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Tendant la main pour faire couler l’eau froide de la douche à plein régime, Zane se débarrassa de son jean et son caleçon en grognant, sa colère aussi intense que le désir qu’il avait pour l’homme qu’il venait juste de jeter dehors.

- Espèce de connard, siffla-t-il en se mettant sous le jet de la douche et en fermant le rideau.

Comment avait-il pu si mal interpréter les réactions de Ty ? Le salaud devait s’être moqué de lui dès l’instant où leurs lèvres s’étaient touchées.

- Putain de merde, grogna-t-il.

L’eau froide n’avait absolument aucun effet. Il donna un coup de poing sur le carrelage de la douche et se mit à jurer copieusement quand une douleur fulgurante lui traversa la main et courut le long de son bras.

Ty entendit un bruit sourd venant de la salle de bain et il releva la tête. Il se tourna pour regarder la porte et plissa les yeux. Règle numéro un : apparemment, il n’était pas autorisé à sourire pendant les préliminaires.

- D’accord, murmura-t-il en faisant de passer son tee-shirt par-dessus sa tête et le jetant de côté avant de se diriger vers la porte et de l’ouvrir avec fracas.

Zane leva la tête en entendant la porte cogner contre le mur. Ce ne fut qu’à ce moment qu’il se dit que peut-être Ty avait été sérieux avec son sourire. Merde.

Ty était déjà à moitié déshabillé, il ne lui aurait donc pas fallu beaucoup de temps pour qu’il le soit complètement. Mais au lieu de ça, il ouvrit le rideau de la douche et s’y glissa sans enlever son jean. Il attrapa Zane et le plaqua contre le mur carrelé.

Bien qu’il s’y attende plus ou moins, Zane fut surpris par la véhémence de l’autre homme. Il haleta et grogna lorsque son dos entra douloureusement en contact avec le carrelage frais sur le mur opposé du rideau.

Ty tendit la main vers le robinet de la douche et le tourna pour avoir une température plus tolérable, maintenant son avant-bras en travers du torse de Zane.

- Il faut vraiment que tu apprennes à gérer ton tempérament, dit-il d’une voix traînante en se pressant contre le corps de Zane.

Zane posa ses deux mains à plat contre le carrelage et laissa échapper un soupir haletant. L’eau tiède et la pression du corps de Ty contre le sien lui avaient redonné une érection.

- Ty, dit-il la voix rauque.

- La ferme, siffla ce denier comme son corps se mettait en mode d’attaque, effaçant toute autre pensée de son esprit.

Il pencha la tête pour lécher des gouttes d’eau qui ruisselaient sur la clavicule de Zane, puis il le mordit légèrement.

Zane gémit et ses yeux se révulsèrent tandis ses mains se déplaçaient sans qu’il s’en rende compte pour s’agripper aux hanches de Ty.

- Tu me rends complètement fou, haleta-t-il, la voix épaisse.

- Je suis désolé de te l’apprendre, mais tu l’étais déjà bien avant qu’on se rencontre, murmura Ty avant de lever la tête et de l’embrasser lentement.

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Il regarda de nouveau Ty et pencha la tête.

— Comment est-ce que vous pouvez respirer comme ça ?

— Comme quoi ? demanda Ty sous l’oreiller. Respirer et penser en même temps, bien que difficile à maîtriser, vient plutôt naturellement après un peu d’entraînement. Je suis sûr que tu y arriveras très bientôt.

Zane leva les yeux au ciel.

— Moi au moins, je pense avec ma tête, pas avec mon cul, murmura-t-il en boutonnant son jean et remontant la fermeture éclair.

— Ton cul est plus amusant à regarder, répliqua Ty sous son oreiller.

Zane regarda l’oreiller en s’immobilisant.

— Est-ce que vous venez juste de dire que vous avez regardé mon cul ?

Bon Dieu. Cette seule pensée lui enflammait les reins. Il n’avait pas besoin de ce genre de torture.

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— Est-ce qu’il y a quelque chose que tu voudrais me dire ?

L’autre homme était si calme alors que lui-même était une véritable épave mentalement, mais ça ne réussit pas à refroidir Zane. Ty n’avait pas l’intention d’apaiser leurs frustrations autrement qu’avec ses poings. Zane gardait les yeux sur ses mains, ses doigts s’agrippant au lavabo. Que ne ferait-il pas à Ty si on lui en donnait l’occasion. Et il ne pensait pas à des coups de pieds dans les côtes.

L’image du corps nu de Ty s’imprima sous les paupières closes de Zane, et il parla avant de pouvoir se raviser.

— Rien que tu ne veuilles entendre, murmura-t-il en fixant le miroir, dans l’espoir de désamorcer la situation. Merci pour ton aide, ajouta-t-il, voulant désespérément échapper à cette tension.

— Tu en es sûr ? demanda Ty comme son ventre se crispait nerveusement.

Sa voix trahissait enfin sa nervosité.

— J’essaye d’être un vrai équipier là, Zane. Si tu dois me dire quelque chose, c’est maintenant ou jamais.

L’incertitude dans la voix de Ty surprit tellement Zane qu’il leva les yeux et croisa son regard dans le miroir. Il n’avait fallu que quatre jours à Ty pour s’implanter si profondément dans la peau de Zane qu’il en perdait son sang-froid. Il était temps de faire quelque chose à propos de cette attraction qui grandissait en lui. Alors, peut-être serait-il capable de se concentrer à nouveau. Un autre uppercut de Ty ferait aussi l’affaire.

Zane se retourna lentement pour faire face à l’autre homme, les yeux sombres et terriblement sérieux. Ignorant la sonnette d’alarme qui résonnait dans sa tête, il s’appuya contre le lavabo, tendit la main pour glisser ses doigts dans la ceinture du jean de Ty, et l’attira contre lui.

Toute couleur quitta le visage de Ty alors que Zane le tirait vers lui, et son ventre se crispa à nouveau en un plaisant sursaut nerveux. Il ne lui fallut que quelques secondes pour que la chaleur l’enveloppe, et il regarda Zane prudemment pendant que son corps se tendait. Si Zane se moquait de lui, Ty allait le battre comme plâtre.

La mise en garde qui brillait dans les yeux de Ty était un avertissement très clair. Zane desserra les doigts et lâcha presque prise, mais Ty ne s’éloigna pas. C’était maintenant ou jamais. Zane prit une profonde et lente inspiration et baissa le menton. Il pencha la tête, et posa fermement ses lèvres sur celles de Ty. Ce dernier retint sa respiration, haletant presque quand la bouche de Zane toucha la sienne. Il frissonna et ses lèvres s’entrouvrirent, mais ses yeux méfiants ne se fermèrent jamais. Abandonnant sa lutte interne, Zane le rapprocha encore de lui et leva une main pour la poser sur la joue de Ty alors qu’il intensifiait la pression de sa bouche contre celle de l’autre homme.

Ty gémit doucement et se détendit, rendant son baiser à Zane. Il savait qu’il le regretterait dès qu’ils se sépareraient, mais il n’arrivait pas à se persuader d’arrêter.

La tension donnait des crampes d’estomac à Zane alors que les lèvres de Ty bougeaient contre les siennes. Il approfondit le baiser et effleura les lèvres de Ty avec sa langue. Oh, ça allait être un sacré gâchis ; il le sentait. Il enleva ses doigts de la ceinture de Ty et enroula son bras autour de sa taille alors qu’il se concentrait sur ce baiser très dangereux. La main qui était sur la joue de Ty tremblait.

Ty se livra tout entier dans ce baiser pendant un long, horrible, et tentant moment, avant de reculer la tête juste assez pour rompre le contact et pousser doucement la poitrine de Zane.

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Ty remua sur son siège, s'y enfonçant un peu plus, et étudia le nouveau venu. Seigneur, le type semblait tout droit sorti d'un magazine de mode.

- Qu'est-ce que vous comptez faire ? Un manuel explicatif ? demanda Ty au Directeur adjoint avec sarcasme. Avant et après ? suggéra-t-il avec une ironie désabusée en désignant l'autre homme et lui-même.

- Oui. Vous êtes assis ici avant de vous faire virer, répondit Burns sérieusement. Et il prendra votre travail après votre départ.

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— Hé, vas te faire enculer, gronda Ty sans même le regarder.

— Silence, tous les deux ! aboya soudain Burns. Grady, vous restez à la Criminelle jusqu’à ce que vous vous fassiez tuer ou que vous fassiez quelque chose de tellement illégal que même moi je ne pourrais pas couvrir, c’est compris ? Garrett, vous devez vous assurer qu’il ne fait aucune de ces choses. C’est clair ? Et vous prendrez tous les deux plaisir à le faire.

Les yeux de Ty s’agrandirent quand il réalisa qu’on lui avait assigné une baby-sitter et qu’il ne pouvait rien y faire. Son estomac se retourna rien que d’y penser, mais il se dit que c’était toujours mieux que d’être viré. Ou d’être emprisonné.

La seule pensée de se retrouver attaché à ce fauteur de trouble fut presque suffisante pour faire perdre à Zane son sang-froid. Après tout ce qu’il avait fait, tout son travail, c’était tout ce qu’il allait obtenir. Le désespoir menaça de l’envahir pendant un instant, et il dut prendre une grande inspiration pour ce défaire de ce sentiment. Il aurait voulu contredire Burns, mais il n’était pas en position de contester la décision. Il ferait de son mieux avec ce merdier, puis il laisserait cet agent derrière lui, comme il l’avait fait avec la Cybercriminalité. C’était ça où se faire descendre en flammes.

— Oui, Monsieur, répondit-il les dents serrées.

— Je m’attends à ce que vous appreniez l’un de l’autre, les informa Burns, sa sympathie allant à Zane Garrett.

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- Tu me rends complètement fou, haleta-t-il, la voix épaisse.

- Je suis désolé de te l'apprendre, mais tu l'étais déjà bien avant qu'on se rencontre, murmura Ty avant de lever la tête et de l'embrasser lentement.

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— Pourquoi est-ce que vous êtes revenu ? finit-il par demander, l’amusement et le plaisir évident dans la voix. Pourquoi est-ce que vous êtes revenu avec ce trou du cul comme équipier et la forte probabilité de vous faire tuer ? Grady est revenu pour se venger. Mais vous ? Pourquoi est-ce que vous n’êtes pas resté à l’écart, en vous dirigeant vers une mort paisible à force de boire et de vous droguer ?

Zane eut un sursaut et cogna son bras blessé contre la porte. Il poussa un cri et attrapa son coude, sa main valide glissant sous l’attelle pour le soutenir. Il prit la décision de laisser la douleur se voir sur son visage. Il allait avoir besoin de force pour d’autres choses … Du moins l’espérait-il.

Soupesant ses options alors que Henninger le regardait avec un amusement sordide, Zane essayait de décider quelle réponse lui apporterait le plus de réaction. Il prit une grande inspiration.

— Je l’aime.

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Le vol ne durait qu’une heure, et Ty avait prévu de dormir tout le temps de ce foutu trajet. Le gamin qui tapait le siège derrière lui était la seule chose qui le maintenait éveillé tandis que l’avion décollait. Il se retourna et jeta un coup d’oeil entre les sièges, ses yeux noisette plissés se concentrant sur l’enfant.

— Tape ce siège encore une fois, et je t’arrache les pieds et je les mange, lui promit-il.

— Un peu de décence, le sermonna Zane en tournant la tête pour évaluer la situation. Il doit avoir trois ans. Il ne comprend pas.

— Il comprend maintenant, le contra Ty en se retournant et s’installant confortablement.

Derrière lui, la jeune mère horrifiée tenait les pieds de son fils, bouche bée, les yeux écarquillés et sans voix.

— Vous n’avez absolument aucune aptitude en relations humaines, murmura Zane en secouant la tête. Pas étonnant que vous descendiez les échelons si rapidement au Bureau.

— Ouais, je suis très rapide, dit Ty avec une voix traînante comme il reposait sa tête sur l’appui-tête en souriant.

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Nous nous rendons dans les locaux du FBI maintenant afin que vous rencontriez le Directeur Adjoint en charge du dossier. Avez-vous besoin que nous nous arrêtions en chemin ? Pour manger ?

Boire ?

— Quoi, vous ne nous avez pas apporté un goûter ? demanda Ty avec sarcasme alors qu’il se retournait et se calait contre la portière.

Il balança un pied et le posa sur l’accoudoir entre les deux sièges avant.

— Si, bien sûr, dans ma boîte Bob l’Éponge, répondit Morrison du tac au tac.

Zane resta silencieux, ses yeux passant d’un homme à l’autre, et de temps en temps sur le conducteur, qui écoutait avec indifférence.

Ty fixa le gamin et plissa un peu plus les yeux.

— Bob qui ? demanda-t-il sèchement.

Zane n’essaya même pas de retenir un rire quand Morrison regarda Ty comme s’il avait perdu l’esprit.

— Bob qui … Vous me faites marcher, pas vrai ? dit Morrison. Henny, il me fait marcher.

— Ouais, et bien c’est ce que tu récoltes à le provoquer, répondit le conducteur raisonnablement.

— Qui est ce Bob l’Éponge ? demanda Ty calmement.

Zane tourna le menton, prenant le temps de juger si Ty était sérieux ou s’il allait se moquer de lui s’il lui répondait.

— C’est le héros d’un dessin animé très populaire, répondit-il à voix basse.

Il pouvait voir les yeux du conducteur dans le rétroviseur qui les regardaient. Les examinaient.

Ty fixa Zane pendant un moment, incrédule, puis détourna les yeux en secouant la tête.

— Peut-être que vous préférez Scooby Doo ? suggéra poliment Henninger.

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- Est-ce que tu profites de ma commotion cérébrale pour me tirer des informations ?

- Absolument, répondit Zane sans hésiter.

Après un long moment, Ty finit par lancer un ‘impressionnant’ admiratif. Zane sourit et souleva le sac de glace pour inspecter la blessure.

- Tu m’as tout appris.

- Tout n’est pas perdu, alors, murmura Ty.

- Non, dit Zane en reposant délicatement la glace sur la tête de Ty. Pas tout. Je n’y aurais jamais pensé, mais c’est comme ça.

- Humm ? demanda Ty en somnolent alors que la glace le faisait à nouveau frissonner.

- Ty, le mit en garde Zane, un peu plus fort.

Il posa le sac de glace, prit l’autre homme par les épaules et le mit en position assise. Il s’assit à côté de lui et baissa la tête pour essayer de croiser le regard de Ty.

- Ne t’endors pas. Je suis sérieux. Je ferais des choses pas très catholiques avec ton corps si tu t’endors.

Ty ouvrit grand les yeux et les cligna pour chasser le sommeil, secouant légèrement la tête en se raclant la gorge.

- Tu l’as déjà fait, rappela-t-il à Zane très sérieusement.

- Je suis heureux que tu t’en souviennes, répondit Zane avec une ironie désabusée. Après tout, tu as reçu un coup sur la tête.

- Laisse-moi juste dormir, hein ? Ils m’ont gardé éveillé toute la foutue nuit, espèce de sadique, râla Ty d’une voix ensommeillée en fermant les yeux.

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