Les commentaires de RomanticLucky26
FAIS PAS CETTE TÊTE… L’ÉCHEC FAIT PARTIE DE LA VIE !
Jean-Paul Beaumier, nouvelliste, secrétaire à la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial et chroniqueur dans certaines revues, telles que Nuit blanche, semble réussir là où certains peinent à s’accomplir. Écrivain prolifique, il a produit plus d’une dizaine d’œuvres littéraires, seul ou en collaboration, et se fait de plus en plus connaître dans le milieu de la littérature, notamment grâce à son recueil de nouvelles Fais pas cette tête, publié en 2014 et finaliste au Prix littéraire des collégiens pour l’édition 2015. Une création qui semblait avoir tout pour plaire, mais qui, à force de s’ancrer dans la banalité, s’achève sur une déception à peine voilée.
Aujourd’hui, l’être humain survit dans son quotidien souvent perçu comme insignifiant, aveugle à l’importance et à l’éphémérité de ce dernier. Le recueil de nouvelles Fais pas cette tête de Jean-Paul Beaumier offre une vision réaliste de cet existence, marquée par le temps qui passe et qui s’oublie, les apparences trompeuses et l’inattendu. Des thèmes parfois difficiles à rassembler et à accepter, mais présentés, dans ce cas-ci, légèrement par de courts récits illustrant, par exemple, un père de famille qui constate le développement rapide de sa fille ou un homme perdu au milieu de nulle part avec seule compagnie une voiture qui refuse de fonctionner et un destin tragique.
Bien que chaque histoire soit rassemblée autour de mêmes thématiques, l’auteur échoue par sa prévisibilité. Effectivement, les chutes de ses nouvelles manquent manifestement d’effets de surprise et laissent, la majorité du temps, le lecteur dans une incompréhension déroutante (on peut notamment penser au récit illustrant une jeune étudiante jouant avec ses amis et qui s’achève sur un retournement de situation trop souvent vu et revu).
Jean-Paul Beaumier aurait pu se rattraper à l’aide d’une écriture appréciable et notable, mais, une fois de plus, l’auteur prouve son manque de singularité en insérant des termes tels que «dithyrambique» ou «kaléidoscopique» au milieu de mots aussi banals qu’«image» ou «drame». L’écrivain continue sa descente vers l’échec en ajoutant des figures de style de manière aléatoire et sans utilité. Son style semble manquer d’originalité, mais également de cohérence.
Bref, le recueil de nouvelles Fais pas cette tête de Jean-Paul Beaumier est une œuvre qui se lit et qui s’oublie, laissant, pendant un court moment, un goût amer de déjà-vu.
BEAUMIER, Jean-Paul, Fais pas cette tête, Québec, Druide, 2014, 144 pages.
Afficher en entierQue dire sur ce livre merveilleux ? Un livre que seul Cassandra Clare est capable d'écrire ! Comme beaucoup d'autres qui avaient lu la cité des ténèbres avant, j'avais d'énormes attentes envers ce livre qui au final m'a conquise, mais un peu déçu aussi. Bien sûr, le fait que j'ai lu la cité des ténèbres avant m'a fait un peu moins apprécier cette lecture puisqu'au début, j'avais l'impression de trouver la pâle copie des personnages de la première saga. Je m'attendais à de nouveaux personnages tout à fait différents, mais j'ai eu l'impression que Will n'était qu'une pâle copie de Jace et que Tessa n'était pas assez développée comparer à Clary. Par contre, une fois que je me suis enfin complètement détachée de la cité des ténèbres, j'ai enfin pu profiter pleinement de ce livre qui au final, si on n'a pas lu la cité des ténèbres avant, est un livre qui nous transporte complètement. J'étais ravie de retrouver l'écriture de Cassandra Clare, ses merveilleuses intrigues qu'elle seule est capable de nous créer et surtout, j'étais plus qu'heureuse de retrouver le monde des Chasseurs d'ombres qui m'avait tant manqué ! À lire au plus vite et pour ceux qui ont lu la cité des ténèbres, à lire avec un certain détachement de la première saga.
Afficher en entierMon premier manga. Je me souviens encore de la première fois que je l'ai lu. Même si à l'époque j'étais jeune et que je ne connaissais rien au manga, je me souviens de la joie intense en le lisant, des faux rires toute seule dans ma chambre et de l'admiration pour cette histoire hors du commun. Peut-être que je ne suis pas objective, mais je n'ai pas peur de dire que ce manga est un de mes préférés.
Si vous vous cherchez un manga drôle, léger et sans réel prise de tête, ce manga est parfait pour vous. Les personnages sont attachants (même si par moment Tohru nous tape ses nerfs avec sa naïveté exagérée), l'histoire originale et l'humour sont parfaits pour se détendre dans nos pires moments !
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LE FEU DE MON PÈRE : UN COUP PORTÉ À LONGUE DISTANCE, MAIS RÉUSSI !
Témoignage sur une vie et ses malheurs, sur une réalité trop rarement illustrée, Le feu de mon père de Michael Delisle est principalement une œuvre littéraire bouleversante, qui laissera peu d’êtres indifférents. Exploration d’une existence marquée par la violence et la déception, réduite à une relation destructive et à un amour paternel manquant, l’auteur nous introduit dans sa vie sans honte ni gêne apparentes. Une œuvre empreinte d’humanité dont l’honnêteté et l’écriture poétique séduiront plus d’un lecteur.
Lauréat à l’unanimité du Grand prix du livre de Montréal et finaliste au Prix littéraire des collégiens pour l’édition 2015, Le feu de mon père est une œuvre marquante dans le parcours littéraire de Michael Delisle. Entre autobiographie, essai et roman, l’auteur nous livre sa vie en illustrant son enfance constituée de violence jusqu’à son présent pouvant être jugé vide de sens. La figure paternelle est présentée, durant l’intégralité du récit, comme un être dément, un simple «psychopathe». Entre délinquance et croyance, entre mort et survie, cet homme est au centre de cette œuvre, de la vie de Michael Delisle.
Bien que le récit pourrait choquer plus d’un lecteur par sa froideur et sa violence, l’auteur se met à nu et charme par ce manque de pudeur. Michael Delisle nous introduit dans sa vie sans se mettre sur un piédestal et nous confie ses moments intimes et parfois humiliants (on peut notamment penser à sa confession à propos de sa liaison avec son premier professeur de poésie, sujet tabou dans notre société contemporaine).
Avec son style lapidaire, Michael Delisle prouve son talent relatif à l’écriture en utilisant de courtes phrases permettant à ses propos d’être plus clairs et concis. Tel un coup porté à longue distance, l’auteur parvient à toucher de manière percutante plusieurs êtres par ce choix d’écriture entre la prose et la poésie. Mettant l’accent sur certains éléments, tels que l’importance de la composition littéraire dans sa vie, par de brèves phrases et par de nombreuses répétitions omniprésentes, Michael Delisle maîtrise un style pouvant plaire autant à ceux qui lisent beaucoup qu’à ceux qui n’aiment pas s’éterniser.
Le feu de mon père de Michael Delisle est une œuvre littéraire troublante et concise, entre autobiographie et roman, qui plaît par son humanité et qui touche par sa franchise.
DELISLE, Michael, Le feu de mon père, Québec, Boréal, 2014, 122 pages.
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