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« Enfermé dans ce lieu puant, j’avais oublié jusqu’au sens du mot « liberté » quand notre ennemie, qui s’était repue jusqu’à plus soif de notre douleur, déclara que nous devions payer l’offense que nous avions commise envers elle en pénétrant sur ses terres. J’aurais accueilli la mort avec bonheur, pourvu que je ne sois pas séparé d’Ean. Quand elle s’avança vers nous, une lame à la main, je lui offris ce que je pensais être mon dernier sourire, défiant et suffisant. Quand elle trancha nos liens, aucun de nous deux ne réagit. Nous nous attendions tant à un coup de poignard en plein cœur !

— Levez-vous, nous ordonna-t-elle. Vous allez me servir d’une autre manière. »

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« La curiosité brille dans vos yeux. Vous vous demandez de quelle manière ma chute s’est produite. Quand ai-je quitté les miens et n’ai-je plus jamais regardé en arrière ? Quand je suis devenu ce que je suis, à présent : un prédateur sans pitié, un monstre ? Je devine vos suppositions, les hypothèses que vous élaborez dans votre petit crâne de mortel. Votre appétit s’aiguise, votre satisfaction aussi. Chère petite âme, comme vous brûlez de connaître ma déchéance ! Vous permettra-t-elle de mieux supporter votre vie misérable et dénuée d’intérêt ? Vous endormirez-vous mieux ce soir en pensant à moi ? Comme c’est touchant ! Vous vous en défendez, bien entendu. Vous n’êtes pas de ce bois-là. Silence ! Sinon, je mettrai un terme définitif à votre hypocrisie. Souvenez-vous que je suis un être amoral. Et dangereux. »

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La curiosité brille dans vos yeux. Vous vous demandez de quelle manière ma chute s'est produite. Quand ai-je quitté les miens et n'ai-je plus jamais regardé en arrière? Quand je suis venu ce que je suis, à présent : un prédateur sans pitié, un monstre ? Je devine vos suppositions, les hypothèses que vous élaborez dans votre petit crâne de mortel. Votre appétit s'aiguise, votre satisfaction aussi. Chère petite âme, comme vous brûlez de connaître ma déchéance ! Vous permettra-t-elle de mieux supporter votre vie misérable et dénuée d'intérêt ?

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Le vent sifflait à ses oreilles. Les mots lui vinrent naturellement à la bouche, dans une langue inconnue des hommes, des sons parfois aussi fluides que de l'eau et aussi rocailleux que des pierres qui s'entrechoquent,des mots de pouvoir, des mot de séduction et qui ne connaissaient qu'une seule cible. Hiver.

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L’effondrement révéla une couverture cartonnée, que Noble crut reconnaître. Il tendit la main et la dégagea. Un énorme loup, crocs luisant dans sa gueule noire, ouvrant ses mâchoires en un rictus sinistre, l’accueillit. Noble le reconnut tout de suite : c’était le livre de contes que sa nourrice avait ordre d’ouvrir le soir pour lui lire une histoire. Il ricana. Il n’avait jamais osé avouer à la vieille femme qu’il se souciait comme d’une guigne des contes qu’elle lui lisait à voix haute. Le portrait du loup suffisait à lui donner des cauchemars.

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Savez-vous ce qu'est le désespoir ? Vous hochez la tête, vous pensez l'avoir déjà subi durant votre petite vie de mortel. Vous ne connaissez pas la première lettre de cet alphabet. Je les ai toutes égrenées : le"A" d'abandon, le "I" d'impuissance, le"R" de rage, froide et amère, qui vous submerge et dont vous ne pouvez pas vous débarrasser. La certitude de ne pas être à la hauteur vous colle à la peau et le puits où vous sombrez est creusé par chaque expression de douleur, chaque gémissement, chaque plainte de l'être que vous aimez le plus au monde.

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"Malgré son mépris pour l'humanité, Snezhkaïa ressentit une intense jalousie en constatant l'ingéniosité des hommes. La manière dont ils se révélaient conquérants. Envahissants. Tout au long de son périple depuis l'embouchure du fleuve, elle avait constaté les rives qui enserraient le flot de la Tamise, les barrages et autres dispositifs construits pour mieux dompter le cours du fleuve. Ces êtres qui n'aimaient la nature que s'ils pouvaient la contrôler, la dominer tout en proclamant leur amour pour elle… Ils méritaient bien une petite leçon, tant que cela lui était encore possible, avant que son énergie ne disparaisse."

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Il pensa aux autres occupants de la maison, inconsients du dilemme où lui-même était plongé. Il leur avait promis que leurs ennemis ne les trouveraient pas. Mais d'un autre côté, il y avait cette supplique du Chasseur. Son dernier cri

TROUVE-LES!

Que devait-il faire?

CHOISIS!

Il articula deux mots. Deux simples mots , qui lui coûtèrent tant d'énergie pourtant.

-Protège-les.

Puis il rendit les armes. Le néant, qui n'attendait que cette occasion, l'avala tout entier.

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