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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

Quoi ! parce qu'on a eu le malheur d'être trompé dans un premier attachement, on aurait encore celui de ne plus pouvoir plus s'attacher à personne ? Et parce qu'un cœur sincère et sensible a été déchiré, rien ne guérira sa blessure, et il doit rester isolé toute la vie ? Non, non, cela ne peut être, non, je ne puis le croire.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

Certes, quelques heures de conversation suffisent à deux créatures raisonnable pour épuiser tous les sujets qu'elles peuvent avoir en commun, mais il en est différemment entre amoureux. Entre eux, nul sujet n'est jamais épuisé, aucune chose n'est jamais dite, si elle ne l'a répété au moins vingt fois.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

Oh ! s'écria Marianne, avec quels transports je voyais tomber les feuilles ! Quelles délices, quand je me promenais, de les voir tourbillonner autour de moi, emportées par le vent ou entraînées dans le ruisseau ! Quel sentiment de douce mélancolie m'inspiraient ces arbres effeuillés, cet air sombre d'automne, ces feuilles jaunes et flétries qui résonnaient sous mes pas ! Maintenant personne ne les admire, personne ne les regarde, on les dédaigne, et l'on se hâte de les balayer ; de les ôter.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:57+01:00

Mrs. Dashwood plut également à lady Middleton. Il y avait chez toutes les deux un égoïsme et une sécheresse de cœur qui les attiraient mutuellement ; et elles communiaient, l’une, l’autre, dans une insipide correction et un manque complet d’intelligence.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

Il suffira de dire que, quand ils se trouvèrent tous à table à quatre heures, trois heures environ après son arrivée, il s’était assuré la main d’Elinor, acquis le consentement de sa mère et n’était pas seulement dans la délicieuse situation d’un amoureux, mais, et cela avec les meilleures raisons, pouvait être considéré comme l’homme le plus heureux du monde.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

Elinor ne répondit rien. Elle méditait silencieusement sur le mal irréparable qui découlait d'une indépendance prématurée. La paresse, la dissipation, le luxe qui en avaient été la conséquence avaient anéanti l'esprit et le caractère, détruit le bonheur d'un homme doué de tous les avantages du corps et de l'esprit. Avec des dispositions naturelles à la franchises et à l'honnêteté et un coeur sensible et aimant, le monde l'avait rendu d'abord extravagant et vain; et, peu à peu, insensible et égoïste. La vanité, en lui faisant rechercher un triomphe coupable aux dépens d'une autre, l'avait mis sur la route d'un amour sincère que son emportement vers les plaisirs l'avait forcé à sacrifier. Chaque concession en l'inclinant vers le mal l'avait également conduit au châtiment. L'amour qu'il avait volontairement repoussé contre son honneur, son propre sentiment et son véritable intérêt, le possédait tout entier, maintenant qu'il lui était interdit.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

— Quatre mois ! et cependant vous l’aimiez !

— Oui, mais je n’aime pas que lui, et, le bonheur des autres m’étant cher, j’étais heureuse de leur épargner le spectacle de mes souffrances. Maintenant, je ne veux pas que vous vous inquiétiez à cause de moi, car je vous assure que je ne souffre plus vraiment moi-même. J’ai, pour me soutenir, beaucoup de choses. J’ai conscience de n’avoir provoqué ma déception par aucune imprudence et je l’ai supportée de mon mieux sans l’augmenter. Je n’impute à Edward aucune faute véritable. Je voudrais qu’il fût très heureux. Et je suis sûre qu’il fera toujours son devoir, que, bien qu’il puisse ressentir en ce moment quelque regret, je pense qu’à la fin cela pourra s’arranger. Lucy ne manque pas de bon sens et, sur ce fondement, on peut bâtir beaucoup de bien. Et, après tout, Marianne, quand on réfléchit à ce qu’il y a d’admirable dans l’idée d’un attachement constant et unique, et quand on imagine tout ce qui est inclus dans cette idée que le bonheur d’une personne dépend entièrement d’une autre, n’est-il pas concevable, n’est-il pas possible qu’il en soit ainsi ? Edward épousera Lucy et il épousera une personne supérieure physiquement et moralement à la moitié de son sexe ; et le temps et l’habitude l’amèneront à oublier qu’il ait jamais pensé à une autre qui valait mieux qu’elle.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:58+01:00

Oh ! combien il est facile à ceux qui n'ont aucune peine personnelle de parler d'effort et de courage !

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:57+01:00

En vérité, sa situation avait de quoi le réjouir. Il avait pour dilater son cœur et exalter ses sentiments plus que la satisfaction de voir son amour partagé. Il était délivré, sans avoir rien à se reprocher, d'un lien qui avait longtemps été son tourment, d'une femme qu'il avait de longue date cessé d'aimer, et voilà que, presque aussitôt, il venait de se trouver assuré de la main d'une autre, à laquelle il n'avait jamais pensé qu'avec désespoir, depuis qu'il avait commencé à la désirer. Il passait non du doute à de l'inquiétude, mais du désespoir au bonheur et le changement avait eu lieu dans une atmosphère naturelle, cordiale et joyeuse, comme s'il ne s'était rien passé, auparavant.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-02-15T20:56:57+01:00

Le dîner fut de grande classe, les serviteurs nombreux et tout témoignait, chez la maîtresse de maison, du désir de briller et révélait chez le maître les moyens de la satisfaire. En dépit de toutes les améliorations et embellissements qu’il avait entrepris à Norland, en dépit des millions de livres qu’il avait failli vendre à perte, on ne découvrait aucun signe de cette indigence à laquelle il avait essayé de faire croire, aucune pauvreté n’apparaissait si ce n’est dans la conversation ; mais là, le déficit était considérable.

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