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Une vive émotion passa dans les yeux de Dalen qui hocha de nouveau la tête. Après ces quelques secondes intenses, Szon tourna les talons.

- Je vais faire un tour à l’hosto.

- Hé, Szon, Lily travaille ! lança Dalen d’un ton plus léger. Elle n’est pas censée avoir un dzellis, son mâle, collé à ses basques à toute heure de la journée.

- J’ai besoin d’une consultation.

Le guerrier venait d’atteindre la porte.

- Je te rappelle que c’est moi qui fais les consultations ! Lily est infirmière, pas médecin !

- Désolé, vieux, t’as certainement un beau petit cul dans ton froc de toubib, mais il n’est pas aussi excitant que celui de ma blondinette, alors je passe mon tour pour ce genre de proposition.

Dalen grogna.

- Oh, bon sang, Szon, je n’ai pas besoin d’avoir ce genre d’images dans la…

Mais il s’interrompit, la porte se refermant :

- Hé, ne vous enfermez pas dans le placard à…

Clac !

- À côté de ma salle d’examen ! cria-t-il dans le vide. Oh,bordel… Il va me foutre la pagaille dans mon hôpital !

Il se tourna vers Slaren et Siyin qui explosèrent de rire à la même seconde. Dalen se joignit à l’hilarité générale. Et bon sang,que ce moment de franche rigolade leur fit du bien à tous !

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Car si « quelqu’un » ou « quelque chose » découvrait qu’elle avait gardé la mémoire des évènements, elle disparaîtrait de la surface de la Terre. Un sombre avertissement vibrait en elle. Pourtant, lui et son équipe les avaient aidés, leur avaient donné des vivres, des médicaments, se dit-elle dans un ultime éclair rationnel. Siyin n’était pas un extra-terrestre, bon sang ! Déboussolée, elle perdait vraiment la tête. Pas de doute ! Il s’est déplacé à une vitesse inouïe. Il était près du véhicule et la seconde suivante, il la soulevait pour la ramener de force… je ne l’ai pas vu se déplacer. Cette phrase résonna en elle avec encore plus de violence, comme si une force la sommait de croire en l’improbable et contrait toutes ses protestations. Des images de ce fameux jour apparurent dans son esprit, ces tentacules sortant des entrailles de la Terre, emprisonnant tout sur leur passage dans un étau mortel. La poitrine oppressée, elle se massa les tempes, perdue et confuse. Ses pensées dévièrent vers la date d’aujourd’hui : le dix décembre. Un ou deux jours avant cet orage qui avait éclaté dans le pays, suite à ce coup de tonnerre phénoménal, suivi de ces pluies battantes avant le black-out : l’arrêt de toutes les communications. Un jour précis qui effaçait tout ce qui s’était passé.

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— Tu crois qu’elle a… tout compris ? Siyin hocha la tête.

— Je crois qu’elle a fait le lien entre les évènements sur terre et l’équipe qui est venue approvisionner Fairdale. Une chose est sûre : elle a compris qu’on n’était pas des militaires. Et vu sa réaction, je crois qu’elle a même compris qu’on n’était pas de… simples humains. Clash le fixa d’un air surpris.

— Elle aurait deviné que tout ce que les humains ont traversé serait carrément l’œuvre d’une race différente ?! Tu me diras, avec ce qu’elle a vécu, le pic glaciaire et tout le reste, plus ce bond dans le passé – la cerise sur le gâteau –, cela me paraîtrait difficile de trouver une explication rationnelle.

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Vu la frayeur dans ses yeux, Siyin était certain que Paige avait accepté cette idée qui dépassait toute logique pour elle. Le mystère de cette humaine s’épaississait vraiment de jour en jour. Qu’est-ce qui le liait à elle ?Pourquoi avait-il perdu la mémoire ? Et pourquoi à l’inverse ne l’avait-elle pas perdue ? De la salle de contrôle, lui et son équipe surveillaient assez les réseaux sociaux, le net, les gouvernements, les différentes agences, NSA, CIA et d’autres à travers la planète, pour pouvoir certifier qu’il n’y avait aucun secret dissimulé à la population par les puissants de ce monde.

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Mais ses yeux s’arrêtèrent brusquement sur une silhouette familière. Et là, un profond soulagement le submergea tout d’abord, à en faire trembler ses mains, avant qu’une colère aussi glaciale que dangereuse ne prenne de nouveau en lui le dessus. Les poings serrés, il franchit la distance en de longues enjambées. À hauteur de la jeune femme, il s’empara de sa main sans sommation, lui fit faire demi-tour et l’entraîna à sa suite, ignorant son sursaut de surprise mêlé à un cri mi-choqué, mi-étonné. Il accéléra l’allure.

— Siyin, qu’est-ce que tu fais ?! s’exclama Paige, le bras raidi pour tenter de se dégager de sa poigne de fer. En vain.

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— Siyin… Il stoppa net et se retourna brusquement, le regard étincelant de rage, ses pupilles réduites à deux billes noires. La jeune femme écarquilla les yeux devant cet accès de fureur.

— Tais-toi ! gronda-t-il. Le souffle du dzellis s’échappait difficilement de sa bouche.

— Tais-toi ! répéta-t-il en détachant chaque syllabe. À travers sa voix, toute sa hargne et sa frustration vibrèrent dans l’air. La chaleur se fit soudain étouffante, de véritables éclairs crépitant autour du périmètre où ils se tenaient, avant que Siyin ne fasse de nouveau volte-face et se remette à marcher à la même allure rapide. Paige dut percevoir le danger – une bombe, prête à exploser à la moindre étincelle malheureuse –, car elle resta muette durant tout le trajet du retour.

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Dans le hall de l’hôtel, Siyin entra dans l’ascenseur sans la regarder, chaque muscle de son corps tendu à l’extrême, avant de la relâcher. Quand la porte de la cabine s’ouvrit, le guerrier saisit de nouveau sa main et l’entraîna jusque dans la chambre de la jeune femme. Lorsque le battant claqua derrière eux, le dzellis se retourna brusquement, le regard noir, les poings serrés le long de ses cuisses ; et sa colère – difficilement réprimée – éclata avec la puissance d’une éruption volcanique.

— Qu’est-ce qu’il t’a pris ? hurla-t-il. Dans un tout petit coin de son cerveau, un brin de conscience lui souffla qu’il réagissait d’une façon complètement irrationnelle. Mais il ne maîtrisait plus ses réactions, emporté par une violence étrange qui jaillissait du plus profond de son être.

— Je… je suis juste allée faire des courses, bredouilla Paige.

— Ce matin, je t’ai dit que tu pouvais acheter ce qu’il te fallait ! rugit-il. Un autre rugissement irrationnel. La jeune femme ouvrit et referma la bouche sans qu’un son n’en sorte. Et… à cet instant, Siyin ne pourrait sans doute jamais expliquer ce qui se passa ensuite, ses yeux enragés plantés dans ceux de l’humaine. Mais quelque chose explosa dans ses tripes comme une bombe soufflant tout sur son passage, sa fureur balayée par un violent désir, latent depuis des jours, qui jaillit à la surface. Une seconde avant, il se trouvait à quelques mètres, la seconde suivante, ses lèvres s’écrasaient sur celles de Paige avec une avidité démentielle, son bras gauche encerclant sa taille pour la plaquer contre lui. Puis, sa main libre se referma en un poing sur une poignée de mèches noisette pour tirer son visage en arrière. L’espace d’une seconde, Siyin pensa qu’elle allait le repousser de toutes ses forces, le rejeter… lui, le dzellis, le barbare, le créateur de Rebirth… Aussi, rien ne l’avait préparé à sa réaction – et au profond bonheur qui le submergea –, lorsque ses lèvres s’ouvrirent avec un gémissement étouffé, lui permettant de plonger avec voracité dans sa bouche, avant que Paige n’enroule sa langue autour de la sienne avec la même urgence.

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— Tu as créé ce virus, n’est-ce pas ? Ses yeux se fermèrent durement, mais il répondit d’une voix étranglée, le cœur cognant dans sa cage thoracique :

— Oui… Une réponse sincère. Un profond silence s’abattit dans la chambre. Le corps tendu, le guerrier ne bougea plus, tel un condamné dans l’attente du couperet final.

— Pourquoi ? Dans un premier temps, sa gorge nouée l’empêcha de répondre, puis il hésita, pas vraiment certain qu’elle parlait uniquement de Rebirth.

— Pourquoi ce virus, Siyin ?Pourquoi cette guerre ? Leur guerre. Cette question, elle la lui avait déjà posée au Complexe. Il s’en souvenait. Toutefois, son interrogation vibrait aujourd’hui d’une connotation différente. La jeune femme semblait prête à entendre ses raisons, l’esprit plus ouvert. Du moins, cela lui parut différent. Ou le profond désir que ce soit le cas faussait son jugement.

— Par vengeance, déjà ! Pour ceux qui sont morts par la faute des humains il y a très longtemps, comme mes parents. Puis, pour ma sœur Sienna plus récemment. Parce que je pensais que c’était juste pour ma race. Parce que cette terre est également la nôtre et que nous avons autant le droit d’en profiter que les humains, en pleine lumière, sans nous cacher, débita-t-il d’une voix rauque. Un autre long silence tomba entre eux. Siyin guetta sa réaction, la poitrine oppressée.

— Ta sœur ? chuchota Paige. Il déglutit plusieurs fois, le souvenir se révélant toujours aussi douloureux.

— Pas de sang, mais je la considérais comme ma sœur. Et il lui parla de Sienna, recueillie par son grand-père à la mort de sa mère. Un Ancien proche de la famille Karg. Au décès de ce dernier, la jeune dzellis était venue vivre avec eux, sous la tutelle de Slaren. Il n’eut pas la force de lui raconter ce qui s’était passé. Cet épisode était trop dur à revivre, les images enfouies dans son cerveau trop difficiles à supporter lorsqu’elles remontaient à la surface.

— Elle est morte dans des circonstances… horribles, furent les seuls mots qu’il réussit à trouver.

— Je suis vraiment désolée, répondit-elle d’une voix étranglée, sans chercher à en savoir plus, comme si elle sentait sa profonde détresse à cet instant. Il resta silencieux avant de poursuivre :

— Cette guerre me paraissait juste pour mes parents, pour Sienna, pour nous tous, dzellis.

— Et maintenant ? demanda-t-elle simplement dans un autre chuchotement. Le guerrier déglutit.

— C’est différent… très différent. Il accompagna sa réponse d’un doux baiser qu’il posa sur sa nuque. Le cœur battant, il la sentit se blottir un peu plus dans ses bras, ses fesses magnifiques se pressant contre une partie de son anatomie qui commençait de nouveau à durcir. Mais il ignora le désir qui renaissait en lui.

— Aujourd’hui, je veux aider Ryala et protéger les humains du livre sacré, continua-t-il avec sincérité. Aujourd’hui… j’ai compris les erreurs de ma race… j’ai compris mes erreurs.

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SLAREN & JENNA

— Hey… fit Jenna. — Hey… répondit-il en posant sa bouche sur un petit point sensible à la jonction du cou et de l’épaule. Il la sentit frissonner. Puis, sa main glissa sur le ventre légèrement renflé de la jeune femme. Il y plaça sa paume à plat dans un geste protecteur et caressa doucement sa peau satinée. Un puissant sentiment le submergea jusqu’au tréfonds de son être : un amour inconditionnel pour son enfant et cette femelle blottie dans ses bras. Un bonheur intense l’inondait chaque fois qu’il s’éveillait à ses côtés.

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Un autre sourire idiot fendit ses lèvres.

Réfrénant ses pulsions, le dzellis continua à caresser sa joue, sa mâchoire, son épaule, par effleurements légers, ce sentiment possessif vibrant de plus belle en lui. Par le passé, le guerrier avait désiré des femelles. Il connaissait le désir brutal qu’un mâle de sa race pouvait éprouver envers l’une d’entre elles.

Ou du moins, il avait cru le connaître avant Paige.

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