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Extrait ajouté par Edith972 2020-02-04T16:10:11+01:00

Car, dans les facultés de médecine françaises, on n’enseigne pas la compréhension et le soin des personnes. On y enseigne la pathologie, le diagnostic et la thérapeutique. On y forme les futurs membres d’une classe privilégiée, pour la plupart impatients de faire partie de l’élite sociale. Ils seront « Docteurs » – au sens le plus boursouflé du terme :des gens qui savent, conscients de leur supériorité, et qui n’hésiteront pas à le dire et à le montrer. Leur formation vise avant tout à acquérir les postures avalisant l’autorité des médecins sur tous les autres citoyens, non à apprendre des gestes destinés à soulager ceux qui souffrent. Les soins, c’est l’affaire de la profession infirmière, des sages-femmes, des kinésithérapeutes, des psychologues. L’affaire des médecins, c’est le savoir et les pouvoirs qui en découlent.

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Extrait ajouté par Edith972 2017-11-23T03:22:53+01:00

Les professionnels de santé n’ont pas pour rôle ou pour fonction d’entraver la liberté des patients ou de leur imposer quoi que ce soit. Et aujourd’hui, dans un pays qui se dit démocratique, un médecin n’a pas le droit d’« ordonner » purement et simplement à un patient de se soumettre à une intervention ou à une dialyse, voire la lui imposer sans avoir au préalable obtenu son consentement.

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Extrait ajouté par Edith972 2017-11-23T03:19:34+01:00

On sollicite des soins parce qu’on veut savoir. Et même si le fait de savoir ne guérit pas, il libère de l’incertitude et de la peur de l’inconnu. Il permet de faire face.

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Extrait ajouté par zhorvirginia 2017-09-09T18:01:05+02:00

Ainsi, on a démontré que la pression artérielle change pour une même personne, en fonction de celui qui la mesure : quand le médecin la prend, elle est plus élevée que lorsque c’est une infirmière ; et elle est encore plus basse quand le patient se la prend avec un tensiomètre automatique. Cet « effet blouse blanche » est si bien connu qu’aujourd’hui on recommande aux personnes traitées pour hypertension de la contrôler avec un appareil d’automesure.

Chez le médecin, la mesure est toujours fausse. Dans les pays anglo-saxons, on le sait depuis quinze ans. En France, on l’a compris depuis peu

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Extrait ajouté par zhorvirginia 2017-09-09T17:45:10+02:00

"quand je ne souffre pas-physiquement ou moralement-mon regard est plus clair, mes actes sont plus libres, je peux m'ouvrir au monde"

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-10-30T21:25:04+01:00

L’attitude supérieure et infantilisante de certains médecins à l’égard des femmes est insupportable, et elle est le reflet d’une mentalité générale, qui touche l’ensemble des champs d’exercice de la médecine. Aucun domaine – et aucun patient – n’y échappe.

La cancérologie est l’un des champs de la médecine qui ont le plus progressé depuis cinquante ans. Le diagnostic s’est fait plus précoce et plus précis, grâce non seulement à des méthodes d’exploration nouvelles (échographie, scintigraphie, scanner, IRM), mais aussi aux connaissances en biologie cellulaire et en génétique. À la chirurgie, qui fut longtemps la seule méthode disponible, se sont ajoutées la radiothérapie, la chimiothérapie, les thérapies dites « ciblées » (par anticorps monoclonaux, entre autres), l’immunothérapie, la photothérapie, la thermothérapie par ultrasons, sans compter les méthodes annexes destinées à « réparer » certains traitements – la greffe de cellules-souches, par exemple.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-10-30T21:21:12+01:00

De fait, il y a plus de couples impatients (ou harcelés et inquiétés par leur médecin et/ou leur entourage) que de couples stériles. Le mot d’ordre devrait donc être « Pas de panique ». Ce n’est malheureusement pas le cas. Au lieu de tenir un discours rationnel fondé sur des faits scientifiques, un trop grand nombre de médecins se comportent en prédicateurs de foire lisant l’avenir dans une boule de cristal. Et, même quand elles ne demandent rien, beaucoup de femmes entendent des gynécologues dire : « La fertilité diminue après trente-cinq ans, dépêchez-vous d’avoir des enfants ! » Certains ajoutent : « Si vous ne le faites pas maintenant, plus tard vous viendrez pleurer pour qu’on vous en fasse », manière supplémentaire de les infantiliser.

Cette attitude est l’expression directe d’un sexisme rampant, très fort dans le monde médical. Les femmes n’y sont pas vues comme des adultes destinées à rencontrer des dilemmes difficiles et à faire des choix, mais comme des personnalités immatures qui ne « savent pas ce qu’elles veulent » et qui seront, bien entendu, incapables de prendre une décision.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-10-30T21:19:58+01:00

La prévention maltraitante ne concerne pas seulement les vaccins. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la santé publique, et tout avec le commerce : des millions de Français consomment des médicaments pour faire baisser le cholestérol. Or les recherches portant sur ces traitements n’ont montré leur intérêt que sur une infime partie de la population2. Et pourtant, depuis quatre décennies, l’industrie pharmaceutique, par l’intermédiaire d’un marketing puissant et de porte-parole influents, a incité un grand nombre de médecins à prescrire à leurs patients des produits qui n’ont pas d’intérêt démontré, mais ne sont pas dénués d’effets indésirables graves.

Très bien, me direz-vous, mais pourquoi le reprocher aux médecins et non aux industriels ? D’une part parce que les médecins sont censés prescrire en tenant compte de l’état des connaissances scientifiques (et donc, en se mettant à jour), d’autre part parce qu’ils doivent aussi informer les patients et respecter leurs choix. Or beaucoup de médecins ne font ni l’un ni l’autre.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-10-30T21:19:10+01:00

Mais, au fil des années, le calendrier des recommandations vaccinales s’est beaucoup alourdi, ce qui a provoqué la protestation et l’inquiétude de nombreux parents. Car les vaccinations ont au moins des effets secondaires bénins, mais pénibles (fièvre élevée pour la coqueluche, douleur et inflammation au point d’injection pour de nombreux vaccins) ; d’autres effets secondaires, rares, mais très inquiétants, ont été attribués aux vaccins contre l’hépatite B et au tout récent vaccin contre les papillomavirus (présenté comme « vaccin contre le cancer du col »). Et plus le nombre de personnes vaccinées est grand, plus le nombre de patients souffrant d’effets secondaires graves augmente. Leur pourcentage reste faible, mais pour chaque personne touchée, c’est une catastrophe à 100 %.

Les patients qui adoptent une attitude anti-vaccinale sont souvent vilipendés et considérés comme des personnes rétrogrades et opposées à tout changement. C’est une description hâtive, car les motivations de leur hostilité à la vaccination ont des origines nombreuses et diverses. Au cours de ma carrière, il m’est arrivé à de nombreuses reprises de recevoir des parents rejetés par des médecins qui n’avaient, purement et simplement, pas voulu discuter la question des vaccinations de leur enfant. Dans leur immense majorité, ces parents n’étaient pas du tout « irresponsables », mais soucieux. Ils s’interrogeaient sur l’utilité des vaccins, et ils avaient le droit de le faire, puisque les médecins eux-mêmes sont censés s’interroger sur la justification de leurs actes. La plupart étaient arrivés à une conclusion mesurée : certains vaccins sont indispensables, d’autres pas. Néanmoins, ils voulaient être sûrs de ne pas faire courir un risque indu à leur enfant, ni en imposant des vaccins superflus ni en refusant un vaccin protecteur.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-10-30T21:18:13+01:00

L’une des missions du corps médical réside dans la prévention et le dépistage précoce des maladies. La prévention consiste, lorsque c’est possible, à éviter une maladie par une mesure simple. Prescrire de la vitamine D aux nourrissons pour leur éviter un rachitisme (une mauvaise calcification de leurs os) ou les vacciner contre les maladies infantiles les plus graves sont des gestes de prévention courants.

Il ne fait aucun doute à mes yeux que la vaccination permet de prévenir un certain nombre de maladies infectieuses virales très graves, telles la variole ou la poliomyélite. La variole a été éradiquée en 1977 ; la polio est en passe de l’être bientôt : le dernier cas français remonte à 1989 ; en 2015, on n’a recensé que soixante-quinze cas dans le monde dans deux pays seulement : l’Afghanistan et le Pakistan.

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