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« — Tu sais qui tu collais comme un putain de clebs, Logan ?
Le garçon secoue frénétiquement son minois, comme s’il était pris d’une crise d’épilepsie.
— Une des filles des BM. Je suppose que tu connais les BM, non ?
Cette fois, il hoche la tête en continuant d’émettre de petits geignements.
— Plus précisément, la femme de leur chef, rectifie-t-il. La mienne, dans le cas où tu te poserais la question. »
Afficher en entier« — Le problème, Helena, c’est que j’adore te faire souffrir, et toi, tu passes ton temps à me donner des occasions de le faire.
Il lève le fouet en l’air et suspend son action, alors je retiens mon souffle.
— À croire que t’aimes ça toi aussi, conclut-il. Je commence à me dire qu’on s’est bien trouvés. »
Afficher en entier— Voyez-vous, messieurs, mes serveuses, mes putes, jusqu’à mes boniches, sont au même rang que mes gars ou amis. Quand vous les pelotez sans ma permission, c’est moi que vous touchez. Quand vous les offensez, c’est moi que vous insultez. Est-ce que l’un d’entre vous souhaite m’insulter ou me caresser le cul ?
Afficher en entier- Tu ne pourras pas dire que je ne t'avais pas prévenue, reprend-il. Tu es à moi, et c'est même gravé sur ta peau. Mais si tu ne comprends toujours pas le message, je vais t'en faire passer un nouveau.
Afficher en entierElle se tient là, fière malgré l'humiliation, belle, sublime. Les coups que je regrette d'avoir donnés avec tant de force dans le garage ont violacé son thorax, et cette couleur mélangée à celle, si pâle, des endroits de sa peau épargnés est saisissante. Je me surprends à vouloir connaître les raisons de sa résistance hors norme à la douleur. Elle sortirait tout droit d'une mafia, comme je le suis, que je n'en serais pas étonné.
Afficher en entierCet homme, que je trouvais si séduisant il y a encore quelques minutes, me dégoûte à présent. J’aimerais lui prendre son arme et disperser sa putain de cervelle sur tous ses petits copains.
— Je, je, je ne peux pas… Je…
— Aïe, grimace-t-il, ça, c’est vraiment dommage.
Un bruit assourdissant me fait hurler de terreur, alors qu’un liquide chaud éclabousse ma peau découverte. Par réflexe, je couvre les oreilles de mes paumes, et mes paupières se scellent en tressautant frénétiquement.
Afficher en entierC’est moi que tu veux, interviens-je, en désespoir de cause. Tire ! T’en meurs d’envie depuis la première fois que tu m’as vue.
Afficher en entierQuand nos yeux s'entrecroisent, toute trace de désir a disparu et son sempiternel masque de froideur est de nouveau en place, même si ses paumes fermes sont encore collées sur la peau fine de mes hanches. Il est temps de voir si j'ai gagné mon pari. Je me mordille les lèvres, narquoise, lorsque j'effleure son entrejambe qui a, cette fois, triplé de volume.
- Échec et mat, le nargué-je.
Je lui lance un petit clin d’œil avant de me remettre debout et d'entamer un mouvement vers le sol pour récupérer ma robe.
Afficher en entierAu moment où nous nous faisons face, sa main tatouée et armée me frôle la joue, jusqu'à ce que le métal du révolver me caresse. Il pose son front contre le mien, ce qui le force à ployer le cou, à l'inverse du mien qui s'étend pour soutenir son regard. Notre proximité me déclenche, malgré moi, un courant d'électricité dans le bas-ventre.
-Je te promets une chose, souffle-t-il. Je te tuerai, oui, mais certainement pas par balle.
Afficher en entierLe combattre est vain, le fuir est vain.
Je n’ai plus aucune solution en vue, et cette constatation me fait perdre le goût de la rébellion.
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