike réunis venait de surgir d'un univers parallèle.

Il se dirigea vers le plongeoir avec de grands claquements de palmes, grimpa dessus, mit un bon moment à installer un pince nez couleur chair sur son pif, puis se racla la gorge.

Après quelques vocalises -comme s'il s'échauffait pour chanter un solo- il prit une grande inspiration et...

-Alléluia ! Hurla-t-il, avant de s'élancer le long de la planche pour sauter dans les airs. Durant son plongeon, il maintint sa bouée en place tout en exécutant un parfait roulé-boulé qui le fit atterrir dans l'eau qui baissait à la façon d'une bombe, dans une grande gerbe d'éclaboussures qui s'éleva jusqu'au plafond.

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— Désolé… Elles font quoi ?

Tout en parlant, Butch observa le groupe exclusivement mâle réuni autour de la table de la salle à manger de la demeure. Aucun des frères et des guerriers ne riait ni ne faisait de blagues. Tous ces tristes tocards étaient assis devant des assiettes à demi finies et des verres intacts remplis de vodka, de bourbon ou de whisky frappés, comme une meute de bassets qui aurait perdu ses antidépresseurs.

Ce n’était pas le spectacle qu’il s’attendait à découvrir en arrivant en retard au Dernier Repas.

Quand Marissa lui avait envoyé un message pour lui annoncer qu’elle travaillerait tard à quelque chose avec les femelles, il lui avait semblé intelligent de mettre à profit ce contretemps pour s’occuper de planifier les futurs entraînements des recrues.

Il n’avait pas imaginé tomber sur ces figures d’enterrement au simple prétexte que ces dames étaient sur un projet.

— Ohé ? reprit-il. Vous avez perdu l’ouïe en même temps que vos couilles, ou quoi ?

Kolher inspira comme s’il était sur le point d’annoncer un décès familial.

— Elles se font une soirée ciné.

Butch leva les yeux au ciel et se dirigea vers son siège. Oui, c’était un peu étrange de s’asseoir sans sa chère Marissa à son côté, mais bon sang ! ça ne nécessitait pas d’avaler un calmant. En outre, il était heureux que sa femme ait des amies dans la maison…

— Elles regardent Magic Mike, précisa quelqu’un.

— C’est quoi, un dessin animé pour enfant ?

Il se recula lorsque Fritz déposa une copieuse assiette d’agneau devant lui.

— Merci, mon pote… Oh ! oui, je prendrai volontiers une boisson, merci. Un whisky avec des glaçons…

Butch s’interrompit quand il se rendit compte que toute la tablée de mâles le dévisageait.

— Quoi ?

— Tu n’as jamais entendu parler de Magic Mike ? demanda Rhage.

— Non. (Il se décala de nouveau tandis qu’on lui servait à boire.) Merci. C’est comme Denver, le dernier dinosaure ?

— Ça parle de strip-teaseurs, le détrompa Hollywood.

Butch fronça les sourcils et reposa le verre qu’il avait porté à ses lèvres.

— Je te demande pardon ?

V. arriva de l’office avec une blague à tabac remplie, un paquet de feuilles à rouler et la tronche de quelqu’un qui se serait fait piquer les piles de son sex-toy préféré.

— Les acteurs sont nus, marmonna Viszs en s’asseyant à la place habituelle de Marissa. Nus comme des vers. Et ils sont humains. Seigneur ! c’est comme se faire humilier par une meute de chiens.

— En string, renchérit quelqu’un. Des chiens en string.

Butch prit son verre pour de bon cette fois-ci et avala le liquide brûlant, dont il savoura la morsure dans son ventre. Bon, d’accord, il fut un peu surpris de découvrir qu’il continuait à boire jusqu’à vider son verre mais, allons, il avait matière à réflexion. D’un côté, le fait que sa shellane regarde un film avec ses copines, même si cela impliquait de la nudité, n’était pas un gros problème.

De l’autre côté, il avait envie de mettre la main sur le disjoncteur et de faire sauter les plombs de la salle de cinéma de la demeure.

Avant d’incendier le DVD et l’écran.

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- Maitresse Paradis, fille de sang d’Abalone, Premier conseiller de Kolher, fils de Kolher, et l’honorable Craeg, fils de Brahl le Jeune, décoré de la médaille royale du Courage hier soir pour services rendus à la cour.

Un murmure fit taire la foule, puis une vague de conversations enfla jusqu’’à couvrir l’orchestre.

Pendant ce temps-là, Craeg était en proie à la plus grande stupéfaction.

- Qu’est-ce que c’était ? J’ai été quoi ? Ils ont fait qui ?

Paradis lui tapota la main.

- Mon père a raconté à Kolher que tu m’avais sauvé la vie, et le roi t’a accordé un titre. Mais je t’aimais autan avant. Tu ne devais l’apprendre que demain soir, mais je crois que notre majordome s’est un peu emballé.

- Quoi ?

- Techniquement, tu es un aristocrate, à présent.

- Quoi ?

- Ne fait pas attention. (Elle le regarda droit dans les yeux). Cela ne change rien… Enfin, à part dire tacitement à tes détracteurs d’aller se faire voir.

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- Ecoute, il ne désire personne d'autre que toi... (V leva la paume pour prévenir ses protestations).

Oui, je sais que tu le sais, mais il faut que je le répète. Et pour le meilleur et pour le pire, ta grâce, ton élégance et, oui, ton côté "fille bien" font partie de ce qui l'attire chez toi. Enfin par exemple, il a tiré un coup avec Xhex, mais c'était seulement du cul... et ça n'aurait jamais rien été d'autre. Tu es son genre, pas elle.

Marissa se dressa d'un bond comme si on venait de lui verser un seau d'eau glacée sur la tête.

- Quoi, il a couché avec Xhex ?

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-Ce n’est pas aussi pathétique que ça en a l’air, fit remarquer Butch.

-Menteur, marmonna V. C’est totalement pathétique. Je crois que je vais me mettre au tricot pour de bon.

A mesure que les femelles émergeaient derrière elle, chacune arborait une expression de choc, d’incrédulité, puis d’amusement.

-Est-ce-que c’est moi, ou est-ce qu’on vient juste d’effectuer une castration de masse sur nous-mêmes ? se plaignit un mâle.

-Je crois que ça résume bien la situation, renchérit un autre. A partir de maintenant, je vais porter une culotte en dentelle sous mon pantalon en cuir. Quelqu’un se joint à moi ?

-C’est déjà le cas de Lassiter, lui répondit V. en se levant pour rejoindre Jane…

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-Rends moi service, dit le mâle. Tu vois cette pierre là bas ?

Elle jeta un coup d'œil à gauche.

-Celle qui a la taille d'une glacière ?

-Oui. Est-ce que tu peux la ramasser et la lâcher sur ma tête ? Ce serait génial. Merci.

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"Je monte, annonça-t-il.

- Oh ! Attends, attends, attends."

Butch saisit un des avant-bras musculeux de Rhage et le serra.

"Tu ne peux pas débouler là-dedans comme ça.

- Pourquoi pas ?

- C'est une soirée entre filles.

- Je mettrais une robe.

- Putain de merde ! Rhage. Vraiment ?"

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C'est brut et honnête, entre elle et lui.

Et cela rendrait les choses très belles.

Parce que c'était réel.

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- Je ne devrais pas te toucher ainsi, dit-il à voix basse.

Non, se dit-elle. Il ne devrait pas.

- Ne t'arrête pas.

Il leva la tête et croisa son regard.

- Ce n'est pas une bonne idée.

Pas tu tout. Vraiment, absolument pas.

- J'ai l'impression d'être ivre.

Craeg ferma les yeux et grimaça.

- Il faut que je m'arrête.

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Craeg croisa les bras sur sa poitrine.

- Je ne vais pas me battre avec toi.

- Donc, si je te cogne, tu ne feras rien.

Il haussa un sourcil.

- Je n'ai pas peur de me faire étendre.

- Oh ! vraiment.

- Non. Ton endurance mise à part, tu ne vas pas...

Ce qui sortit ensuite de sa bouche fut un cri suraigu qui poussa tout le monde dans le gymnase à se retourner pour voir ce qui se passait.

Et il le leur aurait peut-être expliqué s'il n'avait pas été trop occupé à se couvrir les couilles de ses deux mains et à se plier en deux.

Elle lui avait donné un coup de genou à l'entrejambe.

A l'entrejambe. Avec son genou.

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