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Les extraits appréciés par Drineh63

Ce ne sont pourtant que quelques bonbons, rien de dramatique. En plus, je rends service à mes collègues, ils ne sont même pas bons, ces trucs.

– Bon sang, mais c’est dégueulasse ! m’écrié-je en sentant un liquide salé couler sur ma langue.

– Hum, c’est normal. Ce sont les bonbons destinés aux enfants des employés. Les « Dragées surprises de Bertie Crochue »…

Elle laisse sa phrase en suspens, comme si ce qu’elle venait de dire était censé m’éclairer.

– Vous savez… poursuit-elle. Il y en a au poivre, aux crottes de nez ou au vomi. Comme dans Harry Potter.

Je lève les yeux au ciel tandis que Leslie regagne son bureau. Qui voudrait manger des trucs pareils ? Moi, apparemment, puisque je viens de mettre toute une poignée de ces choses infâmes dans ma bouche. Bon, peut-être que j’ai un problème.

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Ça veut dire quoi « brouter le minou » ? piaille-t-il. Oh… Mon… Dieu… — C’est… C’est quand tu goûtes au chat, mon chou. — Le chat, ça se mange ? couine-t-il. — Certaines personnes aiment beaucoup ça. Et tu sais quoi ? je suis sûre qu’un jour toi aussi tu adoreras. Sauf si tu préfères les aubergines. Ou que tu aimes les deux, en fait. — Siana, soupire Knox, je crois qu’il vaut mieux s’arrêter là. — C’est vrai. Tu comprendras quand tu seras plus grand, Angel. Il hoche la tête, mais je vois qu’il zieute soudain vers le matou, allongé sur un bras du sofa, et qu’il a l’air horrifié. Je crois que je peux comprendre. La bestiole toute grise est plutôt mignonne. Vouloir la manger serait traumatisant.

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« Hé, j’t’ai dit que j’avais un flingue, moi aussi ? Un petit calibre tout mignon qui rentre dans mon sac à main ananas. Je te le montrerai tout à l’heure à l’abri des regards, si tu veux. Je te le prêterai peut-être si tu es sage. Val m’a appris à tirer sur des boîtes de conserve. Et à me battre aussi, kung-fu panda, genre Jackie Chan croisé avec Steven Seagal, Rocky Eye’s of the Tiger et Bruce Willis, coup de pied latéral retourné, crochet du droit, triple salto arrière, prise articulaire, coup de boule dans la clavicule ! Trop la classe internationale. Ouais, faut pas me chercher des poux mon pote, même que je fous des sacrées déculottées aux gangsters de la mafia maintenant. Le dernier mec de la Morte avec son allumette au bec, je lui ai défoncé sa sale gueule de macho pervers sans l’aide de Val. Avec un filet de pêche à piscine. Il pissait le sang par tous les orifices. Et l’autre rital, je lui ai explosé le genou avec une balle et les balles avec mon genou ! J’suis une lionne badass, j’te dis. Une putain de guerrière !

Sur ces paroles, ma vue se floute, mes tympans grésillent…

Et je m’écroule lamentablement sur la table. »

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Robyn Lewis était mon espoir.

L'unique lumière de mon existence ténébreuse.

L'amour rédempteur de ma vie.

Et je l'ai perdue.

Sans elle, l'obscurité va m'engloutir.

Sans elle, mon coeur agonise.

Sans elle, mon âme est écorchée.

Sans elle, je suis moi même perdu.

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Robyn

Je suis de mauvais poil en franchissant la porte du salon à 14h50.

Chris m'a programmé un rendez-vous de dernière minute avec un client que je ne connais pas pour une putain de finition de mes couilles. Je hais ce genre de coup bas. J'ai protesté en tentant de lui refourguer le client, mais mon patron m'a imposé le rendez-vous en disant que l'homme voulait absolument que ce soit moi et pas un autre tatoueur.

– Et comment s'appelle notre emmerdeur du jour ? ronchonné-je en suspendant ma veste en jean au porte-manteau derrière la vitrine où sont exposés les piercings.

– Monsieur Massari.

– Un nom de con pété de thunes ! Il suce aussi bien que ça ton monsieur Massari, Chris ?

– Rob, ferme-la ! siffle mon boss, son regard affolé bondissant par-dessus mon épaule.

Oh non...

Non, non, non.

Mon client s'est pointé en avance.

Chris l'a fait patienter dans mon cabinet.

Et il est dans mon dos.

– Mademoiselle Lewis, dit une voix enrouée et familière. Je ne suce jamais les inconnus, c'est un principe.

Je fais volte-face vers Valentin, stupéfaite et furieuse, en m'étranglant.

Aux armes ! J'ai été piégée ! Trahie ! Abusée !

– Pitié, dites-moi que c'est un canular ! Qu'est-ce que tu fais ici ?

– Vous vous connaissez ? s'étonne Chris en se grattant le crâne.

– Je suis là pour ma finition, Robyn.

– Tu peux te la foutre au cul ta finition, le rital !

– Mon tatouage est situé un peu plus à l'ouest, précise-t-il d'un ton suggestif.

– Je ne veux pas de ce client, Chris. C'est un sombre connard ! Et il ne s'appelle pas monsieur Massari.

– Quelle importance ? rétorque Valentin en me fixant intensément.

– Wow wow wow ! tempère mon boss en levant une main. Il t'a causé du tort ce type, Rob ?

– Plus ou moins... je veux dire... pas vraiment, non, mais... mais c'est un gros enfoiré !

– Les vrais pros s'occupent de tous les clients, Rob, même ceux qu'ils ne peuvent pas blairer.

– Elle m'adore, objecte mon voisin avec un sourire envoûtant. Elle l'a oublié, c'est tout.

– Je n'ai rien oublié à ton sujet, macaroni périmé !

– Macaroni périmé ? On ne me l'avait jamais faite, celle-là.

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Valentin

Alors que je boutonne ma chemise, je reçois un texto... de Robyn.

Improbable.

"Mon varan, tu ne vas pas le croire ! Je suis allée remercier mon Terminator italien trop canon et il venait de sortir de la douche. Un pur délice. Avec juste une serviette autour de la taille. Des abdos en béton et des pecs à la Chris Hemsworth. Et ses tatouages, putain ! J'ai tellement mouillé ma culotte que j'ai dû allumer mon sèche-cheveux en rentrant ;-)"

Je ris comme je n'ai pas ri depuis des années.

"Son Terminator italien trop canon ?" C'est un compliment original, au moins !

Je devrais faire comme si de rien n'était, mais c'est plus fort que moi. Je lui renvoie un SMS.

"Mademoiselle Lewis, je pense que vous vous êtes trompée de destinataire."

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