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« Mack s’approcha d’un nouveau pas, réduisant à néant ma zone de confort. Je ne flanchai pas, et restai droite.

— On apprend très vite à profiter de chaque instant, à vivre plusieurs vies en une, parce que la nôtre sera sans doute courte et incertaine. Tu ne combats pas pour le diable sans en payer le prix. Pourquoi s’emmerder à suivre les codes d’une société qu’on a choisi de fuir ? Toutes ces règles de bonne conduite, ces manières à la con, la peur du jugement d’autrui, ce sont des foutaises ! Ça ne nous concerne pas. Nous sommes des hors-la-loi, Joe. On ne peut pas faire plus clair.

Ce simple terme me fit tressaillir. Elles étaient donc là, les réponses à toutes ces foutues questions qui me tenaillaient depuis des jours. Il venait de réveiller une part de moi que je ne soupçonnai pas, une part sombre dont j’avais tout à découvrir. Mais elle était bien là, enfouie, ignorée jusqu’alors. Sa noirceur coulait dans mon sang, dans mes veines. Je le sentais dans le moindre battement de mon cœur, dans chaque pulsation. J’étais une des leurs. Que je le veuille ou non, en étant l’enfant de Jerry Welsh, ma place dans ce monde était réservée. Je n’avais ni le casier judiciaire des Wild Crows, ni leur soif de rébellion, mais quoi qu’il en soit, ils me tendaient une main que j’étais sur le point de saisir. Le vent sauvage qui soufflait sur Monty Valley avait quelque chose d’enivrant, et une part de moi ne résisterait pas à son appel, j’en étais plus convaincue que jamais. Mon besoin évident de renouveau, de changement, ne faisait que l’ancrer un peu plus fort dans mon être. Ma place était ici. »

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Extrait ajouté par sanhou 2019-07-11T08:24:38+02:00

— Dehors !

Cette fois-ci, je lui ouvris la porte en grand, rien à faire qu’il soit aperçu sortant de chez moi. Je trouverais bien une parade. Je n’avais rien à me reprocher.

— Hey, si ton père est là…

— À ton âge, tu ne sais pas te défendre ? me moquai-je. Au pire, il te débarrassera de quelques-uns de tes attributs, et crois-moi, ce sera une bonne chose pour la gent féminine !

La mine qu’il m’offrit transpira de choc. Je marquai un point. Enfin !

— Va-t’en ! Du balai, Mack !

Je le poussai d’un coup et lui claquai la porte au nez.

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« – Tu es le portrait craché de ta mère.

– Faux, elle était blonde, dis-je.

– Tu as son sourire, et sa manière de me regarder.

L’émotion suintait de ses mots. J’en fus bouleversée.

– Je viens d’apprendre que j’ai une fille, souffla-t-il, sur le ton de la confession. J’ai bien l’intention de tout faire pour qu’elle reste à mes côtés. »

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Extrait ajouté par at_books 2020-08-10T15:49:17+02:00

Ma jolie petite Joe,

Je te connais suffisamment pour savoir à quel point tu souffres au moment où tu lis ces mots. Et pourtant, sois-en certaine, je vais bien.

L'heure est venue pour moi de rejoindre d'autres cieux. Mais toi, ma puce, tu vas devoir aller de l'avant, te relever, et affronter la vie.

Ton cœur est immense, bien trop grand pour rester vide. C'est pour cette raison que j'estime que le moment est venu de tout te dire. Parce qu'il faut que quelqu'un puisse y élire domicile à ma place, et parce que, non, mon ange, la solitude n'est pas faite pour toi. Tu débordes d'amour et il te faut l'accorder à quelqu'un, c'est vital. Tu ne peux pas t'isoler pour le restant de tes jours.

Alors voilà. Vingt-sept années se sont écoulées depuis que la vie m'a fait le plus beau des cadeaux. Toi. Et jamais tu n'as osé me poser LA question, sans doute par peur de me blesser, ou bien d'être déçue. Mais il est temps, désormais. Si tu préfères rester dans l'ignorance, je respecterai ton choix. Mais je crois sincèrement que tu auras besoin de cette vérité pour te reconstruire. Si tu me fais confiance, Joe, lis ce qui suit, s'il te plait, ma chérie.

Ton père.

Ton père se prénomme Jerry Welsh.

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Extrait ajouté par sanhou 2019-07-11T08:27:50+02:00

Nous terminâmes là ce petit conseil clandestin, et chacun de nous reprit la route de son chez lui, sans doute en quête d’un peu de réconfort.

Le mien se trouvait dans la cuisine, et se prénommait Mona. Quand tout semblait prendre l’eau du côté du club, elle devenait le récif auquel je pouvais m’agripper pour garder la tête à la surface.

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Extrait ajouté par sanhou 2019-07-11T08:19:04+02:00

— Pour ton bien, Joe, sache qu’ici, les femmes restent en dehors des histoires.

— Tant mieux, lui assurai-je amère. Je n’ai pas traversé l’état pour si peu. Je vous laisse gérer vos « merdes ».

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Extrait ajouté par magsi 2018-03-12T19:48:35+01:00

Le plus trapu des deux s'empara du trousseau en soupirant et nous ouvrit le passage sur la tanière d'un loup nommé Trevor.

Le grand brun me jeta un bref regard amusé.

-Alors comme ça , tu vas jouer les chaperons cette nuit ?

-Je n'ai ps vraiment le choix, grommelai-je. Je ne voudrais pas avoir ta mort sur ma conscience.

Il étouffa un rire sans doute contrarié par la douleur de sa plaie en pleine cicatrisation .

-ça me va. Je songerai à me faire tirer dessus plus souvent . Mais je ne suis pas sûr que ma femme apprécie.

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- Ash, ça ne ressemble pas à Trevor.

[...]

- Ca vient d'où ce surnom ?

Il me regardait toujours avec cette ombre dans le regard, dangereuse, mais propice à alimenter mes interrogations plus encore. Je compris alors. Je l'intriguais autant que lui m'intriguait.

- Devine.

- Je n'en sais rien. Ton deuxième prénom, c'est Ashton ?

Il rit brièvement avant de boire une nouvelle gorgée.

- Raté.

- Ashley ? Ash...

- Non.

- Alors je donne ma langue au chat.

- Déjà ?

- Je déteste perdre.

De nouveau, une fosette se creusa sur sa joue.

- Ash, Ashes. Des cendres.

Je souris comme une idiote avant de saisir ce qu'il venait d'admettre à demi-mot. Là, je me refroidis d'un coup.

- Je ne suis pas sûre de comprendre...

- Je crois bien que si.

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J'avais voulu jouer dans la cour des grands, mais je n'étais pas prête pour ça. J'étais comme ces petites filles qui pensaient qu'en mettant leurs petons dans les talons aiguilles de maman, elles deviendraient des femmes. C'était exactement ça.

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- Alors, j'ai une fille...

- Et moi, un père...

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