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Ce n'est pas parce qu'on est dans la foule qu'on se sent à sa place.

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Un serment fait à un menteur n'engage à rien.

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Extrait ajouté par ikare 2015-03-24T18:38:58+01:00

Yukiko se roula en boule de l’autre côté. Ses vêtements humides collaient à sa peau comme un givre matinal. Elle dégagea les cheveux humides de ses yeux, résignée à affronter son triste sort. Maintenant qu’elle ne bougeait plus, le froid était encore plus vif et bientôt les frissons devinrent si forts qu’elle dut s’allonger, le dos contre la pierre. Tous ses muscles étaient crispés et douloureux. Le sol de la grotte était jonché de brindilles et de feuilles sèches, mais ses mains tremblaient tant qu’elle n’aurait même pas pu allumer un feu si elle avait eu un silex à sa disposition.

L’arashitora regarda la tempête pendant près d’une heure. Sans bouger, sans ciller. Parfois, il jetait un regard à Yukiko, misérablement ratatinée sur elle-même, et qui tremblait sans pouvoir se contrôler. Puis ses ailes frémissaient, il faisait grincer ses serres contre la pierre et reprenait sa contemplation des nuages. Yukiko ferma les yeux et serra les dents pour les empêcher de claquer.

Finalement, la bête poussa un gros soupir qui souleva les feuilles mortes dans la grotte. Yukiko le vit soulever une de ses ailes sans un mot. Il l’invitait à se rapprocher. Elle cligna des yeux, et les plongea longuement dans ce regard insondable. Puis elle rampa sur le sol de pierre et se blottit contre la bête, enveloppée par la chaleur intense qui émanait de son corps. Il replia son aile sur elle comme une chaude couverture en plumes qui sentait les éclairs et le sang. Elle entendait les battements de son cœur sous quelques centimètres de fourrure veloutée et pâle.

— Merci, Buruu.

— SILENCE, ENFANT-SINGE. RÊVE.

Enfin le sommeil vint, plus profond et total que jamais. Elle resta immobile, un léger sourire aux lèvres, et rêva de sa petite vallée de bambous chauffée par le soleil d’été.

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Extrait ajouté par ikare 2015-03-24T18:38:36+01:00

(Buruu & Yukiko)

— JE NE TE DOIS RIEN, ENFANT-SINGE. RETOURNE À TA CROÛTE.

— Croûte ?

— FOURMILIÈRE. NID DE BOIS ET DE PIERRE QUI CRACHE DU POISON DANS MON CIEL.

— Nous les appelons « villes ».

— CROÛTES. CHANCRES SUR LA TERRE. VOUS ÊTES INFECTÉS.

— Si tu me laisses seule ici, je vais mourir.

— PAS MON PROBLÈME. DETTE ACQUITTÉE. DES MILLIONS COMME TOI. UN DE MOINS, PEU IMPORTE. BON DÉBUT.

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Masaru fit craquer sa nuque et toucha le magnifique dessin de renard à neuf queues couvrant son bras droit, tout en adressant une prière murmurée à Kitsune. Le renard n’était pas aussi féroce que le tigre, pas aussi courageux que le dragon, pas aussi visionnaire que le phénix. Ses pairs n’étaient pas de valeureux guerriers ni de grands explorateurs, pas des artisans de génie. Parmi les esprits kamis, c’était celui que l’on sous-estimait le plus facilement. Mais le renard était rusé et rapide, silencieux comme les ombres, et à l’époque révolue où les esprits kamis parcouraient encore Shima en chair et en os, le renard avait fait don aux siens de son cadeau le plus précieux. Ils bénéficiaient d’une chance inespérée et surnaturelle.

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Extrait ajouté par MaMt 2016-03-18T17:45:55+01:00

Il se jeta contre la cage de nouveau, s'attaquant vainement au fer avec ses serres et son bec, exprimant sa rage devant la violation qu'il avait subie aux mains de ces misérables.

_ Tuer toi.

_ Je n'ai pas voulu ça. Si je le pouvais, je le déferais.

_ Libère-moi.

_ Je ne peux pas.

_ Regarde ce qu'ils m'ont fait.

_ Je suis vraiment désolée.

_ Spoliateurs. Usurpateurs. Regarde la couleur de mon ciel... les cicatrices sur le vert en bas. Parasites, vous tous.

La bête fixa sur Yukiko son regard furieux. Elle se sentit minuscule et effrayée, reflétée dans ces trous de ténèbres insondables. Elle savait à quel point ses tentatives devaient sembler pathétiques. Elle avait assisté à ce crime et laissé son père mutiler cette créature magnifique, sans lever le petit doigt pour l'en empêcher. Tout ça pour quoi? Le désir impérieux d'un principicule? Un rêve fabriqué par un ego démesuré et une hubris aveugle?

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Extrait ajouté par MaMt 2016-03-18T17:44:45+01:00

_ Pourquoi fait-il cela? Il n'est pas content de nous?

Haussement d'épaules.

_ Il veut un tigre du tonnerre, Akihito.

_ Ouais, et moi je veux une femme qui sache toucher ses oreilles avec ses chevilles, préparer un repas convenable et garder ses avis pour elle. Mais ça non plus, ça n'existe pas!

Masaru grogna lorsqu'Akihito le changea d'épaule.

_ Tu te sens mieux maintenant? demanda Yukiko, les bras croisés. Tu t'es bien défoulé?

_ On ne peut pas chasser un animal qui n'existe pas, Yukiko.

_ Tu penses que je ne le sais pas?

_ Et que crois-tu qu'il arrivera si nous décevons Yoritomo-no-miya? (Le géant ponctuait ses questions de grands gestes avec sa main libre.) Que crois-tu qui nous attendra lorsque nous reviendrons les mains vides? L'ordre que Masaru commette le seppuku, pour commencer. Tu veux regarder ton père s'éventrer? Et va savoir ce qu'il fera à nous autres...

_ Tu pourrais peut-être faire part de ce que tu ressens au shogun lui-même. Je suis sûre qu'il comprendra.

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- Il n'y a rien que vous puissiez faire qui me repousserait, madame.

Yukiko avait peine à l'entendre par-dessus les battements de son coeur affolé.

- RAJIN, DÉLIVRE-MOI.

Elle foudroya Buruu du regard alors qu'il se roulait et agitait les pattes vers le ciel.

- PITIÉ, PÈRE. PREND MES AILES. ENCHAÎNE-MOI A CETTE TERRE PUTRIDE. MAIS CETTE TORTURE, C'EST AU-DELÀ DE MES FORCES.

- Oh, ferme-la !

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_ Lorsque le destin d'un homme n'est plus entre ses mains, lorsqu'il risque de mourir sur ordre d'un autre qui est né plus chanceux ou plus riche que lui, lorsqu'il trime toute sa vie pour récolter les miettes de la table d'un autre, il est en péril.

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Il avait l'arrière-train d'un tigre blanc aux muscles frémissant sous la fourrure blanche entrecoupée de larges rayures d'un noir d'ébène. Il avait les ailes, les pattes avant et la tête d'un aigle. La lumière se reflétait dans ses iris ambrés et dans ses pupilles du noir le plus profond.

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