Les commentaires appréciés par Serenity28
Quel gâchis.
Ce troisième tome des Jumeaux Crochemort n’est pas un final, c’est un effondrement. Une lente descente vers le vide, où plus rien ne tient : ni l’intrigue, ni les personnages, ni même le plaisir de lecture. On avance dans le texte comme dans un manoir déserté, les couloirs vides, les échos creux.
Cassandra O’Donnell signe ici un roman écrit pour cocher une case, pas pour raconter une histoire. Tout est mécanique, précipité, sans âme. Les scènes se succèdent sans logique, les dialogues sonnent faux, et le rythme peine à cacher l’absence totale de structure. On cherche encore le souffle du premier tome. Il s’est évaporé depuis longtemps.
Et puis il y a cette fin. Une ligne. Une seule. Comme un claquement de porte. Une pirouette narrative d’un cynisme rare, presque méprisant pour le lecteur qui a tenu bon jusqu’ici. À quoi bon construire un univers si c’est pour le refermer aussi mollement ? À quoi bon nous faire croire à des personnages, si c’est pour les abandonner sans explication ?
On lit ce livre en pensant à ce qu’il aurait pu être. Et surtout à ce qu’il n’est pas. Car à force de vouloir faire du rendement, on oublie l’essentiel : une bonne histoire, ce n’est pas une formule. Ce n’est pas un produit. C’est un engagement.
Ici, il n’y a rien d’autre qu’un emballage vide. Et franchement, ça ne valait pas le détour.
Quelle tristesse de vouloir à tout prix pondre un roman chaque année quand on remarque que les romans les plus vendus de ces dernières années le sont grâce au nom de leur auteur ou pire encore suite aux recommandations sur Instagram. Où est passé le temps où les « lecteurs » étaient libres de s’exprimer librement sans avoir peur de ne plus recevoir leurs livres gratuitement ?
Benjamin L. Urbanski – Le Parfum des Mots
19 juillet 2025
Afficher en entierJ'ai beaucoup de mal à savoir si j'ai apprécié ma lecture... A la fois je l'ai lu très très vite, mais en même temps j'ai été pas mal de fois complètement paumée dans l'histoire.
L'écriture est trèèèèès spéciale. Sans négation, ce qui a eu tendance à me déranger, avec un langage assez "familier" alors que les dialogues sont soutenus, pas très réalistes (en plus on répète presque chaque fois le nom des personnages dedans c'est assez lourd)... Et puis elle a eu tendance à me perdre à certains moments.
Quant à l'histoire, elle avait énormément de potentiel ! Le résumé m'a tout de suite attirée et j'ai pas hésité à l'acheter, et comme je l'ai dit précédemment j'ai lu ce livre très très vite. Mais les personnages sont tous assez ressemblants, pas forcément développés, je n'ai pas réussi à m'attacher à Evie ni à sa petite sœur... Et puis le scénario est simple, tout arrive très facilement et même si on a un retournement de situation assez sympa, ça ne va pas plus loin et encore une fois c'est dommage.
Le côté très féministe m'a aussi dérangé, dans le sens où c'est vraiment pas délicat ou discret. Genre hommes = méchants (sauf un qui est l'exception, et encore pas développé non plus).
J'ai été finalement assez déçue car l'idée de base était bonne et le début du livre commence fort, mais le reste ne m'a pas vraiment convaincu...
Afficher en entierJ'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire à cause du style d'écriture de l'auteure.
L'idée est très intéressante et le résumé vendeur mais j'avoue être un peu déçue... les personnages sont enfantins et les scènes d'actions assez simplistes. Je trouve que le tout manque de détails, de même que l'évolution de d'Evie.
Afficher en entierVraiment magnifique et bouleversant. Tout a déjà été dit alors je ne vais pas m'attarder sur ce commentaire. Mais très important:
- Une boite de mouchoirs.
- Et de la patience car tellement qu'on pleure, on y voit que dalle. Conclusion: On peut pas lire.
Mais sinon, une très belle leçon de vie. A lire sans hésiter.
Afficher en entierCoucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique de L'Abbaye d'ébène ou un tome quatre que j'étais absolument surexcitée de découvrir. Je remercie du fond du cœur les éditions Gallimard Jeunesse pour cette magnifique surprise qu'ils m'ont faite là ainsi que pour leur remarquable travail éditorial, que ce soit avec cette extraordinaire saga qu'est L'Anti-Magicien ou avec le reste de leurs parutions. Une fois de plus, je n'ai pas été déçue ! En effet, ils nous délivrent un vrai travail de professionnels en matière d'objet-livre, comme d'habitude j'ai envie de dire. Sérieusement, cette couverture tout en surbrillance et en reliefs si agréable au toucher (je me suis permise de palper, caresser cette petite merveille pour vous grâce à l'exemplaire papier que j'ai en ma possession) n'est-elle pas juste absolument somptueuse ? Même vous en la voyant simplement sur votre écran d'ordinateur qui ne lui fait pourtant guère justice, je suis sûre que vous serez d'accord avec moi. Très honnêtement, les illustrateurs à l'œuvre pour la version française de cette série littéraire du feu de Dieu ne cesseront jamais de m'étonner... Et la cerise sur le gâteau dans tout ça, c'est que, comme toujours, le contenu est résolument à la hauteur de son contenant ! Allez, j'arrête de me perdre dans le méandre des innombrables éloges que je fais à chaque fois à cette série livresque d'exception, direction une abbaye franchement pas comme les autres, vous n'allez assurément pas en revenir !
Bon, je mets mes gros sabots et j'annonce d'emblée la couleur : ce quatrième tome est très probablement, pour ne pas dire certainement, mon préféré de la hexalogie pour le moment, même si c'est également celui qui m'a fait le plus souffrir (la sado-maso, le retour !). Vous l'aurez compris avec la désignation "quatrième tome" et ce mot fort intelligent qu'est "hexalogie" (j'adore chercher du vocabulaire nouveau pour enrichir mes chroniques, je trouve cela passionnant - fin de la parenthèse) qu'on en est déjà au quatrième tome sur six de cette série de bouquins si chers à mon cœur (quelle tristesse...) et l'auteur donne le ton dès le départ : on en est désormais au début de la fin et on peut ainsi dire que les choses sérieuses commencent enfin. Cela peut sembler dingue mais, de mon côté, plus j'avançais dans l'intrigue complètement ahurissante de L'Abbaye d'ébène, plus j'avais la sensation incontestablement dérangeante, perturbante que tout ce que j'avais vécu auparavant, tout ce que j'avais traversé comme épreuves insoutenables auprès de mes personnages adorés n'avait été en réalité qu'une mise en bouche pour nous préparer à ce qui allait suivre. Sacrée mise en bouche dans ce cas, extrêmement savoureuse au demeurant, je le sais bien ! Et pourtant, cet opus-ci m'a juste ravagée, m'a purement et simplement donné des envies de meurtre, de laisser ma propre ombre au noir me submerger et de faire un véritable carnage (je vous assure que je suis tout à fait capable de cela dans mes plus mauvais jours...). Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne sais pas encore (et je ne le saurai probablement jamais) comment je vais faire pour me remettre de cette lecture qui fut tout ce qu'il y a de plus dévastatrice pour mon petit cœur sensible et meurtri. Très sincèrement, il m'est pour ainsi dire impossible de décrire les effets (autant mettre directement le mot au pluriel) que ce roman a eus sur moi. Le mieux que je puisse affirmer, c'est qu'il a sans aucun doute possible fait vaciller toutes mes fondations, tout ce que je pensais être certain avec cette saga. Avant toute chose, il m'a fait voir les choses et en particulier certains protagonistes de l'histoire sous un tout autre angle. L'auteur est selon moi un authentique marionnettiste : il nous amène là où il souhaite que l'on soit, il manipule et provoque nos émotions les plus extrêmes à loisir et sans aucun scrupule et il nous laisse à ramasser à la petite cuillère sur le bord de la route à la fin. Un véritable petit génie de l'écriture doublé d'un sadique sans nom. Enfin là, j'exagère clairement, car au fond, Sébastien de Castell ne fait que nous révéler l'immense cruauté de ce monde, autant celui de Kelen que le nôtre, et il nous montre les diverses routes d'abnégation et de courage qu'il nous est possible d'emprunter pour en faire un meilleur endroit et pouvoir encore se regarder dans le miroir chaque matin. Je n'irais pas jusqu'à vous garantir que Sébastien de Castell est un berger guidant ses brebis égarées, autrement dit nous ses fervents lecteurs, mais on n'en est franchement pas loin. Je suis sûre vous voyez l'idée car je ne fais que vous le rabâcher depuis ma chronique du premier tome que, si Kelen est un anti-magicien, son créateur est quant à lui le magicien par excellence. Sorcier des mots, enchanteur des valeurs, ensorceleur du cœur et de l'âme. Pour ma part, j'ai totalement succombé à ses charmes et autres concoctions qui rendent L'Anti-Magicien si unique en son genre et absolument extraordinaire à lire.
Pour ce qui est des personnages, les membres de notre trio de choc voient leurs chemins se séparer dans ce tome-ci et autant vous dire que cette séparation forcée fut extrêmement rude à vivre de mon côté. J'ai notamment eu un mal de chien à couper le cordon avec ma Furia Perfax d'amour aka ma maman spirituelle. Je pense que cette dernière ne se perçoit pas du tout comme une potentielle mère et pourtant, j'ai l'impression que c'est ce type de lien résolument fusionnel, de respect et d'affection filial qui l'attache à notre petit Kelen qui devient au fur et à mesure de la saga et plus particulièrement dans L'Abbaye d'ébène un homme remarquable, j'en suis même persuadée. En effet, cette façon dont Kelen a de se rappeler Furia et ses préceptes, d'appliquer les leçons fondamentales qu'elle lui a enseignées et de s'imaginer ce qu'elle dirait dans telle ou telle situation critique m'a émue à un point que vous ne soupçonnez même pas. Dans ce quatrième tome, Sébastien de Castell fait clairement la distinction entre la relation qui unit notre honorable héros à son indescriptible et irremplaçable familier qu'est Rakis et celle qu'il partage avec notre baroudeuse du tonnerre et cela nous permet de pleinement prendre conscience de l'importance que ces deux-là ont dans la vie, dans le parcours et dans les choix réalisés par notre nouvellement Argosi au summum de son évolution. Pour la première fois, je ne voyais plus ces trois personnages comme un noyau compacte et indivisible mais plutôt comme deux électrons chacun reliés à un centre névralgique, à savoir Kelen. La complicité dont il jouit avec l'un comme avec l'autre est singulièrement différente, elle a une autre couleur et un autre visage mais elle n'en est pas moins authentique et splendide pour autant. L'auteur est véritablement parvenu à construire des personnages profondément intenses et beaux dans leur pléthore d'imperfections, qui ne versent certes pas dans le sentimentalisme de prime abord mais qui connaissent la saveur et la préciosité de l'Amour avec un grand A, celui que l'on éprouve pour ceux qui comptent vraiment et qui ne nous quitte jamais, et ce malgré la distance et l'absence. L'Anti-Magicien, c'est de l'explosivité et de grandes frayeurs à foison mais il y a toujours une superbe philosophie de vie qui se cache derrière. Je dirais sans trop me tromper que c'est une saga tout ce qu'il y a de plus complète et entière, et ce tant au niveau rebondissements, action à gogo et feux d'artifice émotionnels qu'au niveau humain et voie vers la maturité. Ce serait la cinquième voie des Argosi, celle de l'Argosi de Castell en tout cas. La voie du Chemin de la magie pernicieuse qui instruit, en somme. Je sais, je sais, j'invente même des noms d'Argosi qui en jette (oui, ça va les chevilles, je vous assure), mais le travail et l'univers de cet auteur sont si inspirants qu'il est difficile de ne pas se laisser porter par l'imagination débordante et presque miraculeuse de ce dernier. En tout cas, pour en revenir à mon Kelen-chou chéri qui se retrouve "seul" pour la toute première fois, je dirais très honnêtement qu'il m'a BLUFFÉE plus que jamais. Je me répète tel un disque rayé quand on en vient à lui mais j'aime ce garçon grand homme en devenir de tout mon être. Il a toujours le don d'utiliser ses indéniables qualités à très bon escient, même s'il ne nous en donne pas l'impression de prime abord (comme son "papa" Sébastien de Castell, il arrive à chaque fois nous mener à la baguette avec un brio et un culot qui force l'admiration), et surtout, SURTOUT, il sait tirer parti de ses pires défauts. Je reformule car m'est avis que ce que je viens d'écrire n'est pas très clair : il parvient à transformer ses défauts en force, à puiser le meilleur de chacun d'eux au lieu de s'apitoyer sur ce qui "ne va pas" chez lui. Il se débrouille comme il peut et il avance en faisant de ses chaînes qui l'entravent des armes pour le rôder face à l'existence et aux très nombreuses mauvaises surprises que cette dernière peut lui réserver. En clair, sous ses airs de petit garçon désespéré qui en appelle invariablement à ses ancêtres qu'il méprise (et ce à juste titre, rassurez-vous) dès qu'une situation qui paraît être inextricable au commun des mortels se présente, Kelen est un véritable badass en puissance et je suis juste TELLEMENT FIÈRE DE LUI. I'm a proud mama, guys ! ♥ (ou plutôt big sister, ce serait plus cohérent au vu de l'âge de ce grand garçon...) Un autre personnage qui fait désormais partie de mes favoris et que j'espère retrouver au fil des deux prochains tomes, c'est celui de Butelios. C'est le nouveau personnage introduit dans ce tome qui m'a le plus marquée. Je me suis en effet immensément identifiée et attachée à lui, il est l'empathie et la gentillesse incarnées. Comment ne pas l'adorer ? Je ne vous en dirai pas plus à son propos, si ce n'est que JE LUI SOUHAITE TOUT LE BONHEUR DU MONDE. Cœur sur mon Butelios d'amour ! ♥
Pour conclure, je dirais que L'Abbaye d'ébène est un roman qui m'a donné sérieusement envie de pleurer toutes les larmes de mon corps face à l'injustice criante de ce monde fictif auquel pourtant j'appartiens et crois de toutes mes forces, vis-à-vis duquel je me sens profondément concernée et impliquée dans son avenir, dans son combat contre l'obscurantisme et la haine de la différence d'autrui et dont les tenants et aboutissants me tiennent réellement à cœur. Pour faire bref (haha, ce n'est clairement pas l'habitude de la maison mais on va essayer !), ce quatrième tome est à mon sens un volet charnière, déterminant pour la suite qui s'annonce définitivement épique et bouleversante. J'ai omis de le mentionner exprès dans la chronique afin de ne pas vous gâcher la surprise mais ce qui m'a avant tout plu avec cet opus juste démentiel, c'est que nous avons ENFIN plus d'explications concernant l'ombre au noir qui ronge le visage de notre cher ami Kelen même s'il reste encore une inconnue ESSENTIELLE (du moins à mes yeux) à ce propos afin de maintenir le suspens jusqu'au bout. Une chose est sûre, l'attente jusqu'en avril 2020 pour avoir le tome cinq, autrement dit le Saint Graal, de cette saga d'exception entre mes mains va être sacrément longue et je vais effectivement la ressentir comme une véritable torture ! A ce stade-là, c'est digne de la cruauté sans commune mesure des Jan'Tep de nous faire patienter comme cela ! Plus sérieusement, je remercie un milliard de fois Sébastien de Castell et les éditions Gallimard Jeunesse pour cette souffrance endurée dans ce tome-ci qui en vaut franchement la peine et dont j'ai tiré des enseignements salvateurs. Juste MERCI.
Afficher en entierBof, rien de plus rien de moins. Je l'ai lu comme ça, mais ça m'a fait ni chaud ni froid.
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MERCI !!!!! Merci pour cette trilogie (et pour la sortie plus tôt que prévue :) ) Je suis très exigeante en matière de romance et celle-ci est ma préférée.
Beaucoup de points positifs : l’écriture fluide et talentueuse qui nous fait ressentir les différentes émotions et nous permet de détester dans un premier temps un personnage puis de l'aimer par la suite.
Les personnages hyper attachants qui continuent d'évoluer. L'histoire sonne juste. On ne s'ennuie pas une seconde. Evidemment l'humour toujours aussi présent.
Et je voudrai mettre en évidence un gros point positif car c'est très rare : on voit les personnages sur une longue période, il n'y a pas juste un épilogue, c'est bien plus développer et j'ai vraiment apprécié !
J'ai également beaucoup apprécié le point de vue du psy ;)
Après cette liste de points positifs non exhaustive j'ai quand même une réclamation : Spoiler(cliquez pour révéler)J'aurais vraiment beaucoup aimé que les CCLS avec Condor en tête viennent en aide à une Sabine en danger. Elle aurait pu par exemple, alors qu'elle était en vacances aller à une banque et être prise en otage avec les clients pendant un braquage... Par exemple. Donc si l'auteure me lit et veut faire une nouvelle sur ce sujet, elle fera une heureuse, non au moins 2 avec ma soeur qui espérait la même chose... Car finalement c'est frustrant de la voir mariée au meilleur et qu'il ne vienne pas une fois à son secours :(
Voilà, il est évident que je continuerai de suivre l'auteure !
Ah j'allais oublié : merci pour la réponse apportée à la fin, car je faisais bien évidemment partie de ceux qui se posaient la question :)
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