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Les extraits appréciés par Maanoon0

- Ils vont te tuer si tu fais ça.

- Et je vais mourir si je ne t'embrasse pas.

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- Quand je suis près de vous, il se passe quelque chose d’étrange en moi, quelque chose qui ne m’est pas arrivé depuis très, très, longtemps.

- Qu’est-ce qui se passe ?

Il prit ma main dans la sienne et la porta à sa poitrine et les mots qui suivirent sortirent dans un murmure.

- Mon cœur recommence à battre.

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Marina à Tatiana :

Tu peux pas savoir le scandale que vient de faire le lieutenant. Il a dit à ton père qu'à force de boire il avait tourné le dos à sa famille au moment où elle avait le plus besoin de lui. Que son rôle, c'était de vous protéger, pas de vous faire du mal. Un vrai char d'assaut, ce garçon, ajouta-t-elle, manifestement impressionnée.

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Tu sais, poursuivit-elle plus doucement, oui, tu sais mieux que personne qu'il ne me faut pas grand chose, qu'un brin d'herbe suffit à me raccrocher, mais j'en ai besoin de ce brin d'herbe ! Un regard, Alexandre, un seul regard que tu m'aurais lancé en descendant de ce camion, et j'aurais compris : tu aurais pu dire à Dasha tout ce que tu devais lui dire. Mais tu n'as même pas posé les yeux sur moi.

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Tatiana tira le drap sur ses oreilles pour ne pas en entendre davantage. Dasha dormait. Bientôt Irina Federovna et son mari allèrent se coucher. Mais elle, elle resta évéillée, avec ces mots qui lui martelaient le crâne : j'aurais préféré que Dieu me prenne une de nos filles plutôt que Pasha. Tu ne donnerais pas Tania contre notre fils? Elle ne sera jamais bonne à rien.

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Tatiana et Alexandre :

-Tes lacets sont dénoués.

-Mes lacets? Quels lacets?fit-elle, interloquée.

-Les lacets de ta robe. Dans ton dos. Tourne toi, je vais les refaire. Je serre?

-Oui, bien sûr, répondit Tatiana d'une voix rauque, sans respirer.

Pour rien au monde elle n'aurait voulu avouer que cette robe était trop petite désormais et qu'il était en train de lui comprimer sa poitrine. Soudain, elle songea qu'il devait regarder son dos nu sous les croisillons de satin, et son visage s'empourpra.

Lorsqu'elle se tourna vers lui, elle constata qu'il n'était pas moins rouge. Il toussota puis lui demanda:

-Tu descends toujours au prochain arrêt, sur Polyustrovski, pour voir ta cousine? Ou tu préfères que je te raccompagne chez toi?

-Polyuvstrovski?répéta Tatiana, comme si elle entendait le mot pour la première fois de sa vie. Ah oui! Euh...non...enfin...

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Il demanda à Ina d'aller lui chercher le docteur Sayers. Elle s'acquitta de sa mission avec empressement, sachant que le médecin ne manquerait pas de réprimander le commandant Belov sur son comportement de l'après-midi. Casser le bras d'un pauvre boiteux, quand on est alité et dans cet état ! Sayers lui tint sensiblement les mêmes propos, à quoi Alexandre répliqua:

-Le soldat Chernenko a juste perdu au bras de fer.

-Et son nez? Le bras de fer aussi sans doute?rétorqua le médecin.

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Tatiana et Alexandre :

-Pourquoi m'as-tu épousée si c'était pour continuer à mentir ?

-Je t'ai épousée, hurla Alexandre la voix brisée, pour pouvoir te baiser comme je voulais ! Tu piges maintenant ? Comme je voulais, Tania ! A ton avis, que peut vouloir un militaire en permission ? Je suis venu passer du bon temps. Si je ne t'avais pas épousée, à l'heure qu'il est tout Lazarevo te traiterait de putain !

Tatiana se leva en chancelant. Elle n'arrivait pas à y croire.

-Tu...tu dis que tu m'as épousée pour...pourquoi?bredouilla-t-elle.

-Tatia...

-Je t'interdis de m'appeler Tatia ! D'abord les insultes ensuite les "Tatia" ?fit-elle en se cachant le visage dans les mains. Tu crois que je ne vois pas ce que tu es en train de faire ?Tu essaies de me faire te détester ! Voilà des jours que ça dure!ajouta-t-elle les mâchoires crispées. Eh bien, tu veux que je te dise? Je crois que tu as fini par y arriver !

-Tania, s'il te plaît...

Elle s'était emparée du volume du Pouchkine dans sa malle ouverte et en avait arraché une poignée de dollars qu'elle brandissait sous le nez d'Alexandre. Elle lui lança les billets à la figure

-C'est pour ça que tu es revenu?Pour ton argent américain? Pour les dix milles dollars que j'ai trouvés dans ton livre? Tu es revenu les chercher pour pouvoir t'enfuir aux Etats-Unis sans moi? Ou peut-être que tu allais m'en laisser un peu, histoire de me dédommager d'avoir si obligeamment écarté les jambes?

Elle était tout près de lui à présent et, sans même qu'elle ait réfléchi à son geste, sa main s'envola pour s'abattre sur la joue d'Alexandre.

-Fiche le camp maintenant, et tout de suite, poursuivit-elle alors qu'une larme roulait sur sa joue. On a eu de bons moments. Ils ne se reproduiront pas. Tu m'as baisée comme tu dis. J'ai compris. Tu as eu ce que tu voulais, alors fiche le camp. Quant à ça, conclut-elle en arrachant l'alliance à son doigt, tu pourras la donner à ta prochaine putain !

Elle lui lança l'anneau au visage, puis alla se recroqueviller sur le lit, enroulée dans un drap, et se tourna vers le mur comme autrefois à Leningrad. Quelques instants plus tard, il vint s'étendre près d'elle.

-Tatiasha, murmura-t-il, pardonne-moi. Je ne pensais pas ce que je disais.

-Si, tu le pensais. Tu pensais tout ce que tu as dit. Tu es un soldat...

-Non, je suis ton mari avant d'être un soldat.

Il la prit dans ses bras.

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Un jour, quand elle était petite, son grand-père lui avait dit:"si tu es triste, il faut que tu te poses trois questions, Tatiana Metanova; elles t'aideront toujours. Demande toi en qui tu crois, en qui tu espères et, surtout, qui tu aimes."

Je crois en Alexandre. J'espère en Alexandre. J'aime Alexandre.

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Tatiana et Alexandre :

-Parle-moi de l'Amérique. Tu as déjà vu un océan ?

-Oui, l'Atlantique: une immense étendue d'eau froide, avec des méduses et des voiliers.

-J'ai vu une méduse un jour. De quelle couleur est l'Atlantique?

-Vert.

-Vert comme les arbres?

Le regard d'Alexandre balaya la Neva et les arbres pour finir par se poser sur le visage de Tatiana.

-Non, vert comme tes yeux.

Cette fois, elle en était sûre, plus jamais elle ne pourrait respirer, plus jamais ses joues ne retrouveraient une couleur normale.

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