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Les extraits appréciés par MeritChicago

_ Je vous donne quarante-huit heures. Contrôler la gamine et tenez-la hors de mon chemin. Il y a de nouvelles règles. Un : Vous restez à l'écart de Chez Chester. Cela veut dire une dizaine de rues à la ronde. Deux : Vous partagez avec moi toutes vos informations pertinentes sans que j'aie à le demander. Trois : Vous empêcher la petite de s'approcher de mon garage. Quatre : Si vous vous invitez sous mon crâne, je m'invite entre vos jambes.

_ Oh ! Épargnez-moi ce genre de réflexions !

_ Et vous, épargnez-moi ce genre de provocations, répliqua-t-il en posant les yeux sur ma poitrine.

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-Avez-vous couché avec lui?

-Non, dis-je entre mes dents serrées.

-Jamais?

-Non.

C'était bien la première fois que deux hommes semblaient aussi obsédés par ma vie sexuelle... ou plus exactement, par mon absence de vie sexuelle.

La violence qui régnait autour de nous parut s'apaiser quelque peu.

Je fronçai les sourcils. Était-ce de là que venait sa colère? Barrons était-il jaloux?

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Q'est Barrons? demandai-je à V'lane. Un humain ou autre chose?

Le prince fae regarda Barrons mais ne dit rien.

Barrons me décocha un regard noir.

-Eh bien, Barrons, demandai-je d'un ton mielleux, parlez-moi un peu de V'lane. Est-ce que c'est un gentil ou un méchant?

Barrons détourna les yeux sans un mot.

Je secouai la tête, découragée. Je m'en doutais. Les hommes! Étaient-ils donc tous les mêmes, quelle que soit leur race, humains ou non?

-Chacun de vous sait quelque chose sur l'autre, mais aucun ne crachera le morceau afin de préserver vos petits secrets... Hallucinant! Vous vous haissez, et pourtant vous restez solidaires. Eh bien, vous savez quoi? Allez vous faire cuire un oeuf. J'en ai assez de vous deux!

-De grandes paroles pour un petit bout de femme, commenta V'lane. Tu as besoin de nous.

-Exact, renchérit Barrons. Il faudra vous y faire, Mademoiselle Lane.

Génial! Voilà qu'ils unissaient leurs forces contre moi, à présent!

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— Tu dois être content. Tu as fini par quitter ton garage, taquinai-je Lucius.

— Je n’arrive pas à croire que tu vives là-dedans.

Il était appuyé sur mes oreillers en satin rose. Dans ma chambre. Maman avait insisté pour que Lucius s’installe ici jusqu’à ce que sa jambe soit guérie. Son plâtre était posé sur mon énorme hot dog en peluche.

— On se croirait dans un cocon de barbe à papa, reprit-il en grimaçant. Tout est tellement rose.

— J’aime le rose.

— Ce n’est que le triste et pâle cousin du rouge, lâcha-t-il en ricanant.

— De toute façon, ça ne durera pas longtemps. Tu seras bientôt de retour dans ton donjon lugubre avec tes armes rouillées, lui lançai-je en scrutant les alentours.

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— Tout le monde trébuche de temps en temps. Comme tu le sais, ajouta-t-il en menant ma main à sa joue et en posant le bout de mes doigts à l’emplacement que j’avais giflé. Ça pique encore lorsque je me rase. Mais je l’ai mérité.

— Si tu essaies de t’excuser…

— J’essaie de te faire un compliment. Tu es une des rares personnes qui puisse me frapper en repartant indemne.

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Il respirait fort. Je sentais son torse gonfler et se presser contre mon dos. Lorsque le pieu s'appuya encore plus contre ma chair, s'enfonça, j'essayai de m'en éloigner.

-Ne me défie pas !

-C'est exactement ce que je suis en train de faire.

Le pieu me faisait mal et m'empêchait de respirer correctement. Lorsque je gémis et tournai la tête contre son épaule pour me détourner de l'arme, il céda légèrement.

-Je te défie, Lucius, poursuivis-je, m'efforçant de l'émouvoir pendant qu'il montrait une once de vulnérabilité. Je risque ma vie pour te prouver que tu n'est pas Vasile. Que tu peux retrouver le droit chemin. Que tu m'aimes trop pour pouvoir me détruire. Je te parie ce que tu veux que tu m'épargneras.

-Je ne peux épargner personne ! rugit Lucius qui, à en voir sa main tremblante sur ma cage thoracique, avait totalement perdu son calme. Tous mes choix sont aussi cruels les uns que les autres, Antanasia ! J'ai détruit mon propre oncle, nom de dieu ! J'ai mis tes parents en péril - même s'ils ont éssayé de me souver. Mon cheval, détruit. Mon père, détruit. ma mère, détruite. Toi - peu importe ce que je ferai, tu es déjà vouée à la destruction. Je ne peux ni t'abandonner - tu ne me laisseras pas faire - ni t'attirer dans ce monde... dans mon monde. Tout -tout ce qui m'entoure finit par être détruit !

Il enfouit son visage dans mes cheveux, visiblement à bout. Ses mains glissèrent de ma poitrine et le pieu tomba à terre. Je savais que j'avais gagné. J'avais joué avec ma vie mais j'avais gagné.

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- Bienvenue, m'annonça Lucius en ouvrant la porte de son appartement. Il fit un pas en arrière pour me permettre d'entrer. Tu es ma première invitée.

- Merde alors.

- Voilà une réaction qui fait plaisir, dit Lucius après avoir refermé la porte. C'est très élégant de la part d'une dame.

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- Essaie cette robe.

- J'ai déjà plein de vêtements, insistai-je.

- Oui. Et tu ferais mieux de tous les jeter. Et en particulier ce tee-shirt avec le cheval blanc, le coeur et la lettre I dans le fond. Qu'est-ce que ça veut dire ?

- I love les chevaux arabes. Pour dire que j'aime les chevaux arabes, expliquai-je.

- J'aime la viande saignante, mais ce n'est pas pour autant que je porte la photo d'un steak cru sur le torse.

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- Carlos?

Il rouvre les yeux, ces puits noirs qui brillent dans la lueur de l'écran. Le désir éclate dans son regard.

- Ouais?

- Tu dormais?

Il glousse.

- Loin de là. J'essaie juste de me retenir de te sauter dessus.

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-Parle moi d'un truc qui pourait te choquer.

Elle se rassoit sur le canapé.

-Te choquer?

-Ouais. Vraiment me choquer.

Elle se met à genoux et se penche vers moi.

-Je pense beaucoup a toi, Carlos, me chuchote-t-elle a l'oreille. Le soir quand je suis couchée, j'imagine qu'on s'embrasse, que nos langues glissent l'une contre l'autre pendant que tu enfouis tes mains dans mes cheveux. Quand je me vois en train de caresser ces muscles sur ta poitrine, je me touche...

-Voilà le popcorn! s'exclame Westford, faisant irruption dans la pièce avec deux bols remplis a ras bord. Kiara qu'est-ce que tu fais ?

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