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Le Poignard de Goya

Livre


Description ajoutée par IlestMidi 2021-11-02T15:21:23+01:00

Résumé

DESCRIPTION :

Préfacé par David CHANTERANNE, historien et historien de l’art, diplômé et chargé de cours à l’université de Paris-Sorbonne, journaliste et écrivain, rédacteur en chef du magazine Napoléon 1er.

Synopsis

Mai 1808 : Après les émeutes de Madrid et la répression sanglante de «El Tres de Mayo» les troupes du général Dupont de l’Etang descendent vers l’Andalousie. C’est un chemin semé d’embûches, d’escarmouches, de guet-apens qui les attend. Le danger peut surgir derrière chaque rocher, derrière chaque arbre. Mobilisé contre l’envahisseur le peuple espagnol se défend en inaugurant un nouveau type de combat : la guérilla.

Se met en place l’engrenage inévitable : les exactions entrainent des représailles – maisons incendiées, fusillades sommaires. Un cran supplémentaire dans la férocité est franchi au fur et à mesure de l’avancée des troupes napoléoniennes… Les soldats isolés sont une proie pour les navajas, une cible pour les «cuadrillas». La traversée des sierras par des défilés bordés de précipices, l’attaque des convois, le soulèvement du moindre village, l’impossibilité de s’approvisionner vont faire de ce parcours un véritable enfer.

Dans ce flot de quelques milliers de combattants, noyées parmi les fantassins, les cavaliers et les pièces d’artillerie, des femmes essaient de survivre : maîtresses, épouses d’officiers, blanchisseuses ou cantinières. L’une d’elles, ballotée de régiment en régiment, -malgré les affres liées à la peur, à la faim, à la soif, aux maladies de peau, aux angoisses du lendemain - gardera intacte son envie de vivre une passion amoureuse : celle qu’elle éprouve pour un lieutenant des marins de la Garde. Elle fera tout pour que leurs chemins se croisent, acceptant de faire partie d’expéditions périlleuses dans le seul but de le retrouver, avec le secret espoir que lorsque tout cela sera fini, elle rebâtira avec lui une vie normale, aura un foyer, des enfants…

Le trajet sera ponctué de cadavres : un général plongé dans l’huile d’olive bouillante, sa femme et sa fille découpée en morceaux, ses compagnons sciés vivants entre des planches… Ces atrocités sont le fait d’un peintre- élève de Goya. Son entourage ayant été touché par la sauvagerie des troupes napoléoniennes, Il a juré que ses ennemis afficheraient sur leurs visages avant de mourir ce qu’il veut cristalliser dans ses dessins ou ses tableaux : la peur! La frayeur est-elle matérialisable dans une œuvre d’art ? Est-ce que des abominations peuvent constituer les ingrédients d’une inspiration artistique? Interrogations auxquelles répondra, plus tard, Francisco de Goya, dans «Les désastres de la guerre.»

Biographie

Courtier en éditions pendant une douzaine d’années, Serge Berthou, après une carrière professionnelle dans l’industrie pharmaceutique, a retrouvé l’univers du livre en devenant bouquiniste. A la retraite il fréquente des ateliers d’écriture puis, passionné par la littérature et l’histoire, s’intéresse au premier Empire et à la guerre d’Espagne. Membre du Souvenir Napoléonien, il est également administrateur sur les réseaux sociaux d’un groupe intitulé « Guerre d’Espagne : de Madrid à Baylen ».

Il est l’auteur d’un premier ouvrage sur ce sujet intitulé « Le tambour à l’œillet rouge » traitant particulièrement de l’insurrection du 2 Mai 1808 à Madrid.

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extrait

Extrait ajouté par IlestMidi 2021-11-02T15:21:12+01:00

Courage ! Violette tournait et retournait ce mot dans sa tête, sans parvenir à s’en débarrasser, comme une hostie sèche qui reste attachée au palais quoiqu’on fasse pour déglutir.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par caromagikbooks 2022-09-16T15:03:08+02:00
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De la petite à la grande histoire nous allons suivre Violette, cantinière dans l'armée napoléonienne lors de la campagne d'Espagne en 1808. Si le récit prenait un chemin "documentaire" au début, je me suis vite prise d'attachement pour Violette et les personnes qui l'entourent. L'auteur nous raconte des évènements qui ont réellement eu lieu par les yeux de son héroïne et de ceux qu'elle va rencontrer. Ce qui m'a surtout frappée c'est l'aspect barbare de cette campagne : les espagnols, devenus guérilleros, mutilent, tranchent, torturent et tuent tous les français qui ont le malheur de croiser leur chemin et ces derniers leur rendent la pareille en massacrant la population. J'ai beau savoir qu'une guerre ce n'est jamais "propre", ici j'ai eu l'impression d'assister à une véritable boucherie que ce soit d'un côté ou de l'autre. Heureusement il reste un peu d'humanité dans toute cette barbarie, certains personnages que rencontrent Violette, sont en effet plus inquiets du sort des leurs qui les ont suivis dans cette guerre (il n'était pas rare que femme et enfants suivent leurs époux et pères) que de l'avancée de l'armée même si le sentiment patriotique est fort des deux côtés. Violette elle-même recherche un officier, Pierre, avec lequel elle a noué un début de relation amoureuse. Mais ne coure t'elle pas après des chimères ? Est-il aussi amoureux d'elle ? Et reste t'il une place pour l'amour parmi tous ces massacres ? J'ai aussi rencontré un personnage édifiant en la personne de "El pintor", le "peintre", ancien élève de Goya, devenu guerillero et qui se plaît à faire torturer ses captifs tout en les dessinant. Je ne sais pas si ce personnage a réellement existé mais il suffit de regarder les peintures de Goya pour saisir toute l'horreur de la guerre, son intensité, sa sauvagerie. Augustin, un objecteur de conscience (et oui, j'ai découvert qu'il en existait déjà à l'époque) se donne d'ailleurs pour mission de conserver les croquis d'El Pintor pour qu'on se souvienne, que personne n'oublie les horreurs de la guerre.

Hélas, malgré cela, la leçon s'oublie très vite.

A la fois roman historique et histoire d'une anonyme, Le Poignard de Goya nous montre toutes les horreurs de la guerre en s'appuyant sur des faits réels mais nous donne aussi une lueur d'espoir en nous racontant la vie de petites gens qui n'aspirent en fait qu'à (re)vivre après tout ce qu'ils ont vécu. Un roman passionnant et qui se lit très bien tout en nous en apprenant plus sur une partie des guerres napoléoniennes et le quotidien d'une armée, soldats mais aussi forgerons, chaudronniers, vivandières, tous ces non-soldats qui avaient une place importante pour qu'une armée puisse survivre.

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Commentaire ajouté par Coetseslivres 2021-12-27T13:15:13+01:00
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J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de l’auteur, précise et sans concession, dans ce roman historique qui fait suite au Tambour à l’œillet rouge.

Un récit captivant, plus sombre que le premier, qui nous plonge dans les horreurs d’une guerre. Avec une lueur au milieu, Violette, qui veut croire encore à l’amour et qui espère retrouver celui avec qui elle aimerait passer le reste de ses jours. Elle essaye de redonner un peu d’espoir à ces hommes, ces soldats qui essayent de rester en vie. Elle est comme une bouée de sauvetage, un îlot au milieu de l’océan qui apporte un peu de soulagement. Impossible de rester insensible face à ces personnages. On vit avec eux, on ressent leurs peurs, leurs souffrances, leur faim.

Un roman, qui comme le précédent, a demandé beaucoup de recherches et de documentation. On ressent également l’attrait de l’auteur pour cette période historique, sinon le style ne serait pas aussi fluide et agréable à lire. Une façon plutôt agréable d’amener les lecteurs à s’intéresser à cette époque.

Ce genre de roman est vraiment très loin de ce que je lis habituellement. Mais j’ai pris plaisir à ma lecture. Comme quoi il ne faut pas hésiter à sortir de sa zone de confort. Certes, je n’en lirai pas tous les jours, mais avec une jolie écriture comme celle-ci, je me laisserai probablement tenter de nouveau dans quelque temps.

Un roman intense qui nous livre une histoire au cœur de l’Histoire. A découvrir pour les amateurs de romans historiques.

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Date de sortie

Le Poignard de Goya

  • France : 2021-10-11 (Français)

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