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Le duc de Guise acheva d’en devenir violemment amoureux ; et, voulant, par plusieurs raisons, tenir sa passion cachée, il se résolut de la lui déclarer d’abord, afin de s’épargner tous ces commencements qui font toujours naître le bruit et l’éclat. Étant un jour chez la reine, à une heure où il y avait très-peu de monde, la reine s’étant retirée pour parler d’affaire avec le cardinal de Lorraine, la princesse de Montpensier y arriva. Il se résolut de prendre ce moment pour lui parler, et s’approchant d’elle : « Je vais vous surprendre, madame, lui dit-il, et vous déplaire, en vous apprenant que j’ai toujours conservé cette passion qui vous a été connue autrefois, mais qui s’est si fort augmentée en vous revoyant, que ni votre sévérité, ni la haine de M. le prince de Montpensier, ni la concurrence du premier prince du royaume, ne sauraient lui ôter un moment de sa violence. Il aurait été plus respectueux de vous la faire connaître par mes actions que par mes paroles ; mais, madame, mes actions l’auraient apprise à d’autres aussi-bien qu’à vous, et je souhaite que vous sachiez seule que je suis assez hardi pour vous adorer. » La princesse fut d’abord si surprise et si troublée de ce discours, qu’elle ne songea pas à l’interrompre ; mais ensuite, étant revenue à elle, et commençant à lui répondre, le prince de Montpensier entra. Le trouble et l’agitation étaient peints sur le visage de la princesse ; la vue de son mari acheva de l’embarrasser, de sorte qu’elle lui en laissa plus entendre que le duc de Guise ne lui en venait de dire.

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