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Les extraits appréciés par Ange1804

"Peut-être que vous pouvez vous permettre d'attendre. Peut-être que pour vous il y a un lendemain. Peut-être que pour vous il y en a mille, trois mille ou dix mille, tant que vous avez le luxe de vous y prélasser, de vous rouler dedans, de les laisser filer telles des pièces de monnaie entre vos doigts. Tellement de temps que vous pouvez le gâcher.

Mais pour certains d'entre nous, il n'y a qu'aujourd'hui. Et si vous voulez la vérité, on ne sait jamais à l'avance dans quelle catégorie on se range."

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Tant de choses deviennent belles quand on sait les regarder...

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Mais avant de me montrer du doigt, laissez-moi vous poser une question: mes actes étaient-ils donc si répréhensibles? Répréhensibles au point de mériter la mort? Au point de mériter une telle mort?

Ai-je vraiment commis des crimes étrangers au commun des mortels?

Des crimes dont vous seriez, vous, incapables?

Prenez le temps d’y réfléchir.

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J'ai un autre conseil à vous donner : l'espoir fait vivre. Même quand on est mort, c'est la seule chose qui maintient en vie.

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Du coin de l’œil, je vois Hunter qui s'attarde, puis il se penche et embrasse Chance sur la bouche.

C'est la première fois que je vois ça. Un vrai baiser. Pas celui, pour jouer, de la plage, le jour où Chance nous avait embrassés tous les deux. Cela me semble être la chose la plus naturelle du monde, ce qui pose quantité de questions.

Par exemple : quand tout sera terminé, arriveront-ils à clarifier ce qu'il y a entre eux ? Hunter présentera-t-il Chance comme son petit ami ?

Je sens mon cœur se serrer, j'ai malgré tout envie de sourire. Et si, finalement, tout se terminait bien ?

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Peut-être suis-je moi aussi une étoile déjà éteinte, et personne ne s'en est encore rendu compte.

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- Pour le nom de famille, c'est peut-être une bonne chose mais ne change surtout pas Josie.

- Non ?

- Négatif, répliqua-t-il en tripotant un bouton sur le tableau de bord. J'aime bien la sensation que ça me fait quand je le prononce.

Il me regarda. Je lui rendis son regard.

- OK, fis-je. A ton tour. Qu'est-ce que tu peux m'apprendre à propos de Jesse Thierry ?

- Ce que je peux t'apprendre ?

Jesse glissa son bras autour de mon épaule et m'attira contre lui.

- Peut-être qu'il a très envie de t'embrasser man'nant.

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J'avais l'impression que quelqu'un avait ramassé la boîte où ma vie était enfermée et l'avait secouée violemment avant de la jeter par terre. Tout était en morceaux, et ces morceaux, épars, ne s'ajusteraient plus jamais ensemble. Je ne referai plus jamais au petit matin le chemin à pied jusqu'à la maison de Willie ; je ne pousserais plus jamais sa porte pour lui apporter son café et ses journaux : je ne lui expliquerai plus jamais ce que j'aurais découvert dans les chambres pendant ma séance de nettoyage. Nous n'irons plus jamais ensemble à Shady Groove ; nous ne tirerions plus les boîtes de conserves alignées sur la palissade pour les faire tomber ; nous ne nous moquerions plus de Ray et Frieda, de cette façon qu'ils avaient de fuir leurs démons en passant la nuit dans leur voiture. Je n'entendrais plus jamais sa voix rauque, comme imprégnée d'essence et de goudron, me reprocher d'être en avance ou en retard. Willie s'en était allée, et le trou béant qu'elle avait laissé derrière elle était si grand que j'étais sûre de m'y noyer.

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On appelle citte place The Big Easy, ajouta-t-il en levant les bras pour s'essuyer les yeux. Easy! Facile! Tu parles, y a rien d'easy ladans-arien!

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Extrait ajouté par Odlag 2016-01-05T10:46:30+01:00

Charlie s'était effectivement montré bon pour moi. Un jour (j'avais alors quatorze ans), je lui avais confié que je haïssais ma mère. "Ne la déteste pas, Jo, m'avait-il répondu. Aie plutôt pitié d'elle. Songe qu'elle est loin d'être aussi intelligente que toi. Elle n'a certes pas tes possibilités, c'est pourquoi elle erre sans but, ne cessant de se heurter à toutes sortes de murs. C'est triste." J'avais compris les paroles de Charlie et, à compter de cette conversation, je commençai à percevoir ma mère sous un autre jour. Mais, selon une règle plus ou moins tacite, les parents ne doivent-ils pas être plus intelligents que leurs enfants ? Cela ne semblait pas juste.

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