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La formule de téléprojection était difficile, les magiciennes devaient prononcer d'une seule voix, en unissant leurs mains et leurs pensées. Même ainsi, elles constatèrent que l'effort à fournir était diablement compliqué. Il est vrai que la distance mentale à franchir était non négligeable. Les paupières serrées de Filippa Eilhart frémissaient , Triss Merigold haletait, la sueur perlait sur le haut front de Keira Metz. Seul le visage de Margarita Laux-Antilles n'exprimait aucune fatigue.

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- [...] Tu sais quoi ? On va aussi lui donner un nom, à ma jument elfique. Voyons...

- Ablette, peut-être ? ironisa le troubadour.

- Va pour Ablette, accepta le sorceleur. C'est mignon.

- Geralt ?

- Oui ?

- As-tu jamais eu un cheval qui se soit appelé Ablette ?

- Non, répondit le sorceleur après avoir réfléchit un instant. Jamais.

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Le sorceleur sentit un liquide chaud couler le long de sa nuque.

- Tiens bon! (Il saisit le poète par le coude et le cala contre son dos.) Tiens bon, Jaskier!

- Ils m’ont tué! beugla le poète d’une voix étonnamment puissant pour un homme qui avait cessé de vivre. Je saigne! Je meurs!

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- Que devons-faire alors ? tiqua Milva. Le sorceleur s'entête à vouloir aller vers le sud.

- Pour lui, répondit Régis en souriant, les directions du monde n'ont pas de significations particulières. Peu lui importe où il va, du moment qu'il ne reste pas assis à ne rien faire. C'est un véritable principe chez les sorceleurs. Le Mal est partout en ce monde, il suffit donc d'aller où les yeux se posent et d'éradiquer en chemin les monstres rencontrés, contribuant ainsi à la cause du Bien. Le reste viendra tout seul. Autrement dit : tout est dans le mouvement, l'objectif n'est rien.

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« C’est alors que la prophétesse dit au sorceleur : “Écoute mon conseil que voici : chausse des chaussures d’acier, munis-toi d’un bâton d’acier. Puis marche jusqu’au bout du monde, sers-toi de ton bâton d’acier pour sonder la terre devant toi ; liquéfie-la de tes larmes. Va par l’eau et par le feu, ne t’arrête pas en chemin, ne regarde pas derrière toi. Et lorsque tes chaussures seront élimées, que ton bâton sera émoussé, lorsque le vent et la chaleur auront à ce point asséché tes yeux qu’aucune larme ne pourra plus s’en écouler, il se peut qu’alors tu trouves au bout du monde ce que tu cherches et que tu chéris…”

Et le sorceleur s’en alla, par l’eau et par le feu, sans regarder derrière lui. Cependant, il ne chaussa pas de chaussures d’acier, ne se munit pas d’un bâton d’acier. Il se contenta de prendre avec lui son épée de sorceleur. Il n’écouta pas les paroles de la prophétesse. Et il fit bien, car c’était une piètre prophétesse. »

Flourens Delannoy,

Contes et légendes

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Merci pour ton aide. Merci pour tout.

Elle ne répondit pas.

— J’ai une dette envers toi, reprit le sorceleur. Comment puis-je m’en acquitter ?

— Comment ? En t’en allant enfin loin d’ici ! s’écria-t-elle en se soulevant sur son coude et en tiraillant violemment la couverture. Moi, j’ai besoin de… de dormir. Prends un cheval… et va-t’en… À Nilfgaard, en enfer, au diable, ça m’est égal ! Pars ! Laisse-moi tranquille !

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Depuis la dernière fois que le sorceleur l’avait empruntée, la Vieille Route avait quelque peu changé. Elle avait été construite par les elfes et les nains il y a des centaines d’années. Revêtue de blocs de basalte plats, autrefois parfaitement uniformes, la route était à présent une ruine aux trous béants. Par endroits, ces trous étaient tellement creusés qu’on aurait dit de petits cratères. Le chariot avait toutes les peines du monde à naviguer entre ces crevasses ; il allait, cahotant sans cesse, ralentissant la cadence de la troupe

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_ Geralt..., dit tout bas la jeune fille, dame Yennefer... pardonnez-moi... il le fallait. Tu sais bien...

_ Ciri, dit le sorceleur.

Yennefer fit un pas en direction de la jeune fille, mais elle se ravisa. Elle se taisait.

"Vers qui se tournera-t-elle? de demandait Jaskier. Ni le sorceleur, ni la magicienne ne feront le premier pas, le premier geste. Vers qui ira-t-elle en premier? Lui ou elle?"

Ciri n'alla vers aucun des deux. Elle ne pouvait choisir. Finalement, elle tourna de l'oeil.

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_ Je te préviens, la conversation pourra te sembler banale et légère mais ne t'y trompe pas. Vilgefortz, c'est un joueur averti, formidablement intelligent. Je ne sais pas ce qu'il attend de toi, mais sois vigilant.

_ Je n'y manquerai pas, soupira-t-il. Mais je ne crois pas que ton joueur averti soit en état de me surprendre. Pas après ce que je viens d'endurer. Des espions se sont jetés sur moi, des reptiles en voie de disparition et des hermines me sont tombés dessus. On m'a donné à manger du caviar qui n'existait pas. Des nymphomanes qui ne goûtaient pas les hommes ont mis en doute ma virilité, menacé de me violer sur un hérisson, m'ont mis la pression en parlant de grossesse, et même, tiens! d'orgasme, d'un genre qui ne nécessite pas de recourir aux gestes rituels. Brrrrr...

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Les oiseaux piaillaient dans les buissons. Les flancs du ravin étaient envahis de ronces et d’épines-vinettes qui formaient une masse épaisse et compacte, repaire idéal pour la nidification et la pâture. Rien d’étonnant à ce que l’endroit pullule de volatiles. Les verdiers d’Europe lançaient leurs trilles acharnés, les passereaux et les fauvettes gazouillaient, les pinsons faisaient retentir leur chant à tout instant. Les pinsons annoncent la pluie, se dit Milva en levant instinctivement les yeux vers le ciel. Je ne vois pas de nuages. Mais le chant des pinsons annonce toujours la pluie. Un peu de pluie, enfin, ça ne ferait pas de mal ! Le poste de guet que s’était choisi Milva, face à la vallée, était une carte maîtresse pour une chasse fructueuse, particulièrement ici, à Brokilone. Les dryades, qui possédaient une bonne partie de la forêt, n’y chassaient que très rarement, et l’homme se risquait plus rarement encore dans les environs. Ici, l’amateur en quête de gibier ou de peaux se muait lui-même en proie de chasse. Les dryades de Brokilone n’avaient aucune pitié pour les intrus. Milva l’avait appris un jour à ses dépens. Toujours est-il que les animaux sauvages ne manquaient pas dans la forêt. Pourtant, Milva se tenait en embuscade depuis plus de deux heures déjà, et aucune cible ne s’était encore présentée devant ses yeux. Chasser en marchant était impossible : la sécheresse qui sévissait depuis des mois avait créé un tapis de menues brindilles et de feuilles qui crissaient à chaque pas. Dans de telles conditions, la seule chance de tomber sur une prise était de se tenir caché et de rester immobile. Un papillon amiral se posa sur la poignée de l’arc de Milva. Prenant garde de ne pas l’effaroucher, la jeune fille l’observa plier et déplier ses ailes tout en admirant sa dernière acquisition, un nouvel arc dont elle ne se lassait pas. Milva était une archère accomplie, elle aimait les belles armes. Et celle qu’elle tenait entre les mains était véritablement ce qu’on faisait de mieux en la matière. Milva avait possédé de nombreux arcs au cours de sa vie. Elle avait appris à tirer avec de simples arcs en frêne ou en if, mais elle y avait rapidement renoncé, leur préférant les armes en stratifié réflexif utilisées par les dryades et les elfes. Celles-ci étaient plus courtes, plus légères et plus maniables, et également bien plus rapides – de par leur composition en couches et en tendons d’animal – que les arcs en bois d’if. Une flèche tirée avec ce type d’arc atteignait sa cible beaucoup plus rapidement et en suivant une trajectoire rectiligne, ce qui éliminait pour ainsi dire toute possibilité de déviation par le vent. Cette arme, quatre fois plus courbée qu’une arme ordinaire, avait été surnommée le « zefhar » par les elfes, du nom du signe elfique formé par le ventre et le manche de l’arc. Milva utilisait les zefhars depuis bon nombre d’années et elle ne se figurait pas qu’il puisse exister un arc plus performant. Un jour, pourtant, elle dut changer d’avis. C’était bien évidemment au bazar de Hrak, à Cidaris, célèbre pour son choix de marchandises rares et excentriques rapportées par les navigateurs des coins les plus reculés de la terre, à bord de leurs frégates et de leurs galions. Dès qu’elle le pouvait, Milva fréquentait les bazars et étudiait les arcs qui venaient d’outre-mer

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