Les extraits ajoutés par Pris81
Je plongeai les yeux dans ses iris d’azur, qui me rappelaient le bien-être que je ressentais quand je me tenais sur les dunes devant ma maison à la plage pour regarder l’océan.
Afficher en entierPeut-être n’était-elle pas la mère dont mes enfants avaient besoin, mais merde, elle était ce dont moi j’avais besoin.
Afficher en entierMême si je peux comprendre que tu aies besoin que je ressemble à une dame en public, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas porter les vêtements que j’aime en privé. Ce n’est pas parce que je suis ta femme que je ne suis plus moi. Je ne deviendrai pas quelqu’un d’autre juste parce que tu n’aimes pas celle que je suis. Tu as choisi de m’épouser. Tu ne peux pas me transformer en femme-trophée. Tu ne peux pas tout contrôler, même si tu crois que c’est ton devoir.
Afficher en entierCes dernières années, je n’avais jamais reçu la moindre preuve d’affection. Je n’avais pas le droit d’avoir un petit ami qui aurait pu m’en offrir, et j’étais trop âgée pour que mon père me prenne dans ses bras. Quant à ma mère, elle n’avait jamais été du genre affectueux, pas même de manière physique. J’avais espéré que le mariage me permettrait de recevoir cette tendresse qui dépassait l’aspect sexuel. Je voulais que l’on me prenne dans les bras, que l’on me câline et me réconforte. Peut-être avais-je été bête et naïve d’imaginer que Cassio en serait capable.
Afficher en entier— Même si la pluie s’arrête, ne retiens pas tes émotions, ajoutai-je.
— Les anges ne vont pas pleurer pour moi, répliqua-t-il avec sarcasme.
— Je peux prendre le relais.
Afficher en entier— Tu es fragile pour moi et je suis monstrueux pour toi.
Sa déclaration me frappa durement, montrant à quel point nous étions différents, à quel point nos réalités étaient diamétralement opposées.
— Je suis fragile à tes yeux parce que je ne peux pas supporter de voir des cadavres et des morts à répétition alors que je n’en avais jamais vu avant de te rencontrer.
— Je suis un monstre à tes yeux parce que je tue et torture des gens alors que je n’ai rien connu d’autre avant de te rencontrer.
Afficher en entierAlors que je me laissais guider vers l’étage, je me demandai pourquoi on devait faire des choses pour obtenir l’amour et l’attention des autres, pourquoi ils n’étaient pas simplement offerts. Est-ce qu’on payait tous de la même façon ?
Afficher en entierJe me blottis un peu plus contre lui et je me réchauffai, bercée par sa chaleur, apaisée par son parfum. Là, dans les bras l’un de l’autre, nous formions un rempart contre nos tourments, nous apportant du réconfort tels deux enfants qui avaient grandi trop vite. Trop durement et sans soutien.
Afficher en entier— Je n’aime pas ton monde…, murmurai-je.
— Je trouve le tien beaucoup trop factice, avoua Kai d’un ton bas.
— Pourquoi ? lui demandai-je, surprise, la voix lourde de fatigue. Il est normal, Kai. Il n’y a rien de factice. Je sentais mes paupières s’alourdir, la fatigue s’emparant de mon corps qui commençait doucement à se détendre. Mon anxiété s’estompait.
— Chez nous, Iris, on ne passe pas par quatre chemins, on est tous mauvais et on l’accepte. Vous, vous enjolivez votre réalité, vous mentez pour vous donner une bonne image… alors que certains sont encore plus monstrueux.
Afficher en entierPutain, tu es innocente et je ne voulais pas que ça se retourne contre toi. Dans mon univers, Iris, l’innocence est la pire des malédictions. On l’utilise, on l’arrache, on s’en moque constamment car c’est l’une des plus grandes faiblesses. Je voulais protéger ton innocence de mon monde parce que je savais que tu étais vouée à y entrer. Je l’ai compris dès l’instant où nos chemins se sont croisés. C’était une question de temps.
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