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Extrait ajouté par Croquignolle 2017-01-23T22:51:07+01:00

Pour le dire en un mot, la personne d'O-Yû respirait le genre d'atmosphère que l'on trouve dans l'aspect des anciennes poupées de Cour, un mélange d'éclat rayonnant et de grâce classique, évoquant les figures presque inaccessibles de quelques grandes dames du palais.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2017-01-23T22:50:52+01:00

Quel homme n'avait jamais éprouvé un sentiment de nostalgie pour le passé ? Pourtant, rendu vulnérable comme je l'étais par l'approche de la cinquantaine, la simple tristesse sans raison que nous inspire l'automne m'envahissait avec une force prodigieuse, dont je n'avais pas soupçon dans ma jeunesse, et il suffisait du spectacle de feuilles de puéraire frissonnant au vent pour me remplir parfois d'une émotion que rien ne parvenait à dissiper.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2017-01-23T22:50:31+01:00

Il est vrai qu'en matière de paysages, les goûts varient selon les dispositions de chaque spectateur, et il s'en trouverait sans doute pour dénier toute valeur à ce lieu. Quant à moi, des montagnes et des cours d'eau ordinaires sans rien de grandiose ou d'inattendu, tels que ceux-ci, m'invitent à une douce rêverie et me donnent l'envie de m'attarder indéfiniment auprès d'eux. S'ils ne surprennent pas l'oeil et ne ravissent pas l'âme, de tels paysages attirent le voyageur par leur abord amène et souriant. A un regard rapide, ils ne livrent rien, mais celui qui s'attarde longuement auprès d'eux se sent entouré de chaleur et d'une douce affection, comme dans les bras d'une tendre mère. Dans la solitude du soir, surtout, on voudrait se fondre dans la fine brume qui flotte au-dessus de l'eau, et qui semble de loin nous faire signe.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-13T17:21:00+01:00

Acceptez cette coupe pour le prix de la piètre récitation que vous me ferez la grâce d’écouter. Tout l’effet en serait gâté si votre griserie se dissipait.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-13T17:20:38+01:00

-Vous ayant écouté jusqu'ici, j'aurai grand regret de ne pas entendre la suite. Vraiment.

- je vous remercie. je profiterai donc de votre amabilité pour vous conter mon histoire.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-13T17:18:59+01:00

Je tente en vain de formuler dans un poème ce sentiment que j'ai de poursuivre des chimères..

Avec chaque année qui passe, je deviens plus sensible à la désolation ou à la mélancolie de l'automne, à cette tristesse sans cause ni raison précise qu'éveille en nous cette saison.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-13T17:18:44+01:00

A mesure qu'il prend de l'âge, l'homme voit naître en lui une sorte de résignation, une disposition à accepter avec joie une dissolution en accord avec les lois de la nature; il aspire à une vie tranquille et équilibrée.

Aussi, le spectacle d'un paysage vivement coloré le console-t-il moins que le face-à-face avec un tableau plus triste, et à la recherche des plaisirs réels préfère-t-il l'absorption dans le souvenir de ceux du passé.

L'amour du passé représente pour le vieil homme l'unique moyen de continuer à vivre au présent.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-13T17:18:13+01:00

Sans doute l’aspect des montagnes au-dessus de la rivière et le cours de celle-ci avaient-ils dû subir quelques changements en l’espace de sept cent ans, mais le paysage qui se peignait dans mon âme, chaque fois que je récitais le poème de l’empereur retiré, ressemblait dans l’ensemble à la vue qui s’étendait sous mes yeux.

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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-13T17:17:54+01:00

Sans doute n'es-tu pas encore capable de ressentir toute la mélancolie de cette nuit d'automne...mais un jour tu comprendras.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-12-09T22:52:28+01:00

[...] ... ( ... ) mon père, lorsqu'il aperçut O-Yû, sentit qu'elle était le type de femme dont il rêvait depuis longtemps. Je ne sais ce qui fit naître en lui ce sentiment, mais sans doute dans le ton qu'elle prenait lorsqu'elle s'adressait à ses servantes et qu'il pouvait entendre puisqu'elle était placée immédiatement derrière lui [dans une loge, à l'opéra], tout comme dans le reste de son comportement et de ses attitudes, il avait perçu cette aisance qui appartient aux femmes des grandes familles. Telle qu'on peut la voir sur les photographies, O-Yû avait des joues assez pleines et un visage rond et enfantin, mais à entendre mon père, si les lignes de son nez et de ses yeux étaient celles d'une belle femme comme il s'en trouve un assez grand nombre, son visage paraissait estompé par une légère brume, ses yeux, son nez, sa bouche, tous ses traits étaient imprécis, comme tendus d'un mince voile, dépourvus de toute ligne tant soit peu déterminée ou aiguë et celui qui la regardait fixement avait l'impression que ses propres yeux se voilaient et qu'un halo de brouillard venait envelopper la seule personne de cette femme. Selon mon père, l'expression "noblement raffiné" que l'on rencontre dans nos anciens ouvrages désignait précisément ce genre de visage et c'était, disait-il, cette particularité qui faisait le prix d'O-Yû sama. Sans doute avait-il quelques raisons pour penser ainsi. Les femmes au visage d'enfant ont souvent tendance à conserver longtemps leur air de jeunesse, si du moins les difficultés de la vie quotidienne ne viennent pas les flétrir, et, à en croire notamment ma tante, entre seize et quarante ans, le profil d'O-Yû n'avait pas subi le moindre changement, son visage restant toujours d'une fraîcheur aussi juvénile. ... [...]

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