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Extrait ajouté par fanfan50 2014-03-28T08:31:50+01:00

Et le temps de la vie s'échelonne en "âge de", faire sa communion et recevoir une montre, avoir la première permanente pour les filles, le premier costume pour les garçons avoir ses règles et le droit de porter des bas, l'âge de boire du vin aux repas de famille, d'avoir droit à une cigarette, de rester quand se racontent des histoires lestes de travailler et d'aller au bal, de "fréquenter"

de faire son régiment de voir des films légers l'âge de se marier et d'avoir des enfants de s'habiller avec du noir de ne plus travailler de mourir.

Ici rien ne se pense, tout s'accomplit.

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:09:28+01:00

"Il était normal d'avoir honte, comme d'une conséquence inscrite dans le métier de mes parents, leurs difficultés d'argent, leur passé d'ouvriers, notre façon d'être. Dans la scène du dimanche de juin. La honte est devenue un mode de vie pour moi. A la limite je ne la percevais même plus, elle était dans le corps même".

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:08:43+01:00

"Pour ma mère, la religion fait partie de tout ce qui est - élevé-, le savoir, la culture, la bonne éducation. L'élévation, faute d'instruction, commence par la fréquentation de la messe, l'écoute du sermon, c'est une façon de -s'ouvrir l'esprit"

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Extrait ajouté par MarieILoveRead 2014-11-20T20:39:02+01:00

"Mon père a voulu tuer ma mère un dimanche de juin, au début de l'après-midi."

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:09:59+01:00

"En juin 52, je ne suis jamais sortie du territoire qu'on nomme d'une façon vague mais comprise de tous, "par chez nous", le pays de Caux, sur la rive droite de la Seine entre le Havre et Rouen. Au-delà commence déjà l'incertain, le reste de la France et du monde que "par là-bas" avec un geste du bras montrant l'horizon, réunit dans la même indifférence et inconcevabilité d'y vivre. Il semble impossible d'aller à Paris autrement qu'en voyage organisé, à moins d'y avoir de la famille susceptible de vous guider. Prendre le métro apparaît comme une expérience compliquée, plus terrifiante que monter dans le train fantôme de la foire et nécessitant un apprentissage qu'on suppose long et difficile. Croyance générale qu'on ne peut aller quelque part sans "connaître" et admiration profonde pour ceux ou celles "qui n'ont pas peur d'aller partout".

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:09:45+01:00

"Etre crâneuse est un trait physique et social, détenu par les plus jeunes et les plus mignonnes qui habitent le centre-ville, ont des parents représentants ou commerçants. Dans la catégorie des pas crâneuses figurent les filles de cultivateurs, internes, ou demi-pensionnaires venant à vélo de la campagne avoisinante, plus âgées, souvent redoublantes. Ce dont elles pourraient se vanter, leurs terres, leurs tracteurs et leurs commis, n'a, comme toutes les choses de la campagne, aucun effet sur personne. Tout ce qui ressortit à la "cambrousse" est méprisé. Injure : "Tu te crois dans une ferme" !"

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:09:09+01:00

"Tout de notre existence est devenu signe de honte. La pissotière dans la cour, la chambre commune - où, selon une habitude répandue dans notre milieu et due au manque d'espace, je dormais avec mes parents -, les gifles et les gros mots de ma mère, les clients ivres et les familles qui achetaient à crédit. A elle seule, la connaissance précise que j'avais des degrés de l'ivresse et des fins de mois au corned-beef marquait mon appartenance à une classe vis-à-vis de laquelle l'école privée ne manifestait qu'ignorance et dédain".

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:08:57+01:00

"Le pire dans la honte, c'est qu'on croit être seul à la ressentir".

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:08:31+01:00

"Etre comme trout le monde était la visée générale, l'idéal à atteindre. l'originalité passait pour de l'excentricité, voire le signe qu'on a un grain".

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Extrait ajouté par Caroline 2014-01-04T13:08:17+01:00

"A cause de la couleur de poussière des démolitions et des reconstructions d'après guerre , des films et des livres de classe en noir et blanc , des canadiennes et des pardessus foncés , je vois le monde de 52 uniquement gris , comme les anciens pays de l'Est . Mais il y avait des roses , des clématites et des glycines débordant des grillages du quartier , des robes bleues imprimées de rouge comme celle de ma mère".

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