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Les commentaires appréciés par Brunilde

Pas apprécié

•Un livre tellement, mais tellement, prometteur... et pourtant. Comme si l'autrice, en pleine plongée dans l'océan merveilleux de l'écriture, avait découvert par hasard une huitre perlière, s'était exclamée "oh ! c'est joli !" puis balancé le tout à la poubelle.

•Alors, attention, petite nuance : c'est de loin la meilleure YA fantasy que j'ai lu ces derniers mois. Il conviendra sans doute parfaitement aux lecteurices amateurices de bouquins peinards qui se lisent vite et bien - et tant mieux. Personnellement, j'ai galéré de bout en bout, car si l'ensemble de ce livre tient relativement bien la route, dès lors qu'on s'attarde sur les détails, tout fout le camp.

Néanmoins, il y a de très bonnes choses.

•La romance, par exemple, est formidable. Mignonne et gentillette, elle se construit tout en douceur. Les personnages apprennent à se connaitre, communiquent sans fard sur leurs doutes et leurs interrogations ; une petite bouffée d'air frais dans cette YA ultra caliente où l'on s'arrache constamment les vêtements. (mieux vaut la petite culotte que les cheveux, vous me direz. Il est juste agréable de voir que certain/es prennent parfois le temps de boire un café avant.)

J'ai également beaucoup aimé l'évolution des personnages. C'était subtil, grosso modo cohérent, rien à redire sur ce sujet.

•Sauf qu'en réalité, des choses à dire, il y en a pleins.

J'ai trouvé, par exemple, que l'alternance des POV nuisait complètement à l'histoire. Je comprends le principe de vouloir montrer l'envers du décor via des narrateurs différents, mais ici, cela desservait l'intrigue plus qu'autre chose. Trop de déséquilibre dans le partage des informations, pas assez de fil conducteur (du moins, avant que les personnages ne se rejoignent). Un point de vue unique aurait sans doute été beaucoup plus pertinent. L'ensemble manquait cruellement de cohérence - à part pleurer, décrire la façon dont elle prépare ses élixirs et jouer les rebelles en carton, Tessa ne sert franchement pas à grand chose. J'ai vraiment eu l'impression que l'autrice elle-même ne savait pas quoi faire de ce personnage, et qu'elle a comblé ses failles à coup de contradictions et larmoiements puériles.

Ensuite, le world-building. Je suis navrée (non), mais il serait temps que les auteurices de fantasy YA se retroussent enfin les manches. Un univers a BESOIN de profondeur - ou à défaut, de justifications autres que "les riches sont riches, donc ils oppressent les pauvres parce qu'ils sont pauvres" ou "il y a une fièvre qui tue des gens, mais pas assez de remède pour les guérir, donc les gens meurent, oups, pas cool". Non ! Expliquez-nous, bordel ! Surtout, surtout, si ladite fièvre incarne le pivot de votre intrigue ! Quand est-elle apparue ? Comment se propage-t-elle ? Et pourquoi personne ne semble chercher des explications ? Un peu de nerf ! Je ne demande pas de la complexité à la Tolkien, juste un tantinet de nuance. Aucune société, fictive ou non, n'est manichéenne. Fonder une révolte sur le seul principe de la lutte des classes, c'est d'une paresse insondable. En particulier dans un contexte d'épidémie.

Et puisqu'on parle de paresse, parlons de l'intrigue. J'en ai vu venir des plot-twist, mais là, ce n'était plus gros comme une maison. C'était la maison, celle d'à côté, voire même le lotissement entier. J'ai eu l'impression de résoudre un puzzle dont on m'indiquerait la moindre pièce, une main bienveillante posée sur mon épaule. Merci, mais non merci : j'ai un cerveau et je sais m'en servir (parfois). Il y avait tellement de possibilités, là encore. Faire d'Harristan le véritable Wes, par exemple, histoire d'approfondir le personnage, déjà, et casser la prévisibilité du plot original. Mais non. L'auteure s'en tient mordicus au strict minimum. Tant pis.

En résumé : Il ne manquait pas grand-chose pour que "Défier la Nuit" soit un chef-d’œuvre. Globalement, il n'est pas mauvais. Son potentiel aurait simplement mérité d'être exploité à sa juste valeur.

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Pas apprécié

Je me suis presque précipitée sur ce livre avec énormément d’attentes. Au final, j’ai mis presque deux mois pour le terminer, avec un arrière-goût en bouche. Je précise, comme toujours, que mon avis est purement subjectif et ne regarde que moi. Je reconnais qu’en voyant l’unanimité que faisait ce roman, je ne m’attendais pas à être aussi déçue. Attention : les gros spoils seront mis entre crochets, mais quelques petits risquent d’être glissés çà et là.

L’histoire conte la vie de Finn, adolescent détruit qui noie sa peine dans les combats clandestins, la drogue et l’alcool, et s’enferme pour ne pas subir les violences du monde. Tout était là pour me plaire : un personnage torturé avec un passé travaillé, une idée d’intrigue, une romance en second plan, bref, la base était là.

Puis, dès les premières pages, tout est parti en vrilles, dans le too much, le trop, le pathos pour le plaisir d’en mettre, jusqu’à rendre les personnages incohérents. À commencer par Finn, qui est le cliché type du bad boy tiré sans vrai retravaille d’après moi : brun, accro à la drogue, tatoué, impulsif, mystérieux, et bagarreur. À tel point que faire une chute de 5 mètres après s’être fait passer à tabac ne l’empêche pas de se relever pour fracasser son adversaire. Il est dépendant de la drogue au point d’en prendre tous les jours, mais son addiction varie selon les chapitres, la façon dont les auteures veulent en parler, comme si ce n’était rien. Sur les 350 premières pages, c’est pour tout dire un sale type qui n’a aucun principe, avant de se comporter comme un collégien amoureux les 100 dernières pages. La transition psychologique est bâclée, il vit des choses terribles et parfois, elles sont mentionnées toutes les cent pages, comme si les auteures elles-mêmes oubliaient que c’était là.

Spoiler(cliquez pour révéler) Exemple : La mère de Finn décède, au début c’est très tragique, puis on l’oublie presque, avant que ça revienne sans trop savoir pourquoi, alors que sa mère était sa raison de vivre et d’exister, mais le deuil se fait souvent dans le silence, puisqu’il se passe des chapitres entiers sans qu’on la mentionne. J’ai trouvé ça décousu et mal amené, à titre personnel.

Pour les autres personnages, j’avoue avoir été un peu freinée par la façon dont la seule vraie représentation féminine est mise en avant, comme une quasi-obsédée sexuelle à la limite de l’harceleuse, qui pense que suivre et s’acharner sur les gens « qu’elle aime », c’est normal. Je ne m’y suis pas attachée, voire j’ai grimacé de gêne à chacune de ses allusions sexuelles, parce qu’elles étaient redondantes et systématiques. Nate, lui, se veut plus travaillé, mais reste un petit condensé de clichés (qui ne sont pas mauvais bien sûr, à partir du moment où ils sont bien exploités, selon moi), qui réussit à « sautiller de manière complètement déjantée, sans la moindre gêne. », mais qui ne supporte pas dans de voir une photo de lui. Je n’ai pas compris quels messages voulaient faire passer les auteures à travers ce personnage, à parler de manque de confiance en soi à travers un adolescent que j’ai trouvé trop… plat, peut-être. Mais je n’ai juste pas réussi à le comprendre. Jaeger et Kurt sont plus attachants, même si Finn adore rabaisser la religion catholique sous prétexte que Jaeger est croyant. Seul Cliff m’a sincèrement plu, parce qu’il est profondément gentil, cohérent ; il est « simple », mais tellement plus attachant !

Passons à l’intrigue, qui pour moi n’a pas fonctionné du tout. 70% du roman ne sont que des flash-backs qui sont là pour nous mettre au point sur le passé de Finn, mais j’ai trouvé ces changements temporels pas toujours pertinents, et qu’au final, le fil de l’intrigue (un road trip entre amis) s’est complètement enchevêtré avec des montagnes d’introspection et de psychologie redondante. Après, c’était mon ressenti, mais je n’ai pas compris l’intérêt du procédé ; faire dans l’ordre chronologique avec quelques ellipses aurait pour moi été plus cohérent et le fil rouge aurait été plus clair : la reconstruction d’un personnage brisé à travers des sous-intrigues et péripéties. C’est plus ou moins le cas, sauf qu’avec les changements chronologiques tous les 3 pages, j’ai décroché de l’intrigue même.

Je n’ai pas compris les triggers, qui étaient mis pour une baston de lycée, mais retirées pour des attouchements (« coups de reins, le contact de son sexe à travers nos vêtements ») une masturbation, etc. Lors d’un début de rapport, une fille demande d’arrêter, ce à quoi Finn répond, après avoir insisté : « Sale petite garce. ». Même si c’est dans son personnage, j’ai trouvé ça de trop.

Concernant la forme, je n’ai pas adhéré à la plume des auteures, qui narrait le personnage de Finn tantôt méga grossier, voire injurieux, alors que juste après, il sort une phrase très bien construite avec un vocabulaire très riche, qui dénaturalise l’impact de la phrase précédente. Les mots ne sont pas hiérarchisés, mal dosés, alors que certaines phrases ont une belle poésie, et ce qui en découlent est bien fait, mais parfois, les auteures en rajoutent, et font d’une phrase percutante un paragraphe parfois lourd. Les chapitres sont découpés aléatoirement, au point que des fois je ne comprenais pas pourquoi il y avait une coupure pour rejoindre la même scène au chapitre d’après.

Enfin, la fin, que je mets entre crochets parce qu’il s’agit d’un énorme spoil :

Spoiler(cliquez pour révéler) Nate fait une tentative de suicide, sauf que ça n’a fait que desservir l’histoire. Il n’y aucune morale à en tirer, aucune utilité à l’intrigue, puisque le chapitre d’après c’est l’épilogue et que, 4 ans plus tard, évidemment tout va mieux. Je n’ai pas compris l’intérêt, et ça n’a fait que renforcer l’idée que les auteures cherchaient, à travers les scènes dures de ce livre, à écrire des scènes dramatiques pour faire passer de l’émotion, sans morale ou réflexion derrière celles-ci.

En bref, une lecture trop agrémentée de dramas pour moi, de sauts temporels, de personnages incohérents ou excessifs, parfois limite immoraux. Je n’ai pas su adhérer à l’intrigue, ni à la plume et encore moins aux idées, que j’ai trouvées noyées et sans qu’elles n’apportent de vraies réflexions, alors qu’elles étaient très bonnes à la base. Après c’est bien évidemment mon ressenti, et il est purement personnel.

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Commentaire ajouté par Lovea 2019-04-05T10:31:07+02:00
Pas apprécié

J'ai commencé ce livre avec plusieurs à priori, 3 pour être précises :

- Je n'ai jamais réussi à m'attacher au personnage de Tucker dans les autres romans, il était totalement absent et insipide lors des rares fois où on le croisait

- Je n'appréciais pas non plus le personnage de Sabrina

- L'idée qu'elle tombe enceinte me paraissait totalement idiote, mais soit, à voir

Et mes à priori étaient fondés au final. Je n'ai pas aimé ce livre. Je ne peux pas dire que je l'ai détesté mais tout de même. Il y a trop de choses qui ne cadrent pas.

Enfin bon parlons des personnages. Le personnage de Tucker est le pire de celui des garçons. Il est mielleux à souhait et honnêtement, c'est un boulet qui se laisse absolument faire. Alors oui la patience, la douceur, le romantisme c'est bien beau tout ça mais à un moment donné il faut arrêter d'abuser. Elle l'empêche de la soutenir, de voir sa fille quand il veut et lui il dit "amen très bien mon amour on fera ce que tu voudras". C'est ni romantique, ni attentionné c'est tout simplement lâche.

Maintenant parlons de Sabrina, ou le personnage le plus incohérent auquel on puisse penser. Sabrina change d'avis comme de chemise. Elle se prétend être une fille hyper intelligente pourtant elle ne sait réagir à rien. Elle dit oui puis non, blanc puis noir. C'est très agaçant. Pour moi ce personnage est raté.

Dernier à priori, la grossesse. Je trouvais ça idiot et ça n'a pas loupé. Il n'y a aucune raison que Sabrina tombe enceinte. Lynchez moi si vous le voulez mais non ce n'est pas crédible pour un sous. Alors, on compte 99.7% d'efficacité pour la pilule contraceptive si elle est bien prise, ce qui veut dire que sur 1000 relations sexuelles il y aurait 3 risques de tomber enceinte. Alors oui si elle est bien prise, mais Sabrina a des relations sexuelles plus ou moins régulières et elle rêve plus que tout à son avenir, donc elle doit faire attention, autrement ça ne cadre absolument pas avec ce personnage déjà très bancal. Deuxième point, je suis désolée mais une phrase du livre est totalement absurde à savoir "il y a autant de risque de tomber enceinte avec juste le bout qu'avec une éjaculation". C'est une ineptie. Il y a un risque de tomber enceinte avec juste le bout oui, mais jamais aussi fort qu'avec une éjaculation complète. En d'autre terme : juste le bout + pilule = une chance tellement infime d'une grossesse que s'en est ridicule.

Pour ce qui est du reste de l'histoire, déjà il faut croire que l'auteur aime les personnages brisés, on a eu le droit à tout, violence, alcool, viol, famille monoparental, pauvreté et maltraitance.

Je saluais sur le dernier livre la chute plus plausible avec la mort de Beau qui prend au final son importance vraiment dans ce tome mais alors là je ne salue pas du tout la fin. Non mais honnêtement, elle devient limite major de promo avec un bébé de quelques mois, publie dans une super revue, Tucker achète une affaire super florissante et songe à s'étendre. Cui-cui les petits oiseaux quoi.

Fin bref, ce roman n'avait pour moi aucune construction et une logique bancale. De plus je ne sais pas si c'est ma version ou la traduction mais mon roman était bourré de fautes. J'avais déjà noté ce détail dans un chapitre du livre précédent et c'est franchement agaçant.

Autrement dit je suis très déçu de la manière dont se clos cette série. Très emballée par le début mais très déçue par cette fin trop peu travaillée et qui manque de cohérence.

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